Ms Irina Bokova, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, Photographer, Danica Bijeljac © UNESCO

Conférence internationale pour un développement durable

ORGANISATEUR :Les Ateliers de la Terre / UNESCO – du 3 au 5 juin 2013 UNESCO Paris

PRINCIPALES INTERVENTIONS :Madame Irina BOKOVA, Monsieur Gérard MESTRALLET (Pdg GDF SUEZ)

Le thème central portait sur la mondialisation qui modifie radicalement les modes de pensée, d’existence, de consommation, de production dans le monde. Nous sommes dans une période de transition. Nous devons réussir cette transition, et le présent colloque est là pour y aider. « Nous devons engager une véritable transition vers de nouvelles pratiques économiques, sociales et environnementales ».

Ouverture Irina Bokova : Nous assistons à un changement radical dans la société mondiale, avec des facteurs limités (ressources. . . . etc . ) et des  atouts illimités : intelligence, connaissances et innovation . . . .Il faut aider les Etats à mobiliser leur potentiel, à favoriser les rapprochements des secteurs publics privés, notamment dans la recherche et le développement, à noter cependant le recul des investissements en Europe .

Grand Témoin , Gérard Mestrallet : Le monde connait une situation de crises (au pluriel : croissance économique, finance, démographique, énergétique . . . ) La transition doit permettre de retrouver la croissance avec des valeurs renouvelées.

S’agissant de l’énergie, comment retrouver des sources d’énergies durables : d’ici 2030,   90% de l’augmentation de la consommation de l’énergie sera dévolue aux PVD. Les changements de modèles énergétiques sont incontournables, on voit se développer des types de productions décentralisées et proches des lieux de consommation, au niveau de la maison, des bâtiments ou des agglomérations (par exemple de photovoltaïques) quelle en sera la part en 20030 ?

Par ailleurs, la question du CO2 est loin d’être maitrisée, et à noter aussi l’autre préoccupation connexe : la production de gaz de schistes par les Etats Unis, avec pour conséquence la baisse du coût de l’énergie et l’exportation vers les autres pays du charbon dont la consommation dans le monde est en reprise, d’autant qu’il coïncide avec la défiance sur le nucléaire. Le tout dans un climat entretenu de mauvaise conscience à l’égard des PVD.

Si la problématique était ainsi magistralement définie, il faut regretter que les quelques réunions et tables rondes auxquelles j’ai assisté, n’ont répondu en rien à ce vaste défi. Les orateurs qui se sont succédés, sur la société et ses structures de gouvernances,  le développement et son financement, la pauvreté et l’assistance  aux pays pauvres, la remobilisation citoyenne etc . . .non pour définir des problématiques et énoncer des pistes de solutions mais pour se cantonner trop souvent dans les méthodologies de constitutions de groupes et de sous groupes destinés à définir des programmes.

Bien entendu les nouvelles technologies de l’internet permettent de mobiliser les forces vives de la société civile et des jeunes par les réseaux sociaux.

LIEN AVEC LE CCIC : l’éducation et notamment au développement durable et la pauvreté  étaient très présents dans les propos échangés.

EN CONCLUSION :  ces artisans d’une nouvelle « tour de Babel » manquent terriblement de valeurs éthiques et anthropologiques. Quelle réponse peut-on suggérer ou apporter. ?