Cinquième forum international des ONG partenaires officiels de l’UNESCO – Présentation de Matteo RICCI et des Instituts Ricci

Beijing 27-28 juillet 2015

Rapprochement des cultures :

Une seule humanité au-delà des diversités

Présentation de Matteo RICCI et des Instituts Ricci

Communication du Centre Catholique International de Coopération avec l’UNESCO.

Support visuel de l’exposition présentée à l’UNESCO en 2010 à l’occasion du 400e anniversaire de sa mort, intitulée « Matteo Ricci, pionnier des échanges culturels Chine-Europe. »

Matteo_RicciMatteo Ricci (1552-Macerata, arrive en Chine en 1583, meurt à Pékin en 1610) lettré de la Renaissance italienne, fut le premier européen à assimiler la culture chinoise et le précurseur de l’échange des savoirs entre la Chine et l’Europe. Son grand respect de l’étiquette et sa persévérance lui ont permis de se faire admettre par les savants et lettrés.

A la Chine il apporta ses connaissances en mathématiques, en astronomie, en cartographie. Il traduisit en chinois les « Éléments » d’Euclide et dessina une célèbre mappemonde qui changea la vision chinoise du monde. Il écrivit aussi de nombreux ouvrages, dont un petit traité « De l’amitié » qui fut réédité par ses amis chinois à de nombreuses reprises.

Il réalisa la première traduction des « Quatre livres » du confucianisme. Il inventa la transcription des caractères chinois en lettres latines pour rédiger le premier « Dictionnaire portugais-chinois ».

Vers la fin de sa vie, il écrivit un livre sur l’histoire du développement des communautés catholiques en Chine, dont le premier chapitre était une description très complète de la Chine, de ses ressources, de son gouvernement, de son agriculture, des manières de vivre de ses habitants, des examens de recrutement des fonctionnaires, etc. Entre 1615 et 1620, ce livre sera publié en Europe en latin, puis en français, italien, espagnol et allemand. Les Occidentaux comprendront à le lire que l’imprimerie vient de Chine, ainsi que la poudre à canon et la boussole, etc..

Aujourd’hui, des Instituts Ricci regroupent des personnes qui se réclament de son patronage pour travailler à approfondir les échanges entre penseurs occidentaux et chinois. En France, leur effort porte surtout sur la présentation de la culture chinoise à un public cultivé ; ils assurent notamment chaque mois la traduction de courts textes de penseurs chinois contemporains, qu’ils connaissent pour la plupart personnellement. En Chine, enseignant dans des universités à Shanghai ou à Canton, ils travaillent avec des chercheurs chinois sur des programmes tels que la diffusion en Occident de la pensée chinoise aux XVIIe-XVIIIe siècles, sur la présentation de penseurs occidentaux tels que Paul Ricœur, Pierre Teilhard de Chardin ou Emmanuel Levinas, etc.

La Chine reconnaît le rôle unique de Matteo Ricci dans son histoire au seuil de l’époque moderne. Cette reconnaissance va d’abord à ce lettré étranger devenu chinois, modèle d’une rencontre interculturelle sous le signe du respect mutuel, de la droiture morale et de l’amitié.

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