Madame Maha El Khalil Chalabi Ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO

« En nommant Maha Chalabi, Ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO, nous honorons l’engagement exceptionnel d’une amie de l’UNESCO, la Grande Dame de Tyr  pour la sauvegarde de ce rendez-vous mythique, des civilisations au croisement des cultures d’Orient et d’Occident » a déclaré Madame Irina Bokova, Directrice Générale de l’UNESCO.

« Je veux saluer le dynamisme et le dévouement que vous consacrez depuis des années à la protection de Tyr, au travers de la Fondation Tyr et de la Ligue des Citées Phéniciennes » a ajouté Monsieur Eric Falt, Sous-Directeur pour les Relations Extérieures de l’UNESCO, Sous-secrétaire Général de l’ONU.

Maha Chalabi, dans ses remerciements, a rappelé que la Ligue avait reçu le soutien des ONG partenaires officiels de l’UNESCO au Forum de Beijing et que cette distinction était une incitation à s’engager davantage au service de la Culture et de la Paix.

Madame Maha El Kahil Chalabi
Madame Maha El Khalil Chalabi Ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO

 

(lire la transcription des remerciements de Madame Chalabi)

Le 17 février, au Siège de l’UNESCO, Madame Maha EI-Khalil Chalabi a été nommée Ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO pour son action pour la sauvegarde de Tyr. Femme d’action en rassemblant des bonnes volontés autour de l’Association Internationale pour la Sauvegarde de Tyr, en créant la Fondation TYR pour mener à bien les projets prévus dans le cadre de la Campagne de l’UNESCO en faveur de TYR, et en mobilisant un programme international de grande envergure avec la Ligue de 47 Cités Cananéennes, Phéniciennes et Puniques.

Maha Chalabi qui a rassemblé une grande collection d’objets phéniciens, innove avec un musée virtuel qui rendra accessible sur le Net les trésors de Tyr  et fait profiter d’ un grand savoir de spécialiste, au travers de sa thèse de Sorbonne des rapports Orient-Occident.

Au cours de cette cérémonie qui rassemblait le Délégué permanent du Liban à l’UNESCO, les ministres Hervé de Charette et Christian Pierret, l’ancien Ambassadeur au Liban Paul Blanc, absente pour les funérailles de Boutros–Ghali, Madame Irina Bokova a transmis son discours par vidéo (lire la transcription) et a été représentée par Monsieur Eric Falt, Sous-Directeur pour les Relations Extérieures de l’UNESCO, Sous-secrétaire Général de l’ONU (lire la transcription).

Madame Christine Roche présidente du CCIC (gauche) félicite Madame Maha Chalibi pour sa nomination d'Ambassadrice de bonne volonté
Madame Christine Roche présidente du CCIC (gauche) félicite Madame Maha Chalabi pour sa nomination d’Ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO

Madame Christine Roche, Présidente du CCIC-UNESCO, qui a trouvé une grande synergie avec Madame Maha Chalabi au cours du Forum sur le rapprochement culturel de Beijing en juillet 2015, a souligné combien, dans un discours émouvant, Maha Chalabi avait insisté sur la force de son engagement pour le dialogue interculturel : « Le respect mutuel et la compréhension entre les peuples sont à même de construire la paix dans l’esprit des hommes »

Semaine d’apprentissage "mobile" à l’UNESCO

« Ensemble, nous pouvons changer la face du monde » a déclaré Brahima SANOU, Directeur de l’UIT, Union Internationale des Télécommunications, en conclusion de la Semaine de l’Apprentissage Mobile à l’UNESCO. Et d’ajouter ; « Permettre aux enfants qui n’ont pas accès à l’éducation, tel peut-être le rôle des TIC, dans l’Agenda 2030, si une réelle coordination existe entre les gouvernements, les opérateurs de télécommunications, le corps enseignants et les familles »

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Comment apprendre, quand on ne comprend pas ?

langueOu comment concilier éducation de qualité dans la langue parlée à la maison et cohésion nationale par la langue parlée ?

Telle est la vraie problématique sous-jacente du document d’orientation publié par l’UNESCO à l’occasion de la Journée internationale de la langue maternelle, lors du séminaire du 22 février 2016.

… Une éducation de qualité doit être dispensée dans la langue parlée à la maison. Or, selon l’étude de Walter & Benson en 2012, 40% des habitants du monde n’ont pas accès à l’instruction dans une langue qu’ils parlent ou qu’ils comprennent.

L’UNESCO recommande :

  • Enseigner aux enfants dans une langue qu’ils comprennent et faciliter la transition vers l’enseignement des langues officielles,

  • Former les enseignants à enseigner dans plus d’une langue,

  • Recruter des enseignants issus de la diversité,

  • Fournir des matériels pédagogiques inclusifs,

  • Offrir des programmes de préparation culturellement adaptés.

Il y a cinquante ans, le Concile Vatican II ne traitait-il déjà pas la même question avec le passage du latin à l’utilisation des langues véhiculaires à la messe de l’Église catholique romaine ?

Lien vers la page sur le site de l’UNESCO

Musée d'Israël de Jérusalem : le Codex d'Alep inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO :

Document de référence pour tous les juifs, le Codex d’Alep, manuscrit du Xème sièclela plus ancienne version connue de la Bible hébraïque – fait partie depuis le 8 février du « Registre international des biens culturels sous protection spéciale » de l’UNESCO, l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture.

Codex-AlepCe précieux manuscrit du Xème siècle,  exposé au musée d’Israël de Jérusalem dans le sanctuaire du Livre, rejoint ainsi plus de 300 biens du monde entier inscrits sur cette liste. Le registre contient déjà deux autres objets israéliens : les recueils de Rothschild, une collection de manuscrits du 15ème siècle, et les pages de témoignages du musée Yad Vashem sur la Shoah, qui documentent les noms et histoires des victimes.

Le Codex d’Alep, composé entre 910 et 930 à Tibériade, en Galilée, a connu une histoire mouvementée. Le codex fut dédié à la communauté karaïte de Jérusalem au XIème siècle avant de se retrouver en Égypte à la suite de la destruction du local où il se trouvait lors de la première croisade.

C’est là qu’il est utilisé par le rabbin Moïse Maïmonide pour édicter les règles de rédaction des rouleaux de la Torah, ce qui confère au manuscrit une autorité suprême en matière de ‘massorah’, ou transmission de la tradition concernant les Écritures.

D’Égypte, le manuscrit aurait gagné la Syrie à la fin du XIVème siècle où il allait rester 600 ans. En 1947, alors que l’ONU annonce son plan de partition de la Palestine et la création d’un État juif, des émeutes anti-juives explosent dans le monde arabe, et notamment à Alep, en Syrie, où vit une importante communauté.

La grande synagogue de la ville, où était conservé le codex, est profanée. Le manuscrit est éparpillé, certains disent brûlé. Sur les 487 pages estimées de l’original, subsistent 294. Le codex restant, caché par des juifs d’Alep pendant une dizaine d’années, est envoyé de Syrie en Israël en 1958.

Selon Adolfo Roitman, le conservateur du musée du « Sanctuaire du Livre » à Jérusalem toutes les versions actuelles de l’Ancien Testament ont pour origine « d’une manière ou d’une autre, ce manuscrit ancien ».

« Il s’agit du second codex le plus important après celui de Leningrad, certainement rédigé sur la base de celui d’Alep » , explique le franciscain Matteo Munari, professeur au Studium biblicum franciscanum de Jérusalem, d’où son inscription au patrimoine de l’Unesco.

Mais contrairement au codex d’Alep, le manuscrit de Leningrad est toujours entier. « Malheureusement, le Codex d’Alep a été mutilé de sa partie la plus importante pour les juifs, puisque presque toute la Torah, qui correspond au Pentateuque, en a disparu ».

(source : cath.ch)

Mutation du numérique : tendances et innovations

Forum NETEXPLO des 9 et 10 février 2016

NETEXPLO est un rendez vous international donné chaque année par l’Observatoire du numérique. C’est d’abord la rencontre d’un grand nombre d’acteurs de ce domaine au cours de laquelle sont présentées dix initiatives/innovations numériques choisies par un panel d’experts parmi des centaines de candidatures. C’est aussi une série de témoignages et de débats ciblant les éléments marquants de l’actualité : des faits rapportés, des jugements, des mises en perspective.

Comparée à l’année précédente, 2016 laisse à penser qu’il y a un réel saut qualitatif. Les avancées techniques et une appropriation de plus en plus grande par les utilisateurs dans tous les domaines confirment un phénomène d’accélération. Les puissants leviers du changement sont les innovations en matière de bio ingénierie, de robotique, de gestion des plate-formes d’échanges et de traitement des données misant sur les travaux en réseau.

Les nombreux sujets abordés – les innovations, les acteurs, l’urbanisme, l’éducation, l’Europe, l’avènement de l’architecture « blockchain » etc – révèlent un foisonnement d’initiatives, des potentiels de développement impressionnants. De nombreux enseignements peuvent en être tirés.

Une réelle mutation est engagée. Elle pourra porter ses fruits mais à condition de savoir raison garder et de ne pas oublier l’humain.

Lire le dossier rédigé pour le CCIC par Yves Nachbaur, économiste ayant exercé la fonction de Directeur de banque.

Al-Maghtas inscrit au Patrimoine de l’humanité par l’UNESCO

« Béthanie au-delà du Jourdain » (Al-Maghtas), site probable du baptême de Jésus par Jean, a été déclaré « Patrimoine de l’humanité ».

almaghtasLe 2 février 2016, une cérémonie a eu lieu au siège de l’UNESCO, en présence de l’archevêque Maroun Lahham, vicaire patriarcal pour la Jordanie du Patriarcat latin de Jérusalem, et du Ministre du tourisme jordanien pour officialiser cette reconnaissance. La décision avait été prise le 3 juillet 2015, à l’unanimité, par le Comité du patrimoine mondial, réuni à Bonn.

Les découvertes archéologiques de neuf églises byzantines et de bassins baptismaux correspondant aux descriptions des pèlerins des premiers siècles du christianisme, plaident en faveur de l’authenticité du lieu. Cependant, il ne faut pas oublier que le site de Qasr el-Yahud, situé dans une zone militaire israélienne près de Jéricho, est considéré par certains, et en particulier par les archéologues israéliens, comme le lieu authentique du baptême du Christ,

Le Vatican qualifie les deux sites comme les lieux les plus probables du baptême de Jésus.

en savoir plus

“les médias se mobilisent pour la sécurité des journalistes” – UNESCO le 5 février

Grande journée en salle X, avec beaucoup de monde, et la présence presque permanente de la Directrice générale madame Irina BOKOVA.

Sujet sensible et d’une permanente actualité, hélas !

-O-

Les données du problème:

Les journalistes sont exposés personnellement à de vrais risques dans l’exercice de leur métier : Il s’agit plutôt des journalistes “grands reporters”, en déplacement dans les régions où sévit en permanence un climat de violences manifeste ou latente: conflits, terrorisme, dictature, drogue et autres dominations maffieuses.

Les risques: Présents là sont les conflits armés et les guerres, ils sont exposés aux mêmes risques que les combattants, et peuvent être blessés ou tués. Mais, ils peuvent être aussi être une cible de la part des auteurs de violences et de malversations dont ils ont pu être témoins ou sur lesquelles ils enquêtent : assassinats, torture, menaces et pressions diverses, prise en otage, etc. Autant de représailles que peuvent perpétrer des terroristes, et plus largement toutes sortes de malfrats. Elles peuvent émaner des gouvernants ou “forces de l’ordre”, autorités aux comportements déviants, corrompues ou complices de trafics en tout genre, de drogue notamment.

Deux faits choquants à retenir : trop d’impunité pour les auteurs de violences sur journalistes en dépit des conventions internationales ou de législations officielles. Des chiffres : nous sommes passés d’environ 40 morts de journalistes dans les années 90 à 105 morts en 2015.

Les tentatives de réponse :

– Fédérer les journalistes et les sociétés de presse, au plan national et international, pour que, par ces regroupements, les journalistes aient plus de poids pour faire valoir leurs droits à la sécurité. Renforcer les pouvoirs de ces fédérations et notamment en matière de procédure judiciaire.

– Apporter une attention particulière à la sécurité des journalistes “free lance” qui sont les plus menacés, et auxquels il convient de recommander de prendre contact avec les fédérations évoquées ci-dessus, dans les pays dans lesquels ils se rendent.

– Mieux former les journalistes aux préventions des risques dans les écoles de journalisme.

– Inciter l’ UNESCO et sa Directrice générale à produire chaque année un rapport sur l’état de sécurité des journalistes et les atteintes à leurs droits dans tous les pays du monde.

– Veiller à la condamnation et à l’exécution des peines des auteurs de violences à l’encontre des journalistes.

– Promouvoir « une culture de sécurité » pour mieux protéger la presse, et en finir avec l’impunité de ceux qui s’en prennent aux journalistes.

– Mobiliser les medias pour que les opinions publiques soient davantage conscientes des risques qu’acceptent de prendre les journalistes lorsqu’ils enquêtent sur des terrains sensibles et dangereux au service de l’information.

Conclusion du CCIC :

Ce colloque a été émaillé de nombreux témoignages de violences faites aux journalistes dans les pays les plus soumis aux désordres liés aux conflits ou aux pouvoirs maffieux.

Les réponses sont de l’ordre de l’information et de l’éducation.

Les devoirs de la presse en matière de respect de la vérité et de la neutralité des opinions, n’ont pas été abordés.

Denis CHAIGNE

 

Journées REFMAR à l’UNESCO (2 au 4 février 2016)

Les journées des réseaux de référence des observations marégraphiques (REFMAR) ont été organisées à l’UNESCO par différents organismes de recherche hydrographique et océanographiques, nationaux et internationaux, par exemple le SHOM ( service hydrographique et océanographique de la Marine Nationale), le BRGM (bureau de recherches géologiques et minières), la COI (Commission océanographique international). Qu’est-ce qui est mesuré et à quoi servent ces mesures ? Des outils indispensables pour évaluer les risques et permettre d’évaluer les conséquences.

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Journée Internationale à la mémoire des victimes de l’holocauste

Sur le thème “Des mots au génocide, la propagande antisémite et l’Holocauste”, une journée internationale s’est tenue à l’UNESCO le 27 janvier dernier, pour souligner l’impérieuse nécessité de se rappeler des faits et de leur conséquences pour proposer des actions afin d’éviter que l’histoire ne se répète.

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Béthanie, classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO…

Pape Bethanie
Le pape François à Béthanie en 2014

Les lieux du Baptême du Christ dans le Jourdain, à Béthanie, classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO

 … La ville de Béthanie, en Jordanie, à dix kilomètres de la mer Morte, est l’endroit où Saint Jean le Baptiste prêchait et où Jésus a été baptisé. Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, réuni à Bonn, a décidé d’inscrire ce site en tant que patrimoine culturel mondial, avec 22 autres nouveaux endroits. Il y a une autre Béthanie, la ville où vivaient Lazare et ses sœurs Marthe et Marie, qui se trouve près de Jérusalem et pendant de nombreuses années, les deux endroits ont été confondus.

St Jean l’Évangéliste, dans le premier chapitre de son Évangile, explique que « ces choses sont arrivées à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Saint Jean baptisait. » La tradition chrétienne, depuis le IIIème siècle, identifie le site sur la rive ouest du Jourdain».