Tsá Tué – Réserves de biosphère et stratégies autochtones

Réserves de biosphère et stratégies autochtones pour la sauvegarde des territoires sacrés, des styles de vie traditionnels et l’utilisation durable des terres
histoire et visions de la Réserve de biosphère de Ts
á Tué au Canada

UNESCO, lundi 3 avril 2017

Une délégation de représentants de la communauté autochtone Déné Sahtúot’ine était invitée à partager son histoire et sa vision pour la réserve de biosphère de Tsá Tué au Canada dans le cadre d’une matinée organisée par la Commission du Canada pour l’UNESCO, le Programme sur l’Homme et la biosphère (MAB) et le Programme Systèmes de savoirs locaux et autochtones (UNESCO-LINKS).

Cet événement se déroulait en présence de la Directrice Générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova, et de Mme Elaine Ayotte, Ambassadeur du Canada auprès de l’UNESCO. Les échanges étaient animés par M. Douglas Nakashima, Chef de Section Petites îles et savoirs locaux et autochtones, UNESCO et Mme Meriem Bouamrane, Secrétariat du MAB, UNESCO.

La Réserve de biosphère Tsá Tué est située dans les Territoires du Nord-Ouest du Canada. Elle couvre plus de 93 000 km2 (deux fois la superficie de la Suisse). La région est la terre natale des Sahtuto’ine, le « peuple du lac de l’ours ». Elle comprend le Grand Lac de l’Ours, dernier lac arctique vierge, et une partie de son bassin hydrographique. La culture Sahtuto’ine est intrinsèquement liée à la santé du lac, de son bassin et des animaux qui l’habitent. En tant que tel, le maintien de l’intégrité écologique du lac et de son bassin revêt une importance primordiale pour le peuple Sahtuto’ine.

Pendant près de trois ans les organismes communautaires, les aînés et l’ensemble de la communauté autochtone des Déné Sahtuto’ine (600 habitants) ont œuvré pour que leur territoire sacré traditionnel puisse être désigné en mars 2016 comme Réserve de biosphère de l’UNESCO et partie intégrante du Réseau mondial des réserves de biosphère1.Cette reconnaissance est un événement historique pour la communauté, pour le Canada et pour le Programme sur l’Homme et la biosphère (MAB) car Tsá Tué est, et demeure à ce jour, la seule réserve de biosphère au monde établie et gérée en totalité par une communauté autochtone depuis le lancement du programme MAB en 1971.

.
Continuer la lecture de Tsá Tué – Réserves de biosphère et stratégies autochtones

Les ateliers

Culture et Religions Les promesses de l’Art

 

Altérité Homme Femme  Enjeux spirituels et culturels
                                Homme et Création
Révolution numérique et devenir humain
De la violence vers la paix Utopie ou espoir ?

Père Pedro Opeka – fondateur d’AKAMASOA

Père Pedro Opeka

Merci pour votre invitation, que j’ai reçu très tardivement, pour participer au forum que vous organisez à l’UNESCO pour fêter les 70 ans du Centre Catholique International de Coopération avec cette grande Institution Culturelle des Nations Unies.

Le cyclone dévastateur qui vient de frapper Madagascar m’empêche de pouvoir participer activement à cette rencontre internationale que vous organisez. Ce sujet de savoir « Quel monde nous voulons construire ensemble » est d’une importance capitale.

Chaque être humain sur Terre, dès qu’il prend conscience de son esprit, son cœur, ses talents, son intelligence, devrait impérativement se poser cette question et tout de suite après réagir dans la vie de tous les jours et concrétiser ses désirs, ses projets d’un monde meilleur, plus juste, plus fraternel, plus tolérant là où il vit.

Nos idéaux, il faut les réaliser avant tout chez soi, avant de les exporter chez les autres, afin que cela devienne un signe de vérité de notre vrai engagement.

Souvent, notre société de surconsommation désoriente nos frères et sœurs et les empêche par tous les moyens de se poser cette question et de participer activement pour le changement et l’amélioration de notre manière de vivre.

Nous devrons encore longtemps lutter contre cet esprit de consommation, des gabegies, d’individualisme. Cela est une réalité. Nous devons nous ressaisir et réagir à temps et à contre temps et ne jamais baisser les bras.

Il faut à chacun réagir là où il vit pour traduire dans la vie réelle de tous les jours ce souhait, ce désir de construire un monde meilleur et cela ENSEMBLE avec tous ceux qui nous entourent dans notre vie quotidienne.

Le changement de mentalité demande beaucoup d’efforts de notre part, puisque pour différentes raisons nous nous sommes enfermés dans l’intolérance, dans le fanatisme, dans l’intransigeance, c’est-à-dire dans un monde fermé sur lui-même.

Tous les humains, ensemble, avec un grand esprit d’humilité, de fraternité et d’amour, essayons de vivre nous mêmes ce que nous souhaitons pour les autres.

La vie sera toujours un combat, dans les pays pauvres, mais aussi dans les pays riches, parce que ce combat se passe à l’intérieur de soi-même, dans son esprit, dans son humanité et nous avons tous reçu la capacité de penser et de vivre dans le réel ce que nous avons réfléchi dans notre cœur.

Ce combat se fait avec les armes de la vérité, de la justice et de l’amour !

Chaque frère et sœur possède ces armes inscrites dans son être, qui est DON gratuit du Créateur !

A Akamasoa, à l’échelle de 25.000 personnes, nous essayons, au jour le jour avec des hauts et des bas, de construire ce monde de justice, de vérité et de fraternité. Mais Dieu seul sait combien cela est difficile puisque les esprits, les cœurs, les désirs de tous nos membres ne vont jamais vers la même direction à l’unisson, mais à cause du vent du temps, beaucoup de nos frères sont distraits et vivent le moment présent sans y vivre.

Nous ne devons pas nous dérober de notre responsabilité de construire ce monde plus juste, solidaire et fraternel ! Aujourd’hui, il s’agit de devenir un témoin actif pour démontrer qu’un tel monde et possible et d’agir concrètement à changer quelque chose là où l’on vit.

C’est ce qui va créer les échafaudages d’un vrai monde de justice et de paix !

Père Pedro

Découvrir le site web du Père Pedro

La Gouvernance de l’UNESCO – 2ème réunion de travail du sous groupe 2

2ème réunion du sous-groupe de travail 2

du 31 mars 2017


Cette seconde réunion est consacrée aux Programmes et aux Conventions, en rapport avec l’objet du sous groupe, à savoir l’analyse du fonctionnement des organes subsidiaires et intergouvernementaux en vue de propositions relatives aux structures et méthodes. On rappelle que ces travaux sont menés conformément aux demandes de la Conférence générale, et en se référant aux observations faites par les auditeurs/commissaires aux comptes.

En introduction, et à partir des acquis des réflexions déjà conduites, l’un des deux vice-présidents du groupe a suggéré que les observations des participants à la réunion se situent par rapport aux huit thèmes qui ressortent comme les plus importants à traiter :

  • – développer des approches intégrées et plus coopératives,
  • – mieux consacrer le caractère intergouvernemental des activités,
  • – se soucier d’un alignement des objectifs sur les orientations stratégiques de l’UNESCO et de l’agenda 2030 de l’ONU,
  • – limiter la durée des mandats (fréquence et nombre de renouvellements des membres des instances),
  • – mieux définir le rôle, les prérogatives et les procédures concernant les Bureaux,
  • – promouvoir les bonnes pratiques pour améliorer l’efficacité,
  • – assurer une meilleure transparence, rendre plus visibles les débats, le processus décisionnel,
  • – améliorer l’organisation du dialogue ente les États, les Organes internationaux et le ( les) Secrétariats.

Avant l’ouverture des échanges, il a été fait allusion à la dernière réunion du MOST, qui s’est récemment tenue en Malaisie et au cours de laquelle ont été revisitées les règles de cette instance, avec des modifications qui s’inscrivent pleinement dans l’esprit souhaité par le groupe de travail.

Le directeur du GBS (secrétariat de la Conférence générale et du Conseil exécutif) est brièvement intervenu pour souligner l’importance de la mission assignée aux groupes de travail « Gouvernance ». Il s’agit de faire des propositions pour améliorer la qualité de la gouvernance des « Programmes » et de toutes les instances qui les gèrent, pour donner une meilleure image à l’UNESCO qui est vue comme l’Agence culturelle de l’ONU et qui, dans ses activités, doit pouvoir continuer de servir efficacement le domaine culturel en mobilisant au mieux ses ressources.

Les Discussions qui ont suivi ont porté sur les Programmes et les Conventions. On a plus particulièrement suivi ce qui a concerné le CIRBC (Comité international pour le retour des biens culturels), le CPBC (Comité pour la protection des biens culturels) en lien avec la Convention de 1970 pour la lutte contre le trafic des biens culturels, le PIDC (programme international pour le développement de la communication), le PIPT (Programme intergouvernemental pour l’information pour tous), les Conventions sur la discrimination dans l’enseignement, et sur le dopage dans le sport.

S’il y a souvent eu des commentaires positifs sur ce qui est fait, notamment en matière de lutte contre les trafics d’œuvres d’art, et aussi pour tout ce qui touche la diffusion de l’information et les médias, on a relevé certaines propositions relativement consensuelles susceptibles d’améliorer les conditions de fonctionnement d’un ensemble intrinsèquement complexe du fait de la multiplicité des domaines couverts et des niveaux ou de la nature des fonctions exercées. Ces propositions ont souvent fait écho à des éléments déjà mis en évidence lors de la précédente réunion, comme par exemple le souci de gérer au mieux les ressources allouées compte tenu des restrictions budgétaires.

Parmi les observations formulées, on relèvera plus particulièrement les remarques suivantes, reprises assez fréquemment :

  • – forte demande pour que les critères de sélection des projets ou d’attribution de prix soient mieux précisés et plus harmonisés,
  • – si certains appellent à mieux prendre en compte la dimension politique des sujets – observation faite par des participants qui jugent parfois critiquable une trop forte présence des experts – un avis majoritaire tend à minimiser l’inconvénient, en soulignant la nécessité d’être professionnel et, partant, d’avoir une expertise suffisante des domaines couverts pour des raisons d’efficacité,
  • – à propos des éléments coûts, deux points à remarquer : les limites du recours aux fonds extra budgétaires si cela doit amener finalement un excès d’emprise du secteur privé, et l’intérêt qu’il y a à systématiser les analyses coûts/avantage lors des prises de décision (projets ou décisions stratégiques),
  • – le rôle des Bureaux a été souvent abordé : à défaut de réduire leur prérogative – ce sont des rouages essentiels pour bien fonctionner opérationnellement – il y a une demande pour qu’ils se soucient de bien diffuser l’information sur ce qu’ils font, et un souhait pour que leurs travaux soient rendus aussi visibles que possible (limiter les séances en huis clos),
  • – point très pratique (déjà signalé la fois précédente) : concernant les documents soumis à discussion, harmoniser leur présentation, les mettre à disposition suffisamment à l’avance,
  • – il importe d’éviter la confusion des tâches, et de ce point de vue doivent bien être rappelées les fonctions respectives des Bureaux et des Conseils : les premier traitent essentiellement les aspects opérationnels tandis que les seconds doivent se concentrer sur les sujets d’ordre stratégique,
  • – deux critiques ont porté sur les points suivants : tendance parfois à « sur-pondérer » certains thèmes par rapport aux orientations stratégiques (exemple : le PIDC privilégie 2 priorités seulement sur les 6 qui ont été définies) et, observation faite à propos de certains membres de Bureaux ou de Conseils qui tendent à plus défendre les positions de leurs pays que celle des groupes régionaux qu’ils représentent,
  • – concernant la fréquence des réunions, Bureaux ou Conseils, il y a diversité des situations, certains souhaiteraient, s’agissant de certains conseils, une fréquence annuelle plutôt que tous les deux ans, mais la contrainte budgétaire est un obstacle,
  • – s’agissant de la désignation des membres, il y a consensus pour que l’on ne renouvelle les mandats pas plus de deux fois. On recommande aussi de faire coïncider autant que faire se peut la désignation de nouveaux membres pour les Bureaux et les conseils.

Un point particulier a été débattu à propos de la Commission de conciliation chargée de régler les éventuels différends entre États à propos de l’interprétation de la Convention sur les discriminations dans l’enseignement. C’est un organe qui ne s’est jamais réuni depuis sa création en 1962. On pourrait envisager de l’abolir, mais cela relève de la Conférence générale. Il est proposé de soumettre la question au Comité des recommandations et interprétations relatif aux discriminations en matière d’’éducation (qui est rattaché au Conseil exécutif)). Le directeur du GBS propose que ce point soit signalé au sous groupe 1 qui est en charge de la gouvernance des organes centraux et porté à la connaissance de la Conférence générale.

Yves Nachbaur le 2 avril 2017

70ème anniversaire du CCIC : L’espérance au cœur du  Monde

Le CCIC et ses amis ont vécu le 23 mars 2017, à la maison de l’UNESCO, une belle journée d’échanges pour célébrer soixante dix ans d’une existence bien remplie en coopération avec l’UNESCO.

Plus de quatre cent cinquante personnes ont participé au Forum : « Quel monde voulons-nous construire ensemble ? » organisé à cette occasion.

Dans l’assemblée il faut noter tout particulièrement la présence de plus 35 présidents d’ONG internationales membres du réseau du CCIC, 45 auteurs du recueil « Paroles d’espérance », des représentants de l’Église, de l’UNESCO, et de plusieurs États membres sans oublier de nombreux invités venus des quatre coins du monde.

Mgr Follo – Cardinal Maradiaga – Mme C. Roche – M. Éric Falt

Au cours de la journée se sont succédé les comptes rendus des travaux des ateliers de réflexion internes au CCIC puis les tables rondes sur des thèmes privilégiés de l’UNESCO : le dialogue interculturel et interreligieux, l’espérance éducative, les enjeux des mutations socio-économiques et des évolutions scientifiques.

Les intermèdes musicaux très appréciés ont été assurés par le chœur African Bach Christi et la violoncelliste Marie Deremble-Wauquiez . Grâce à un partenariat avec l’Institut Catholique de Paris un accueil souriant était assuré par une quinzaine d’étudiantes enthousiastes de l’ICP Com Challenge.

 Dans son adresse introductive, la présidente du CCIC, Madame Christine Roche a rappelé que « seuls, nous sommes à la merci du découragement, ensemble nous pouvons tout oser ».

Elle a annoncé aussi la publication du recueil « Paroles d’Espérance » qui a été distribué en fin d’après midi à tous les participants. La lecture d’extraits choisis par Emmanuelle Dancourt animatrice de la journée a ponctué les débats, révélant la diversité et la richesse de l’inspiration des auteurs, d’authentiques passeurs d’espérance.

SE Cardinal Maradiaga

Message du Cardinal Parolin au nom du Pape François , lu par Monseigneur Francesco Follo, Observateur permanent du Saint Siège auprès de l’UNESCO, allocution inaugurale et conclusion chaleureuses du Cardinal Oscar Andrès Rodrigez Maradiaga, témoignages de personnes engagées dans divers pays : ces quelques heures de rencontres ont été riches en contenu. Elles ont favorisé la reconnaissance d’intérêts communs et de visions porteuses d’espérance.

Mgr Francesco Follo

Voici quelques extraits des paroles prononcées :

« L’éducation authentique, c’est la vie, elle est le moyen de sortir de la pauvreté, des enfermements et de toutes les dérives qui nous menacent dans un monde plein de risques ou de dangers : exploitation des femmes, réductionnisme, mépris de l’humain, purisme fanatique… »

« L’éducation c’est aussi l’ouverture à la liberté et à la transcendance…  »

« Il faut viser une société résiliente, ouverte à l’autre, respectueuse des identités, capable de dialoguer, inclusive, rayonnante et plurielle, sachant accueillir l’autre : importance de l’hospitalité, de la responsabilité individuelle, où l’on reconnaît les Personnes, pleinement et à tous les niveaux… »

« Chacun est un et unique, avec sa richesse, une richesse qu’il faut savoir reconnaître et promouvoir, singulièrement du côté des jeunes, à l’école et dans la vie : c’est la meilleure voie pour assurer le développement… »

Pour conclure, le Cardinal Maradiaga a salué la richesse des thèmes abordés, leur pertinence ainsi que l’esprit dans lequel ils ont été traités : avec bienveillance, réalisme et toujours avec des vues positives. Il faut aller dans ce sens, nous dit-il. Il nous invite à continuer pour découvrir sans cesse des chemins d’espérance pour la Paix et pour la grandeur de la personne en restant à l’écoute du Monde dans un dialogue ouvert. « Sachons œuvrer pour un Monde moins égoïste et obsédé par la richesse ou la domination violente, soyons plus soucieux d’éthique. »

Le CCIC, comme laboratoire de pensées et de réflexion, comme plate-forme de dialogue peut contribuer avec l’UNESCO à la construction d’un Monde de Paix.
Y. Nachbaur

Lire le Programme du 23 mars
Lire la note conceptuelle
Voir la liste des intervenants

Lire les « rendus » des cinq ateliers

La Gouvernance de l’UNESCO – Réunion de travail du sous groupe 2


Réunion de travail du sous-groupe 2
« structure, composition et méthode
des organes internationaux et intergouvernementaux »
le 28 février 2017


Cette réflexion répond à la demande de la dernière Conférence Générale de novembre 2015, qui a souhaité que soit revue la gouvernance de l’UNESCO et des organes dits subsidiaires qui lui sont rattachés (Conventions, Comités et Programmes spécialisés).

Première réunion (sur trois prévues) préparée en amont avec un travail des services qui a été salué, qu’il s’agisse des consultations préalables ou de l’élaboration de documents remis aux participants : une note des deux vice-présidents et une matrice fonctionnelle faisant ressortir les points essentiels.

De la discussion introductive et des échanges portant sur les grands Programmes ou les Conventions avec les structures qui en ont la charge (Conseil, Comité, Bureaux) ressortent un certain nombre d’idées souvent assez consensuelles qui permettent de formuler trois observations : les sujets sur lesquels il y a lieu de travailler sont assez nombreux, dans un certain nombre de cas il semble possible d’envisager des améliorations notables en termes d’harmonisation, mais, même si on peut s’acheminer vers une organisation plus unifiée, il y a lieu aussi de considérer les limites d’une telle orientation soit en raison de la spécificité des sujets soit pour respecter les prérogatives des états, sachant sur ce dernier point, comme cela a été rappelé par de nombreuses délégation, que l’UNESCO est une institution d’essence intergouvernementale.


Les éléments de convergence :

On retiendra notamment :

  • un souhait unanime pour que les structures en périphérie (programmes, conseils consultatifs ou autres comités) soient, plus qu’actuellement, bien alignés sur les lignes C5 et C4 définies par les organes directeurs ( stratégie, budgets vus sur un horizon de moyen terme) et les objectifs ODD 2030.

  • attention à apporter à l’articulation des rôles entre les échelons décentralisés délégataires mais non décisionnaires et le Comité exécutif ou/et la Conférence Générale.

  • toute une série de mesures opérationnelles, souvent extraites de pratiques déjà expérimentées dans tel ou tel domaine : systématiser les plans d’actions, organiser de façon rigoureuse les réunions (exemple : notes préalables précisant les points soumis à discussion, assortir chacun des points de décision à prendre, normalisation des pratiques en matière de diffusion des PV).

  • se soucier de coopération pour rendre les travaux plus efficaces (coopération intra UNESCO ou entre agences ONU).

  • plus ou mieux utiliser les systèmes d’information (il a été demandé de revisiter la stratégie TIC de l’UNESCO définie en 2015°).

  • formater autant que faire se peut les rapports, et se soucier du suivi des recommandations qu’ils peuvent préconiser.

  • une idée proposée par la Suède, à savoir élaborer un code de bonnes pratiques, semble être bien reçue, ce recueil pourrait bénéficier de ce qui est déjà reconnu comme très positif au sein de certains Comités et ne pas couvrir les seuls aspects opérationnels : à cet égard on a parlé pour ce code des questions d’ordre éthique.

  • importance soulignée du rôle tenu par les Bureaux (organisation de consultation, interaction avec les services, et les organes dirigeants etc), ce qui pourrait justifier de bien s’entendre sur leurs règles de fonctionnement en visant une certaine homogénéité des pratiques.


Les Spécificités et sujets plus délicats à harmoniser :

Un fait est d’abord à considérer : par leur Histoire, leurs spécificités et la taille des budgets, les Programmes et Comités ne sauraient tous se fondre dans le même moule, avec exactement les mêmes règles.

Il y a aussi à prendre en compte les sensibilités, par exemple en ce qui concerne les langues.

On se limitera à l’identification de quelques points relevés au fil des échanges  qui peuvent justifier des nuances d’appréciation :

  • les langues : selon les cas il peut y en avoir 2, 4 ou 6… Il paraît difficile d’avoir une unité de vue sur ce point. A noter plusieurs pays africains qui insistent pour avoir le plus souvent le français parmi les langues employées.

  • le contenu des mandats : s’agissant des activités, il est naturellement reconnu que les activités soient ciblées sur les missions de l’UNESCO mais la variété des domaines couverts justifie une diversité dans la formulation des missions des structures subsidiaires.

  • la composition des bureaux ou des conseils ainsi que la sélection des membres : point délicat où se trouve posée la question de la représentativité géographique et celle du profil de compétences. Définir des critères précis parait difficile, car doivent être pris en compte à la fois des éléments politiques et des dimensions technique (c’est la question des experts).

  • durée des mandats personnels et rotation : peut on renouveler ? y a-t-il un optimum ? Là aussi on ne voit pas forcément qu’il faille tout uniformiser ; s’il pourrait y avoir un soutien à la proposition de ne pas laisser les mêmes personnes ou États rester trop longtemps en poste, il ne faudrait pas que la mobilité qui découlerait d’un tel régime bute sur une difficulté parfois notée : nombre insuffisant de candidats. Il y a lieu aussi de voir que certaines instances techniques nécessitent une certaine permanence de leurs membres-experts.

  • fréquence des réunions : grande diversité de pratiques, difficile à trouver une norme.


La revue de gouvernance par Comité :

Dans un second temps, après la discussion générale, les questions de gouvernance par programme ou comité ont été traitées.

Ont ainsi été examinés : le PHI (hydrologie), le MAB (la biosphère), le MOST (sciences humaines, sciences), les CIB et CHIB (la bio-éthique), ainsi que le CEGPS, le Comité éducation physique et sport, et le Comité du siège.

Dans chaque cas, ont été rappelés en introduction les caractéristiques (organisation, fonctionnement, composition, activités etc) de chaque instance, leur date de création puis ont été formulées les observations des délégations.

Outre leurs bonnes pratiques mises en évidence (cf ci-dessus), on aura relevé, parmi les points susceptibles d’amélioration, la question de la transparence (notamment l’information des États), la répartition des rôles entre les instances centrales et les structures décentralisées (souhait d’éviter au niveau siège le micro management, et respect du principe de subsidiarité), le suivi des réalisations.

YN

Langue maternelle Journée internationale 2017

UNESCO – Journée internationale de la langue maternelle 2017

« Vers des avenirs durables grâce à l’éducation multilingue»

Mardi 21 février 2017


Trois temps marquaient cette 17ème Journée internationale de la langue maternelle :
un premier temps d’allocutions, dont celle de Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO,
un deuxième temps sur la contribution des langues au développement durable et un troisième temps sur l’incompréhension entre les langues créoles.1


Allocutions
Modérateur :
M. Qian Tang, Sous-Directeur général pour l’éducation, UNESCO

Allocution d’ouverture : Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO

« A l’occasion de la Journée internationale de la langue maternelle, l’UNESCO réaffirme son engagement total pour la diversité linguistique et le multilinguisme. Il ne peut y avoir de dialogue authentique, ni de coopération internationale efficace, sans le respect de la diversité linguistique, qui ouvre à la compréhension véritable de chaque culture. C’est pourquoi l’apprentissage des langues est à la fois une promesse de paix d’innovation et de créativité… L’éducation et l’information dans la langue maternelle est primordial pour améliorer les apprentissages, développer la confiance et l’estime de soi, qui sont parmi les plus puissants moteurs de développement  A l’occasion de cette Journée je lance un appel pour que le potentiel de l’éducation multilingue soit reconnu partout, dans les systèmes éducatifs et administratifs, dans les expressions culturelles et dans les médias, le cyberespace. »


Allocution : Mme Youma Fall, Directrice Langue Française, culture et diversité,
Organisation internationale de la Francophonie (OIF)

Bâtir un espace de solidarité francophone fondé sur les principes d’humanisme, de démocratie et de respect de la diversité des cultures et des langues tel est le but poursuivi par la Francophonie. La conviction que la richesse vient de la diversité est au cœur de son engagement pour la diversité culturelle et linguistique.

Continuer la lecture de Langue maternelle Journée internationale 2017

L’Association Internationale des Charités célèbre le 400ème anniversaire de sa fondation

La Confrérie de la Charité, reconnu de manière officielle le 8 décembre 1617, célèbre cette année son 400ème anniversaire.

Aujourd’hui appelée AIC Association Internationale des Charités – elle forme un réseau international qui continue à lutter contre la pauvreté et ses causes sur 4 continents.
Elle vous invite à célébrer cet anniversaire lors d’une messe à Notre Dame de Paris le mercredi 8 mars 2017 à 12 heures.


Quelques liens pour découvrir /mieux connaître les activités de l’AIC :
http://famvin.fr/
http://famvin.org/fr/
http://famvin.org/fr/tag/aic400/
http://equipes-saint-vincent.com/
https://www.youtube.com/watch?v=_GWSwcnxn4E

 

 

 

Conférence mondiale des Humanités – août 2017 – Liège (Belgique)

Réunion d’information sur la prochaine
Conférence mondiale des Humanités
« défis et responsabilités pour une planète en transition »
(du 6 au 12 août 2017 à
Liège)


Cette seconde réunion permet de mieux montrer l’ambition d’un événement co-organisé par l’UNESCO (le MOST), le CIPSH (Conseil international de la Philosophie et des Sciences Humaines) et les Pouvoirs publics belges ainsi que l’université de Liège.

Le projet se précise : sur les sept journées sont prévus de nombreux symposiums (plus de 80) et toute une série de tables rondes qui traiteront leurs thèmes autour de six axes : l’environnement, l’identité, migrations et frontières, patrimoines matériels et immatériels, histoire et mémoire, et les approches en matière d’éducation et de recherche.

1800 participants sont attendus, venant de tous les horizons, sans exclusive. Cette rencontre n’est pas conçue comme un entre soi universitaire. Y seront conviés des artistes, des politiques, des représentants d’association, des acteurs de la culture…

150 communications ont déjà été produites, pour aider à l’élaboration détaillée du programme des événements, plusieurs rencontres régionales se sont déjà tenues qui visent précisément à déjà engager les réflexions.

Sur chacun des six thèmes deux à trois key note speakers se sont déjà portés candidats.

L’objectif des organisateurs a été clairement rappelé : il ne s’agit pas de parler des « humanités » comme complément d’autres matières enseignées qui, elles, seraient le cœur de l’éducation (« les sciences dures »). Il s’agit au contraire de redonner toutes sa place à ce que recouvrent « les Humanités » en montrant à quel point, elles doivent être présentes autrement que comme des matières spécialisées, et certainement pas comme étant de seconde importance par rapport, par exemple, aux sujets scientifiques ou économiques. On a rappelé qu’elles traitent de la dimension de l’homme dans son essence, et méritent à ce titre qu’on leur accorde une juste attention, tout particulièrement de nos jours, dans notre monde en pleine transition – notre Planète pour reprendre l’intitulé de la conférence – un monde devant faire face à de grands défis.

Parmi les problématiques qui seront évoquées, on aura relevé : le rôle du secteur privé, tout ce qui a trait à la tolérance et à l’inclusion, l’égalité Homme Femme…  mais les thèmes choisis donneront lieu certainement à bien d’autres débats. Fin février devraient être connus les sujets que traiteront les tables rondes.

De même qu’une grande attention a été apportée à la préparation de la conférence, les organisateurs entendent poursuivre l’effort de promotion des Humanités au-delà de l’événement en tant que tel. Ils attendent une suite, et, avec l’UNESCO pleinement d’accord en cela, ils se proposent de pouvoir vérifier que les conclusions de la Conférence aient des retombées effectives au niveau des pays, avec un rôle, que l’on espère positif, des décideurs publics.

Les délégations qui se sont exprimées ont toutes salué le projet présenté. Le Mali (dont l’un de ses anciens ministres de l’éducation a été inspirateur de cette conférence mondiale) a élaboré une résolution de soutien avec l’idée de la faire entériner par le Bureau Exécutif de l’UNESCO, mais comme ce pays n’est pas membre du Bureau, la Chine a indiqué qu’elle fera son affaire de la lui présenter.

YN

Page WEB du MOST
Page WEB du CIPSH
Page WEB de la Conférence mondiale des humanités 2017

L’UNESCO et les Peuples Autochtones

Politique de l’UNESCO concernant l’engagement
en faveur des Peuples Autochtones

Réunion d’information avec les délégations permanentes
Jeudi 2 février 2017 à l’UNESCO


La réunion d’information vise à informer les Délégations permanentes sur l’élaboration de la politique de l’UNESCO concernant l’engagement en faveur les peuples autochtones, y compris les bases pour le développement de la politique, et les activités de l’UNESCO en relation avec les peuples autochtones.

L’événement contribue à la célébration du 10e anniversaire de l’adoption de la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones (2007-2017).

C’est dans le cadre de la déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA) 2007, que l’UNESCO travaille avec les peuples indigènes quant à leur droit à la culture, à l’éducation…


En quoi consiste la politique de l’UNESCO pour l’application de la DNUDPA ?

Le Tchad : Une coordination des peuples indigènes engage un travail sur la météorologie et le climat. Plusieurs organismes comme la banque mondiale, la FAO, contribuent à l’aide des peuples autochtones. La Convention 169 de l’Organisation Internationale du Travail relative aux peuples indigènes et tribaux constitue une base qui permet de mettre en œuvre les droits collectifs. Dans ces régions il y a beaucoup de crises environnementales. Il convient d’harmoniser les efforts pour que les impacts des actions menées soient efficaces. Les peuples autochtones doivent pouvoir participer à leur mise en œuvre d’où le besoin d’une reconnaissance de leurs connaissances traditionnelles. Plusieurs pays en voie de développement agissent en conséquence avec toutes ces politiques pour affronter les changements climatiques. La vie des peuples autochtones dépend des décisions prises et mises en œuvre. Nous connaissons les ressources des peuples, il est nécessaire d’harmoniser les actions de l’UNESCO et des autres acteurs au niveau national et international.

L’Association des chefs de village du Surinam : souligne l’importance de la promotion et du développement des politiques de formation. Tous les accords internationaux doivent pouvoir s’appliquer au niveau national. Le travail de l’Association s’attache à la reconnaissance des droits juridiques. Par exemple le droit de participer aux décisions qui concernent les peuples indigènes. Ces peuples étaient menacés par les exploitations minières, par la construction de routes, par l’exploitation des forêts… Les programmes scolaires qui instruisaient les peuples autochtones n’existent plus.

Ces peuples ont beaucoup souffert de l’esclavage, de l’exploitation. La DNUDPA protège ces peuples. Ils sont heureux du partenariat ONU, Banque mondiale, FAO. Les domaines d’activités de l’UNESCO sont importants pour ces peuples. Ils leurs permet d’avancer quant à la compréhension de leur mode de vie souvent oublié. Par exemple, la propriété est une propriété collective et les décisions sont prises collectivement. Les projets et les programmes aident mais dans le cadre des cultures locales. Les peuples autochtones peuvent aider à l’application des travaux et sont heureux que l’UNESCO mette en valeur les actions inclusives.

-§-

La parole est donnée aux différentes délégations présentes et il est souligné qu’il s’agit d’une réunion d’information qui se terminera sans prise de décision.

1ère série de questions :

– Qu’appelle t-on un peuple autochtone ?
– Quel est le rôle de l’UNESCO pour assurer une éducation de qualité à ceux qui subissent des difficultés ?
– Quelles sont les initiatives prises pour promouvoir les droits émanant des différentes instantes de l’ONU ?

Le Congo souhaite que l’UNESCO le soutienne dans l’application des mêmes droits du peuple congolais au peuple autochtone des savanes comme à celui des forêts.

Les réponses sont les suivantes :

La question de la scolarisation est un défi par rapport aux objectifs. Pour aider à la réussite scolaire, la langue maternelle est promue comme langue de l’enseignement.

Pour permettre cet enseignement , des jeunes issus de ces populations sont formés. A travers la Convention 169 ces projets pour l’éducation sont pleinement pris en compte. Pour ce qui concerne le contenu, l’UNESCO encourage la diversité culturelle avec un respect des coutumes familiales, des horaires qu’imposent les activités quotidiennes.

Il existe des initiatives en faveur des populations autochtones. Des experts mènent des études et se rendent dans les pays concernés. Il existe une reconnaissance de l’ONU des peuples indigènes au sujet du changement climatique qui entraîne des risques pour eux. Enfin l’article 42 de la DNUDPA insiste sur la garantie d’assurer son efficacité à ces peuples.

Il n’existe pas de définition du peuple autochtone comme ceux-ci le souhaite. Mais il existe des critères que définit la Convention 169 de l’OIT. L’identité doit être distincte de la population du territoire. Il s’agit de populations qui subissent la marginalisation, l’oppression, qui sont vulnérable, qui suscite la protection…

2ème série de questions :

Le Canada appuie sans réserve les dispositions de la DNUDPA qui s’applique à ses trois unités autochtones. Mais ces populations sont moins scolarisées et ont une moins bonne santé. Il demande un document qui site les bonnes pratiques qui ont été expérimentées surtout concernant les femmes ;

La Nouvelle Zélande demande que soit organisée une coordination entre les actions menées dans les différents peuples autochtones ;

ONG « Traditions pour demain » ,les peuples autochtones d’Amérique latine ont des représentants présents à New York, à Genève et à Paris et ils promeuvent leurs savoirs traditionnels. Toutefois la convention relative au patrimoine culturel ne parle pas d’eux. Un groupe de travail réunit des représentants de ces peuples autochtones et les ONG concernées pour la reconnaissance de leur territoire, de la propriété intellectuelle, des agressions à leur patrimoine culturel immatériel suite aux conflits armés. Le document n’est pas encore abouti. Il n’est plus question de peuples autochtones mais de populations autochtones.

Les réponses sont les suivantes :

La mise en application de la diversité culturelle implique les dispositions de la Convention Collective de 2002 qui inclut le consentement libre et éclairé des populations. Ces deux caractères constituent le point d’entrée de l’engagement des peuples autochtones.

En ce qui concernent les conflits armés, ce sont les directives de l’UNESCO qui s’appliquent.

3ème série de questions :

Le Paraguay insiste sur la question de la diversité linguistique qui rend difficile l’accès à l’information ;

La Bolivie rend compte de la difficulté d’une définition d’un peuple autochtone au vu du nombre de ce type de peuple. En Bolivie 36 sont dénombrés avec leurs droits tous différents et leur langue maternelle. Ces peuples sont le résultats des temps coloniaux ;

Les Philippines et l’Équateur demandent une plus grande consultation avant les prises de position de Conseil Exécutif ;

Grenade met en valeur le travail inter sectoriel et salue le secteur communication quant au multilinguisme, sur l’importance de la transmission par le biais des nouvelles technologies ;

Le Mexique appuie l’importance des traductions pour faciliter la divulgation de l’information.

Les réponses sont les suivantes :

Un certain nombre de consultations avec les peuples autochtones se sont déjà tenues. Mais le document du Conseil Exécutif sera diffusé et il sera revu ultérieurement.

La question de la définition des peuples autochtones apparaît devoir être un point important à traiter au Conseil Exécutif.

La réunion d’information en faveur des peuples autochtones s’est terminée à 13h.


Pour en savoir plus sur les Peuples Autochtones :

L'ONU et les droits de l'Homme

Déclaration des Nations Unies sur les droits des Peuples Autochtones

Peuples autochtones - Voix autochtones : Foire aux questions

C169 - Convention (n° 169) relative aux peuples indigènes et tribaux, 1989