Conférence Internationale « Eau, Mégalopole, Changement global »

whc2014_philippines01L’eau est un enjeu vital pour les mégalopoles – ensembles urbains de plus de 10 millions d’habitants-qui sont confrontées à de multiples risques, des risques que les dérèglements climatiques accentuent. D’ici à 2030, sur à peine plus de 2% de la surface terrestre, 1 milliard de personnes habiteront une centaine de ces gigantesques centres urbains (on en compte une vingtaine aujourd’hui) : un essor jugé inexorable qui va rendre de plus en plus aigu le traitement des questions nombreuses en rapport avec l’eau. Une sorte de course de vitesse est engagée pour, sinon éviter, du moins atténuer les dangers extrêmes qui pourraient déboucher sur des catastrophes en tous genres si devaient prévaloir une douce insouciance (benign neglect) ou si de mauvaises décisions étaient prises. Partout, avec néanmoins des différences d’intensité ou d’efficacité, des actions sont menées pour améliorer l’efficience et la résilience des écosystèmes que recouvre la gestion de l’eau. Sous l’empire de la nécessité de grands changements sont engagés, pour le bien commun, avec l’eau qui va de plus en plus devoir être considérée comme une ressource précieuse, à gérer avec soin, et non plus comme un élément utilisé sans discernement.

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Cinquième forum international des ONG partenaires officiels de l’UNESCO – Présentation de Matteo RICCI et des Instituts Ricci

Beijing 27-28 juillet 2015

Rapprochement des cultures :

Une seule humanité au-delà des diversités

Présentation de Matteo RICCI et des Instituts Ricci

Communication du Centre Catholique International de Coopération avec l’UNESCO.

Support visuel de l’exposition présentée à l’UNESCO en 2010 à l’occasion du 400e anniversaire de sa mort, intitulée « Matteo Ricci, pionnier des échanges culturels Chine-Europe. »

Matteo_RicciMatteo Ricci (1552-Macerata, arrive en Chine en 1583, meurt à Pékin en 1610) lettré de la Renaissance italienne, fut le premier européen à assimiler la culture chinoise et le précurseur de l’échange des savoirs entre la Chine et l’Europe. Son grand respect de l’étiquette et sa persévérance lui ont permis de se faire admettre par les savants et lettrés.

A la Chine il apporta ses connaissances en mathématiques, en astronomie, en cartographie. Il traduisit en chinois les « Éléments » d’Euclide et dessina une célèbre mappemonde qui changea la vision chinoise du monde. Il écrivit aussi de nombreux ouvrages, dont un petit traité « De l’amitié » qui fut réédité par ses amis chinois à de nombreuses reprises.

Il réalisa la première traduction des « Quatre livres » du confucianisme. Il inventa la transcription des caractères chinois en lettres latines pour rédiger le premier « Dictionnaire portugais-chinois ».

Vers la fin de sa vie, il écrivit un livre sur l’histoire du développement des communautés catholiques en Chine, dont le premier chapitre était une description très complète de la Chine, de ses ressources, de son gouvernement, de son agriculture, des manières de vivre de ses habitants, des examens de recrutement des fonctionnaires, etc. Entre 1615 et 1620, ce livre sera publié en Europe en latin, puis en français, italien, espagnol et allemand. Les Occidentaux comprendront à le lire que l’imprimerie vient de Chine, ainsi que la poudre à canon et la boussole, etc..

Aujourd’hui, des Instituts Ricci regroupent des personnes qui se réclament de son patronage pour travailler à approfondir les échanges entre penseurs occidentaux et chinois. En France, leur effort porte surtout sur la présentation de la culture chinoise à un public cultivé ; ils assurent notamment chaque mois la traduction de courts textes de penseurs chinois contemporains, qu’ils connaissent pour la plupart personnellement. En Chine, enseignant dans des universités à Shanghai ou à Canton, ils travaillent avec des chercheurs chinois sur des programmes tels que la diffusion en Occident de la pensée chinoise aux XVIIe-XVIIIe siècles, sur la présentation de penseurs occidentaux tels que Paul Ricœur, Pierre Teilhard de Chardin ou Emmanuel Levinas, etc.

La Chine reconnaît le rôle unique de Matteo Ricci dans son histoire au seuil de l’époque moderne. Cette reconnaissance va d’abord à ce lettré étranger devenu chinois, modèle d’une rencontre interculturelle sous le signe du respect mutuel, de la droiture morale et de l’amitié.

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90ème session des Semaines sociales de France – Conclusions par Jérôme Vignon

 ccic_ssfLe CCIC a participé à la 90ème session des Semaines sociales de France qui a eu lieu à l’UNESCO du 2 au 4 octobre dernier. Les cultures et les religions ont des ressources pour imaginer « le monde commun ». Les religions peuvent être une source d’espérance et les cultures une richesse  dans un monde où l’interdépendance devrait favoriser la solidarité.
A l’issue de trois jours de débats, de témoignages et d’échanges, Jérôme Vignon, président des Semaines sociales de France, a conclu la session par un message d’espérance pour « faire entrer en dialogue l’espérance chrétienne et le goût de l’avenir qui habite chaque personne et chaque peuple » dans le tourbillon d’un monde fini et commun.

Cinquième Forum International des ONG Partenaires Officiels de l’UNESCO

Cinquième Forum International des ONG Partenaires Officiels de l’UNESCO

Dans le cadre de la décennie pour le

Rapprochement des Cultures :

« Une seule humanité au-delà des diversités »

Beijing 27 et 28 Juillet 2015

 Introduction

 Le cinquième Forum des ONG, partenaires officiels de l’UNESCO, s’est tenu à Beijing (République Populaire de Chine) les 27 et 28 Juillet 2015, avec soutien de la Commission nationale de la Chine pour l’UNESCO. Ce Forum a été le résultat d’une action tripartite entre le Comité de liaison ONG-UNESCO, le Secrétariat et la Chine. Il a été l’objet d’une bonne diversité géographique des participants (150), venus de Chine autant que de toutes les parties du monde avec plus de 25 pays représentés.

6redCe Forum s’inscrit dans l’esprit de la résolution de la Conférence internationale des ONG de décembre 2014. L’UNESCO a reçu mandat de tout mettre en œuvre pour resserrer les liens entre les peuples, les cultures et les civilisations afin de bâtir la paix. C’est un pas de plus dans les initiatives pour favoriser la connaissance et la compréhension mutuelles des nations et une première étape dans la Décennie (2103-2022) internationale du rapprochement des cultures. Les champs couverts sont ceux des domaines de compétences de l’UNESCO, sans omettre celui de l’art comme expression de la diversité culturelle.

Mme Christine Roche, Présidente du CCIC, partie prenante à la préparation, seule représentante d’une ONG chrétienne au Forum, a assuré l’animation de l’atelier francophone « Arts, rencontre des expressions culturelles ».

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Chronique romaine par Christine Roche

(13 au 17 avril 2015)

Rencontre avec le pape François

Madame Odile Moreau présente Madame Christine Roche (à gauche) au Saint Père
Madame Odile Moreau présente Madame Christine Roche (à gauche) au Saint Père

Le samedi 18 avril, le Saint Père accordait une audience privée à l’ACISJF. A la présentation d’Odile Moreau il a répondu par un discours dont voici un court extrait : « Que le regard miséricordieux du Père nous touche et nous aide à accueillir nos pauvretés pour aller de l’avant avec confiance, et nous engager ensemble dans cette « révolution de la tendresse » dont Jésus nous a ouvert le chemin par son incarnation !

Puis il a salué les invités, leur demandant de prier pour lui. Le CCIC lui a remis un exemplaire des Actes du colloque « famille, patrimoine mondial de l’humanité ? » accompagné d’une lettre l’assurant de notre fervente prière.

La richesse des contacts pris durant cette semaine romaine me permet de mieux ajuster la place du CCIC, tant en lien avec le Saint Siège qu’en direction des ONG membres du réseau. Je remercie l’ACISJF-IN VIA d’avoir permis au CCIC de vivre les jours intenses de sa XXVème Assemblée générale, lieu de rencontres internationales qui permettent aux différentes cultures de construire ensemble un monde meilleur.

Rencontre avec les déléguées de l’ACISJF-IN VIA

A l’invitation de sa présidente Odile Moreau, j’ai rejoint en avril dernier l’Assemblée générale de l‘ACISJF –IN VIA, OING membre du CCIC. Environ 70 participants venant d’Afrique, d’Amérique latine, d’Europe, ou du Liban se sont ainsi retrouvés en Italie pour cette 25ème Assemblée générale; la précédente avait eu lieu à Tarija en Bolivie en 2009. Les organisatrices de cet événement avaient choisi la petite ville médiévale de Fiuggi située sur la route de Rome à Naples dans la région de Ciociaria au pied du mont Ernici, bien connue des romains pour ses sources thermales.

04L’ACISJF-IN VIA se mobilise en particulier pour le respect de la dignité humaine des femmes migrantes ou réfugiées et des mineures. Ces priorités ont été les thèmes de plusieurs séminaires internationaux de formation pour les animateurs et responsables de centres d’accueil : « jeunes femmes et migration » à Brazzaville, « mères à l’âge mineur : prévenir, accompagner, agir » à Yaoundé au Cameroun en novembre 2014.

Cette ONG a le souci de faire évoluer les solutions pour être toujours plus proche des personnes en danger et agir avec efficacité dans des situations inédites et dramatiques.

Le témoignage de Sœur Georgette Tannouri sur le drame vécu par le Liban et ses millions de réfugiés a montré la tâche immense et quasiment impossible des associations. Malgré leurs faibles moyens ces associations accueillent les migrants ayant tout perdu.

Une meilleure connaissance des pratiques et des convictions qui animent les représentantes engagées sur le terrain me permet maintenant d’avoir, sur ces sujets, une parole beaucoup plus crédible au sein des groupes de travail à l’UNESCO.

Le Père Trauffer, op, assistant ecclésiastique, venu du Guatemala a rappelé avec une foi vibrante l’enracinement de la mission de l’ACISJF-IN VIA dans la joie de l’Évangile et sa confiance dans les fruits du pontificat de François.

L’ACCES A L’EAU POUR TOUS EN AFRIQUE

YAMOUSSOUKRO : DEUXIÈME FORUM INTERNATIONAL DES ONG

EN PARTENARIAT OFFICIEL AVEC L’UNESCO

Un droit humain fondamental
Les femmes et les jeunes à la source de cet objectif

30-31 juillet 2014

Fin juillet, quelques rares ondées ponctuent la petite saison sèche avant le retour des pluies. Posée au milieu de la savane pré-forestière – des petits arbres entrecoupés de bosquets et de haies de palmiers – Yamoussoukro la cosmopolite compte moins de 300 000 habitants. Quatre tribus y vivent sous le même soleil. Parfois, on en viendrait à souhaiter que sa chaleureuse présence se fasse plus discrète, mais n’est-on pas en Afrique ? Omniprésent, le soleil surplombe jusqu’à l’écusson de la ville où sont représentés une chaise royale, symbole du pouvoir, plantée au pied de la Basilique Notre-Dame-de-la-Paix qui éclaire les décisions de ses dirigeants, en compagnie d’une tête de bélier en la mémoire du Président Houphouët-Boigny.

Du 30 au 31 juillet dernier, deux cents représentants d’ONG nationales, régionales et internationales, des experts en ressources en eau ainsi que des représentants de la société civile, ont participé à Yamoussoukro, au forum international des ONG en partenariat officiel avec l’UNESCO. Organisé par le Comité de Liaison ONG-UNESCO, en coopération avec le secrétariat de l’UNESCO et en collaboration avec l’État ivoirien, le forum a débattu du thème  »L’accès à l’eau pour tous en Afrique, un droit humain fondamental ».

Mesdames Kandia Camara et Christine Roche
Mesdames Kandia Camara et Christine Roche

Avec environ 300 participants venus de quinze pays (dont le CCIC représenté par Christine Roche), c’est le premier forum international des ONG en partenariat officiel avec l’UNESCO à se tenir en dehors de Paris. On notera l’implication des autorités ivoiriennes à cet événement placé sous le parrainage du Premier Ministre ivoirien, représenté par le ministre de l’Éducation nationale et de l’enseignement technique de Côte d’Ivoire, Madame Kandia Camara.

A l’ouverture du forum, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a souligné dans un message vidéo que le développement humain durable et la culture de la paix passent par le partage des ressources en eau : « Il y a suffisamment d’eau sur cette Terre, ce qui manque, c’est la gouvernance, une meilleure gestion des ressources. Ce travail ne peut se faire qu’ensemble, avec tous les acteurs concernés. Les ONG et la société civile jouent ici un rôle de premier plan ».

Indispensable à la vie, l’eau est une ressource naturelle dont l’accès limité menace l’existence de populations entières, particulièrement en Afrique, première victime du manque d’accès à l’eau douce à cause de la désertification des terres (Sahara), de la sécheresse et de la pollution. Comme l’a rappelé Marie-Christine Gries de La Barbelais dans l’introduction à la synthèse des travaux présentée aux participants : « L’Afrique manque d’eau mais la ressource existe en quantité suffisante. Elle est donc mal partagée. Les disparités géographiques et sociales ne sont pas une excuse à ces injustices. L’insuffisance des ressources est une idée préconçue largement diffusée qui contribue à un fatalisme inacceptable. L’accès à l’eau est reconnu comme un droit humain, ce qui implique que tous les obstacles, quelle que soit leur importance, doivent être surmontés, à tout prix. »

Dans une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies en date du 28 juillet 2010, l’accès à l’eau a été proclamé « droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l’homme ». Mais dans les faits, l’accès à l’eau continue de générer des inégalités majeures de par le monde. « Plus de 600 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable et 40 % des pays de l’Afrique subsaharienne sont touchés par la question imminente de l’eau », a déclaré le sous-directeur de l’UNESCO, Éric Falt. yakro2Chaque année, plus d’un million de personnes meurent, suite à la consommation d’eau polluée. Quant à la disponibilité de l’eau dans le monde, sa disparité est flagrante : la consommation en eau d’un Européen s’élève à 150 litres/jour tandis que dans les pays en développement elle n’est que de 10 litres/jour. Selon Éric Falt, « Le forum (…) offre aux participants de réfléchir sur la question afin de mener des actions concrètes et changer les choses pour l’avenir. Il faut trouver des remèdes, une solution à cette question. Les gouvernements aujourd’hui ne peuvent pas gérer seuls ces problèmes, il faut y adjoindre le secteur privé et la société civile ».

L’objectif des ONG étant de relever les défis pour avancer, les sages paroles de Monsieur Abou Amani, hydrologue régional pour l’Afrique, Bureau de l’UNESCO à Nairobi :  « Penser globalement, agir localement » ont trouvé un écho très favorable dans l’assemblée.
En effet les ONG présentes souhaitent une meilleure implication des populations, une concertation avec les intéressés, en particulier les femmes et les jeunes : « Les femmes, dont le rôle est fondamental dans la quête et la gestion de l’eau des foyers, doivent acquérir davantage de responsabilités, participer aux décisions intéressant la communauté en apportant leur expérience. Des exemples de succès dans la gestion confiée aux femmes en démontrent la pertinence. C’est l’objectif de l’approche «  genre » sur la question de l’eau comme dans d’autres domaines ».

Euphrasie Yao, responsable et co-titulaire de la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions » Côte d’Ivoire, a expliqué aux participants la portée de l’approche “genre” en se fondant sur l’expérimentation de Diatokro, un village de 4 000 âmes situé dans le département d’Aboisso au Sud-Est de la Côte d’Ivoire.yakro3
Partant de la constatation du rôle indéniable et incontestable de la femme dans l’approvisionnement, la gestion et l’utilisation de l’eau, mais déplorant sa marginalisation dans les prises de décisions lors des grandes assemblées, le projet « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions » a été mis en place en 2005 pour soutenir les actions du Gouvernement. Intitulé «  L’implication des femmes leaders rurales dans la gestion des systèmes HVA pour une pérennisation de l’accès à l’eau potable et le développement durable », il a pour objectifs généraux de lutter contre la pauvreté par l’élévation du taux d’accessibilité en approvisionnement en eau potable de façon durable, d’améliorer le statut de la femme, et d’impliquer les populations dans la gestion des affaires les concernant. Quant à ses objectifs spécifiques, ils consistent à motiver les femmes en leur faisant prendre conscience de leur importance dans la nouvelle politique d’entretien et de gestion des points d’eau, en leur donnant, ainsi qu’aux hommes gestionnaires des Ouvrages Hydrauliques Villageoises, les outils nécessaires à l’accomplissement de leurs tâches.
Les bons résultats obtenus de 2006 à 2014, tant au niveau des aspects techniques et financiers qu’au plan socio-culturel et en matière de prises de décision, ont valu à ce projet la médaille d’or au Symposium International de l’Eau de CANNES en 2004 et l’obtention d’une Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions » en 2006. L’expérimentation de Diatokro prouve que des solutions locales pertinentes existent pour peu que l’on s’en donne les moyens, par une stratégie, des actions de sensibilisation, de formation et des investissements adéquats.

A l’échelle du continent africain, les solutions pérennes qui exigent la mise en chantier de projets seraient bien plus coûteuses : rien que pour créer ou renforcer des infrastructures de distribution et d’assainissement, il faudrait que l’Afrique consacre l’équivalent de 11,5 milliards d’euros par an, selon des chiffres de la Banque africaine de développement. Dans l’immédiat, il est vital de faire face au financement du minimum pour que chaque individu reçoive gratuitement 20 litres d’eau par jour pour ses besoins élémentaires. Dores et déjà, il est urgent que les pollutions agricoles et industrielles soient interdites et que « l’Afrique ne devienne pas la poubelle des déchets radioactifs mondiaux ».

Comme souligné dans la synthèse : «  Les défis que rencontrent les acteurs du Développement durable, en particulier pour l’eau, restent multiples et importants. Outre la question de l’approvisionnement et de la répartition, plusieurs points cruciaux ont été soulevés par les orateurs et les participants : les maladies liées à l’eau (l’eau apportant la mort au lieu de la vie !), l’insuffisance de l’assainissement aggravée par l’absence de connaissances des populations, le gaspillage à tous niveaux, la prise en compte de l’explosion démographique du continent… Enfin nous avons tous la conviction que l’Éducation est la clé du Développement durable, et qu’elle doit intégrer l’information, la formation de tous au respect de l’eau et aux questions de sa gestion, et ce dès la petite enfance. »

Impliqué dans la préparation de ce forum, le CCIC a profité pleinement de sa présence sur place et a pu constater la réussite de ce projet. Les contacts pris avec Madame Kandia Camara, ministre de l’Éducation nationale ivoirienne, avec certains spécialistes et surtout avec les délégués des ONG africaines, permettent d’élargir nos pistes de travail grâce à une meilleure connaissance des réalités « de terrain ».
Les échanges avec de jeunes Africains engagés ont posé les bases d’une collaboration concrète entre les ONG. Parce qu’ils analysent avec lucidité les freins qui s’opposent au progrès dans leurs pays, leur détermination à faire bouger les comportements a poussé le CCIC à prendre une responsabilité dans le secteur « Éducation » du groupe « de suivi du forum de Yamoussoukro » auprès du Comité de liaison. Ce groupe travaillera en collaboration avec une structure similaire en Côte d’Ivoire et un ensemble de suivi initié par le gouvernement ivoirien.
Enrichi par son expérience africaine, le CCIC rejoint une mobilisation qui s’appuie sur dynamisme et lucidité, afin que « ça bouge » et que l’humanité gagne la « bataille de l’eau douce ».

 

Avant de se séparer, deux jeunes participants au forum de Yamoussoukro ont proclamé « L’ Appel de Yamoussoukro :

yamoussoukro

1, rue Miollis, 75732 Paris Cedex 15. Tél : +33 1 45 68 36 68
www.ong-unesco.net Facebook : Ngo-Unesco Liaison Committee

DEUXIEME FORUM INTERNATIONAL DES ONG
EN PARTENARIAT OFFICIEL AVEC L’UNESCO
L’accès à l’eau pour tous en Afrique
Un droit humain fondamental
Yamoussoukro (Côte d’Ivoire), 30-31 juillet 2014

« Nous devons sensibiliser les décideurs au-delà de la sphère des spécialistes en eau, leur fournir des outils pour comprendre les conséquences de leurs décisions et mettre en évidence d’autres moyens ».
Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO.

L’APPEL DE YAMOUSSOUKRO
« POUR QUE ÇA BOUGE ! »
PASSER DES PROMESSES AUX ACTES !

Nous, participants au Forum des ONG,
Sachant que l’Afrique est riche en eau et que les technologies sont capables de la rendre propre et de l’amener à tous,
Considérant que l’accès à l’eau potable pour tous conditionne le succès des OMD contre la pauvreté, pour l’éducation, la santé…

  • Souhaitons, pour tous, le minimum pour boire, cuire les aliments, se laver, soit 20 l d’eau saine et gratuite par jour et par personne ;
  • Considérons que, pour être réalisés, les OMD post 2015 devraient être assortis de clauses contraignantes, respectées par tous les États. Les organisations non gouvernementales (ONG) devront s’en emparer pour travailler en lien avec les populations et en coopération avec tous les acteurs ;
  • Sommes décidés à être efficaces afin d’en finir avec la soif et les maladies, la mort dues à l’eau sale et polluée, ou au manque d’eau ;
  • Faisons appel aux États afin qu’ils rendent opérationnelle la reconnaissance du droit à l’accès à l’eau potable pour tous par des dispositions institutionnelles et pratiques pertinentes ;
  • Invitons les États à soutenir les travaux du groupe de travail intergouvernemental, mis en place par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies le 26 juin 2014, pour « l’élaboration d’un instrument international juridiquement contraignant sur les sociétés transnationales et autres entreprises et les droits de l’homme. »
  • Faisons enfin appel à toute la société civile pour qu’elle soutienne efficacement ce plaidoyer, sensibilise les acteurs locaux, et contribue activement à la réalisation de ces objectifs au service de l’humanité.

Le CCIC a adressé une lettre ouverte aux 195 ambassadeurs des États membres de l'UNESCO

Devant l’actualité dramatique que vivent les populations les plus en danger

– quelles que soient leur croyance, leur ethnie ou leur religion –

le CCIC a réagi

Il a envoyé, le 2 octobre 2014, une lettre aux 195 ambassadeurs des États membres de l’Unesco. 

Il demande des mesures d’urgence

pour arrêter la barbarie contre les personnes

et promouvoir l’éducation à la paix, selon les principes fondamentaux de l’ONU.

Lire la lettre (Français)

Read the letter (English)

« Éducation à la citoyenneté mondiale : conditions propices et perspectives »

À l’occasion du lancement de la publication de l’UNESCO « Éducation à la citoyenneté  mondiale : préparer les apprenants aux défis du XXIe siècle », un débat a été organisé, à la Maison de l’UNESCO vendredi 16 mai 2014, par le secteur de l’éducation et la Délégation permanente de l’Autriche auprès de l’UNESCO en partenariat avec les Délégations permanentes de la Colombie, du Kenya, de la Mongolie, République de Corée et de la Tunisie sur

« Éducation à la citoyenneté mondiale : conditions propices et perspectives »

Leeducation à la citoyennetés déclarations ont porté sur :

      Le droit à l’éducation inscrit dans la convention sur les droits de l’homme,

      La promotion de la paix dans le respect de la diversité culturelle. Attitude essentielle dans le cadre de la mondialisation,

      Le respect du développement durable

      Le besoin d’éthique commune pour une éducation fondée sur des principes universels.

L’éducation consiste à apprendre à être, apprendre à vivre ensemble et apprendre à connaître. Elle crée les conditions propices à la mise en œuvre d’une citoyenneté mondiale dont les jeunes seront porteurs. Ces jeunes représentent 40% de la population mondiale. Ils sont mobiles, informés grâce aux médias, connectés avec ce qui se passe dans le monde grâce à internet. Beaucoup sont prêts à s’engager.

Cette matinée s’est terminée autour d’un buffet offert par la délégation d’Autriche.

Marie-Christine LATTES

Premier forum sur la maîtrise des médias et de l’information

Le 1er forum  sur la maîtrise des médias et de l’information a eu lieu les 27 et 28 mai à l’UNESCO. Ce forum était organisé par la Commission européenne, l’UNESCO, le cabinet de communication et éducation et le projet EMEDUS dans le cadre du « Global Alliance for Partnerships on Media and Information Literacy (GAPMIL).

Il a réuni des experts, des professeurs, des professionnels des médias, des autorités de l’audiovisuel et des chercheurs. 

L’objectif visé étaiteuropean Information double :

      proposer des recommandations pour inclure l’instruction aux médias dans le programme des écoles européennes,

      favoriser les initiatives dans le champ de l’instruction informelle pour les groupes défavorisés.

L’instruction aux médias développe l’esprit critique et une pratique sociale pour être capable d’évaluer l’information et suivre les tendances. Elle favorise l’accès à l’information pour tous, développe l’éducation citoyenne et la paix dans le monde,

Un public nouveau apparait depuis peu entre les acteurs du numérique qui sont des créateurs et les utilisateurs. Les jeunes sont à la fois producteurs et consommateurs.  Ils présentent des convergences entre ces deux attitudes qu’il est nécessaire de « protéger » contre les dérapages.

Les médias informent mais ne favorisent pas la résolution des problèmes universels tels que la pauvreté et le chômage.                                                                                                        

Enfin, il conviendrait d’établir une passerelle entre la culture dispensée à l’école et celle dispensée à la maison.

Des recommandations ont été réunies dans une déclaration commune encore à l’état de projet. Elles demandent de faire pression sur les gouvernements pour mettre en place une autorité de régulation. La diffusion  d’un rapport annuel sur l’évaluation des résultats des programmes proposés alimentera le débat public.

Marie-Christine LATTES