Le CCIC dans la préparation de la Conférence

Le CCIC s’est engagé dans la préparation de la Conférence générale de l’UNESCO qui s’est déroulée du 5 au 20 novembre dernier.

Membre du comité de liaison ONG-UNESCO, le Centre a participé aux débats des commissions préparatoires à la Conférence générale au titre de son statut de consultant-partenaire de l’UNESCO.

Il a fait sien le travail à accomplir concernant l’inter culturel et l’inter religieux pour la Paix, et la place des chrétiens dans les turbulences actuelles sur la question de la Famille. C‘est la raison pour laquelle au cours de la réunion des consultants du 3 octobre, les membres présents se sont répartis en 4 groupes (Education, Sciences et sciences humaines et sociales, Culture et Communication-information) pour faire des propositions de thèmes à débattre. Les thèmes retenus ont été transmis au président du Comité de liaison ONG-UNESCO.

Extraits de l’intervention de Patrick Gallaud au débat de politique générale: …Au moment où la Conférence générale est sur le point d’adopter le Programme et Budget 2014-2017 et la Stratégie à moyen terme 2014-2021, qu’il me soit permis de rappeler que les 397 ONG en partenariat officiel avec l’UNESCO souhaitent jouer un rôle actif dans la mise en œuvre du Programme de l’Organisation. Elles constituent d’ailleurs un vivier d’experts reconnus par l’UNESCO…Ce partenariat ONG-UNESCO ne pourra être fructueux qu’en synergie avec les Etats : j’ai eu l’occasion à plusieurs reprises cette année, tant au Comité sur les Partenaires non gouvernementaux qu’au Conseil exécutif, de plaider pour cette nouvelle alliance entre ONG, UNESCO et Etats membres ; c’est en effet tous ensemble que nous arriverons à apporter des réponses au désordre de la planète.

La Directrice générale, lors de l’ouverture de cette session affirmait qu’il fallait « plus d’UNESCO » ; en tant que porte-parole de la communauté des ONG en partenariat officiel avec l’UNESCO, qu’il me soit permis d’ajouter qu’il faut aussi « plus d’ONG », « plus de société civile », « plus de militants », « plus d’engagement » et, en définitive, « plus de partenariat ».

PROPOSITIONS DE THEMES POUR LA COMMISSION EDUCATION (ED)

– Les grands blocages à l’éducation : Enfants déplacés, prostitué(e)s, sans état civil,…

– L’inadéquation des institutions et l’influence des différents partenaires, Ecole, Parents, entreprises,…

– L’égalité hommes/femmes, ville/campagne,

– La nécessaire revalorisation de l’enseignement professionnel

Equipe du CCIC : Alain MERLET (Pax Romana), André LOKISSO (AIED), Anne-Marie AUDIC (OMAEC), Christine DESVEAUX (AIC) et Jacqueline de SAINT SALVY (CCIC)

PROPOSITIONS DE THÈMES POUR LA COMMISSION SCIENCES (SC) et SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES (SHS)

– Les limites éthiques de la recherche et de l’expérimentation sur l’homme,

– Le rôle de la cellule familiale,

– L’intégration des enfants soldats démobilisés d’Afrique centrale et de l’ouest,

– Les difficultés (opposition ou inertie) à l’accession à l’autonomie

Equipe du CCIC : François BLIN (FIAMC) , Nicolas CEZARD (UNIAPAC), Jean-Pierre GOHON (IT), Amédée IYANZA (IED), Dominique JACQUEMIN-MANGE(CCIC), Marc TOILLIER (UNIAPAC), JacquesBRASSENS (ILHEPRALCA)

PROPOSITIONS DE THÈMES POUR LA COMMISSION CULTURE (CLT)

– Les tensions entre la diversité culturelle et les droits de l’Homme

– La problématique posée du rapprochement des cultures pour la Paix

Equipe du CCIC : Hubert de QUERCIZE (Fondacio), Alain de LAYRE (CCIC), Colette PETIT (Pax Christi), Jean CONRAD (OIEC), Rodrigo WHITELAW (UNIAPAC)

PROPOSITIONS DE THÈMES POUR LA COMMISSION COMMUNICATION-INFORMATION (CI)

– Le manque de liberté d’expression des médias et la protection des journalistes.

– Les dangers communautaristes dans les radios locales.

– Les « écarts » d’information entre les réseaux sociaux et les medias officiels.

– La diversité des sources d’information.

– L’impact de la violence des images sur les populations fragiles.

– L’éducation à la lecture de l’image.

– La corruption à tous les niveaux

Equipe du CCIC : Françoise MEAUZÉ (CCIC), Marie-Christine LATTES (CCIC), Denis CHAIGNE (CCIC), Marie-France LENA (IT), Monique SCHERRER (BICE).

II – Travail des commissions préparatoires à la Conférence générale

Chaque commission, composée des représentants des pays membres de la Conférence générale, a travaillé pendant deux à trois jours sur les thèmes qui ont été retenus pour ajuster les points de vue de chacun afin de présenter les conclusions au vote de la conférence. Le CCIC, en tant qu’observateur, a assisté à chacune d’entre elles. (Voir le site de l’UNESCO, 37° conférence générale : nouvelle stratégie fixée pour les huit années à venir pour répondre aux objectifs de développement  dans les domaines de l’éducation, de la science, de la culture et de la communication).

COMMISSION ÉDUCATION (ED)

Les points retenus qui ont été ouverts au débat se rapportent à l‘éducation au-delà de 2015, la validation des conclusions du Forum des jeunes, les institutions éducatives et culturelles  dans les territoires arabes occupés, la création d’instituts et de centres de catégories 2, notamment en Arabie Saoudite et en Egypte, la révision de la classification internationale type et de trois instruments normatifs de l’éducation, la mise en œuvre de la Décennie des Nations Unies pour l’éducation du développement durable et l’alphabétisation. L’éducation pour tous reste la priorité. Elle apporte les moyens du développement de l’esprit de paix au sein de tous les pays membres de l’UNESCO.

Les pays intervenants ont particulièrement insisté sur la nécessité de programmes qui permettent aux filles d’accéder à l’éducation. Il y a encore trop de pays où les filles et les femmes sont défavorisées : difficultés économiques qui les pénalisent, traditions ancestrales, arrêt des études pour grossesses précoces, violences, sociétés patriarcales. . D’autre part le Forum des jeunes, très apprécié, a permis de réaffirmer que la jeunesse doit être au centre de toute initiative.

COMMISSION SCIENCES (SC) et SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES (SHS)

Les débats de la Commission ont donné lieu à des interventions de 99 pays membres dont certaines à 2 reprises. Ces interventions ont amené des réponses de la part des dirigeants des secteurs de l’UNESCO pour les Sciences naturelles, le Planning stratégique et de la Commission intergouvernementale océanographique. La représentante du Forum des jeunes est aussi intervenue dans les débats. La priorité « Afrique et petits états insulaires » et l’augmentation de la place des femmes dans les carrières scientifiques ont été largement mis en avant.

Les représentants du CCIC ont été très sensibles aux objectifs stratégiques du secteur des sciences suivants :

       L’aide à l’enseignement scientifique formel et informel

       La coopération avec les peuples autochtones pour la sauvegarde et la promotion des savoirs locaux

       L’obtention et le partage des informations et connaissances scientifiques (TIC) pour la construction d’une société inclusive du savoir

       Le leadership en matière de normes internationales pour la science et les technologies notamment en bioéthique et dans le nouveau domaine des nanotechnologies : respect de l’intégrité des individus, de leurs droits et de leur bien-être

       La promotion de l’intégrité et de la responsabilité dans l’agenda de la recherche

Ils ont aussi noté le rôle majeur que l’UNESCO souhaite donner à la communauté des ingénieurs (notamment les femmes) pour la découverte de solutions pratiques et innovantes. L’UNESCO souhaite établir des partenariats avec la société civile : les associations professionnelles d’ingénieurs, le secteur de l’industrie, les milieux universitaires et les organismes publics.

La Commission sciences humaines et sociales a développé l’importance de la culture comme moteur de développement économique et social, grâce à « l’économie créative ».

L’économie créative est l’un des secteurs se développant le plus rapidement au sein de l’économie mondiale (5% du PDP mondial). Elle joue également un rôle prépondérant en générant d’importants revenus et en créant des emplois et des possibilités d’exportation. Fort de ce constat, de nouvelles initiatives doivent être prises pour encourager l’innovation et la créativité, au niveau national, et notamment dans les villes et les régions des pays en voie de développement.

Les pays en développement obtiennent des résultats encourageants dans le domaine de la créativité, en dépit d’infrastructures, de capacités institutionnelles et d’investissements limités.

Dans le cadre du processus post-2015 de l’agenda du Développement des Nations Unies, le Rapport mettra en évidence les facteurs clés de succès de l’économie créative et le rôle de la culture dans le développement durable. 

Les conditions de succès de l’économie créatives déjà identifiées comprennent :

ü  Un soutien institutionnel

ü  Une forte créativité

ü  Une industrie culturelle et/ou audiovisuelle

ü  Et, une approche multilatérale.

Le Rapport s’intéressera aux acteurs locaux de l’économie créative et aux politiques culturelles locales. Un web documentaire sera mis à disposition d’ici la fin de l’année.

La question de l’eau a fait l’objet de deux interventions. Elles ont retenu l’attention du CCIC.

1°) Bilan de l’année internationale 2013 de Coopération sur l’Eau Nations Unies

Le Programme Hydrologique International (PHI) de l’UNESCO a organisé un programme spécial qui a permis de passer en revue les principales réalisations de l’année :

Ø  La Conférence internationale de Duschambe (Tajikistan) d’août 2013 a obtenu les engagements suivants des participants pour accroître la coopération internationale dans le domaine de l’eau :

o   S’inscrire dans les programmes de développement durable

o   Mettre en place des règles juridiques et scientifiques

o   Former les acteurs humains et scientifiques

o   Favoriser les investissements de coopération

o   Entreprendre des programmes de recherche partagés.

Ø  La Conférence de l’eau à Budapest (octobre 2013) a recommandé 3 axes :

o   Promouvoir  l’éducation dans le domaine de l’eau, en particulier avec IHE

o   Accroitre les capacités

o   Former des experts pour l’Afrique.

La Déclaration de Budapest confirme que pour un monde durable, l’eau doit être un élément prioritaire durable. L’accès à l’eau, le traitement des eaux usées et la gestion des pénuries et catastrophes doivent figurer parmi les priorités de la coopération.

Ø  Le Conseil interministériel de l’eau pour l’Afrique progresse dans ses actions grâce à :

o   Une approche par bassin (Niger, Nil, …) et sous bassin

o   Partage des besoins de recherche

o   Collecte et gestion conjointe des données

o   Interface politique, économique et scientifique.

Aujourd’hui, il existe en Afrique 5 bassins partagés sous l’égide du conseil interministériel.

Ø  L’Allemagne et le Brésil ont mis en avant leurs actions pour la coopération pour l’eau.

L’Allemagne a investi 350 M€ pour réaliser des projets dans le domaine et est intervenue avec l’Espagne pour mettre en place le droit à l’eau auprès du Conseil des droits de l’Homme. Quant au Brésil, il a mis en place un centre de recherche et d’éducation pour l’eau HidroEX.

2°) Education et renforcement des capacités  dans le domaine de l’eau

L’éducation et le renforcement des capacités dans le domaine de l’eau sont essentiels à la sécurité de l’approvisionnement en eau douce et à la réalisation des objectifs de développement liés à l’eau. Des exemples de réalisations de l’UNESCO et des états membres sont présentés ci-dessous.

Ø  Université de Dundee (Water Law dept) L’organisme a réalisé des formations et mis en place une expérience de partage transfrontalier de l’eau au Cambodge et au Vietnam, avec des actions d’éducation, sensibilisation, conception du cadre juridique et analyse de scénarii pour le rôle des femmes.

Ø  UNESCO Section Éducation pour le Développement durable. Il faut retenir 3 projets en cours :

·         En Europe, projet d’éducation « Danube » avec les écoles riveraines associées (10 M personnes)

·         Au Cambodge, programme de classes pour enfants sur l’eau et la forêt

·         En Inde, programme « Champions pour l’environnement » avec 2000 écoles. 

Ø   Institute for Water Education (IHE) à Delft (Hollande) : Partenaire de l’UNESCO pour la formation d’experts.

Ø  HidroEX : Centre de recherche et de formation sur l’eau du Brésil : 11% de l’eau potable mondiale.

Ø  Simev (France) se concentre sur la formation et la recherche dans le domaine de l’eau en vue de l’utilisation de techniques innovantes, de filtration avec membranes  en particulier (réalisations au Maroc et au Burkina Faso).

COMMISSION CULTURE (CLT)

Cette Commission a confirmé l’effort de l’UNESCO pour la préservation du patrimoine mondial. Les échanges vécus au Forum des jeunes ont fait particulièrement ressortir les effets bénéfiques de leur participation à la conservation et à la mise en valeur du patrimoine. Ces actions participent pleinement à la Paix. Le Forum a recommandé la promotion de l’apprentissage interculturel et des échanges. Il insiste  sur la nécessaire mobilisation, à tous les niveaux, du patrimoine vivant pour le développement durable et la protection du patrimoine mondial.

Les membres du CCIC, présents à la Commission, ont noté l’adhésion du « Saint Siège au projet d’un instrument normatif sur la protection et la promotion des musées et des collections […] afin de constituer pour les musées et les sites archéologiques, des zones protégées ».

 « Les objectifs regardant le dialogue interculturel et le rapprochement des cultures ne figuraient pas dans le programme de la Conférence générale mais a été transféré à la commission des sciences sociales et humaines. » Il a rappelé que « la première exigence du rapprochement des cultures est la culture du rapprochement. » Cette remarque rejoint l’intervention développée à la Commission « sciences humaines et sociales » sur l’économie créative.

COMMISSION COMMUNICATION-INFORMATION (CI)

L’assemblée des représentants gouvernementaux a travaillé à la finalisation d’un document, qui a été présenté à la Conférence Générale pour adoption. Il s’agit du Programme Information pour Tous, utilisant les Nouvelles Techniques de Communication.

En règle générale, les pays ont apporté leur soutien au texte proposé et ont noté la nécessité de mettre des ressources financières à disposition, car ce programme est important pour des « Sociétés inclusives du Savoir»

On note que dans les pays de faible ou de moyen développement « la fracture numérique/informatique existe » et que le programme est essentiel pour eux. Sa mise en œuvre doit donc être programmée.

La Société inclusive du Savoir et du Développement Durable doit se construire selon des étapes à fixer, dans l’agenda post 2015.

Le besoin de sécuriser le cyber espace a été relevé par plusieurs pays, ainsi que la nécessité d’accéder au haut débit pour internet. Ces questions relèvent de la gouvernance des pays.

Les besoins spécifiques des personnes mal voyantes doivent être pris en compte dans les bibliothèques/médiathèques, par des services adaptés. Il s’agit de 160 millions de personnes dans le monde, toutes incapacités confondues.

Pour le programme « Mémoire du Monde», il est recommandé :

          De travailler à la numérisation des documents précieux,

          De veiller à leur conservation une fois numérisés,

          De préserver les outils informatiques qui deviennent obsolètes et les logiciels dépassés, afin d’assurer l’accès  aux  documents,

          De s’assurer des possibilités de financement avant de s’engager dans « une action au service de la mémoire collective de l’humanité »

          De se doter de nouveaux « outils », les Chartes de 2003 et 2009 se révélant insuffisantes car elles ne comportent pas de mesures contraignantes. L’ensemble des experts s’accorde sur ce besoin, ce qui n’était pas le cas il y a encore quelques années.

Extrait de l’intervention du représentant du Saint-Siège : « …La fracture numérique ne se limite cependant pas à des difficultés d’accès. Ainsi, comme le soulignait le Saint-Père, « au-delà des technologies, l’objectif est… de savoir s’insérer dans le dialogue avec les hommes et les femmes d’aujourd’hui, pour en comprendre les attentes, les doutes, les espérances. »[1] Or, un tel dialogue implique que soit préservée la spécificité des cultures et des langues de chaque groupe humain, ainsi que ses traditions spirituelles… »

Open space : la reconnaissance des ONG et de leur Comité de Liaison, par l’ensemble de l’UNESCO sera sans doute le point le plus positif de cette Conférence Générale. La prestation du CCIC a été considérée comme performante, par le nombre des auditeurs et les présentations

Les femmes dans l’histoire de l’Afrique : un outil d’e-formation Les membres du CCIC ont assisté à la présentation de ce projet. Il a pour but de mettre en lumière le rôle des femmes dans l’histoire de l’Afrique par la création d’une plate-forme internet à but pédagogique. Il s’inscrit dans le cadre et la continuité de l’Histoire générale de l’Afrique (8 vol) qui est actualisée par un 9ème volume prenant, notamment, davantage en compte la diaspora africaine sur les divers continents. Le projet a aussi pour objectifs une utilisation plus large et pédagogique des contenus, la promotion de l’éducation des filles et l’égalité des genres par la présentation de figures féminines, la diffusion d’outils pédagogiques faisant appel aux nouvelles technologies.

La 1ère phase du projet (2012-2013) a abouti à la construction technique de la plate-forme, à l’élaboration des 8 premiers modules présentant 8 figures féminines de différentes époques et pays. Les maquettes des pages d’accueil des différents modules ont été présentées en séance. Accès à la plate-forme : http://fr.unesco.org/womeninafrica/qui propose des documents multimédia (dossiers pédagogiques, bandes dessinées, enregistrements sonores, quiz). Une douzaine d’autres personnages vont être ajoutés en 2014-2015.

Dans un premier temps les contenus sont proposés en français et en anglais, au terme de la 2ème phase ils le seront également en arabe, portugais et dans diverses langues africaines. (Compte rendu de Nadine Boddaert IT)

Dans sa réunion finale, la Conférence générale a confirmé que l’Afrique et l’égalité des genres resteraient les priorités de l’Organisation pour les huit prochaines années et que la paix et le développement durable sont les objectifs qui orienteront toutes les activités de l’Organisation.



[1] Sa Sainteté le Pape François, Discours aux participants de l’assemblée plénière du Conseil Pontifical pour les Communications Sociales, 21 septembre 2013.

Reconnaissance

Après avoir démissionné de la présidence du CCIC en début d’année, Catherine Deremble, a demandé de se retirer de son Conseil d’Administration  pour de sérieuses raisons de santé.

La puissance et la profondeur de sa pensée ont, pendant presque dix ans,nourri la mission d’Eglise du  CCIC. Son engagement et ses démarches ont légitimé et confirmé la présence et le rôle du Centre comme partenaire  de l’UNESCO.

« j’ai toujours trouvé, dit-elle, dans cette instance le temps et l’espace rendant possible une convivialité entre membres éloignés, une spiritualité souple mais chevillée à l’âme de chacun, une volonté de saisir l’universalité dans ses illustrations culturelles, sociologiques, éthiques et religieuses et aussi, le débat….la présidence qui m’a été confiée …m’aura donné d’identifier des paradoxes sans doute, entre autres, la difficulté à convaincre de la force d’un rassemblement des ONG ou associations d’inspiration catholiques, mais surtout, d’être parfaitement convaincue de l’indispensable nécessité de cette structure au sein de l’UNESCO et de l’Eglise. »

A son initiative et dans le prolongement de l’action de ses prédécesseurs, tant au CCIC qu’à l’UNESCO,  les pôles de réflexion sur l’éducation, la pauvreté, le dialogue entre les cultures, le nouvel humanisme sont devenus des lieux d’échanges et de rencontres.  L’on ne pouvait s’y accommoder de la superficialité d’une analyse convenue et lénifiante.

Son exceptionnelle personnalité a donné le souffle nécessaire pour renforcer la conviction que notre Centre doit innover, développer la pertinence d’un réseau, s’élargir sans frilosité et oser la pensée.

Ainsi  répondant  aux nouvelles orientations de l’UNESCO dans son partenariat avec les   ONG, le CCIC s’est-il  engagé dans l’organisation de forums (sur l’éducation ou encore sur l’eau en Afrique),  et de journées internationales ; évènements  choisis  par le Comité de Liaison ONG/UNESCO. 

Avec tant d’autres habités par les mêmes valeurs, nous sommes invités à prendre notre responsabilité de chrétiens au cœur du monde, pour le servir. Ainsi le projet de célébrer la Famille le 15 mai 2014 a-t-il pris corps.

Cette responsabilité est d’autant plus légitime qu’elle sera le fruit d’une pensée et qu’elle répondra aux préoccupations des ONG.

C’est le sens que Catherine Deremble veut nous indiquer :

 « Que le CCIC n’hésite jamais à être le lieu et le temps où sont conçues, ensemble, des actions eu égard aux orientations de l’UNESCO mais aussi, la pensée des actions, tant il est vrai, que c’est bien l’esprit qui façonne le sens et les finalités. J’oserai même inviter chacun à risquer l’utopie qui n’est pas l’irréalisable mais bien l’irréalisé. »  

 Christine Roche

Présidente du CCIC

                                                                                                                        

« Quels objectifs d’éducation pour les citoyens du monde de demain ? La qualité suffit-elle ? »

Le comité de liaison ONG-UNESCO, présidé par Patrick GALLAUD, a créé quatre forums des ONG en partenariat officiel avec l’UNESCO, pour répondre aux demandes de l’UNESCO de faire participer la société civile à la réflexion menée  sur les centres d’intérêt prioritaire de cette agence internationale :

          1°) Education de qualité pour une citoyenneté mondiale,

          2°) L’eau, les femmes et les jeunes,

          3°) Rôle des femmes dans la lutte contre la pauvreté,

          4°) Rôle de la jeunesse dans la sauvegarde du patrimoine culturel et immatériel.

 

Le CCIC s’y est engagé. Le forum n°1 a débuté son travail et la première réunion a eu lieu le 23 septembre 2013, à Paris, au Siège de l’UNESCO, sur le thème :

« Quels objectifs d’éducation pour les citoyens du monde de demain ?

La qualité suffit-elle ? »

 

I – Déroulement de la rencontre

Matin : Etat desLieux

9h30-9h45 : Séance d’ouverture

·         M. Eric FALT, Sous-Directeur général pour les Relations Extérieures et l’Information du Public, UNESCO

·         M. Patrick GALLAUD, Président du Comité de Liaison ONG-UNESCO

 

9h45-10h00 : Présentation du Forum et résultats attendus

·         Mme Isabelle TURMAINE, Directrice, Centre d’Information et Services de Communication, Association internationale des Universités (AIU)

 

10h00-10h45 : Les activités de l’UNESCO en matière d’Education aujourd’hui et post-2015

·         M. Svein OESTTVEIT, Directeur du bureau exécutif, Secteur de l’Education de l’UNESCO

·         M. Georges HADDAD, Directeurde la recherche et la prospective en Education, UNESC0

 

11h00-12h30 : les objectifs de l’Education pour tous qui ne sont pas atteints : Perspectives de représentants de haut niveau d’ONG internationales de différentes Régions

·         Mme Hendrina DOROBA (Kenya), Directrice exécutive du Forum des Educatrices Africaines (FAWE)

·         M. James O’MEARA (Etats-Unis d’Amérique), Président du Conseil International de la Formation des Enseignants (ICET)

·         M. Dzulkifli ABDUL RAZAK (Malaisie), Président de l’Association internationale des Universités (AIU)

·         Mme Ann GARVIE (Royaume-Uni), Présidente de Soroptimist International

 

Modérateur : M. Vasco SILVA, Association européenne des Etudiants juristes (ELSA)

Après-midi : Perspectives d’avenir

14h00-15h30 : Intervention suivi d’un débat

·         M. Jean-Marie PETITCLERC, Educateur, Association Valdocco, France

·         M. Philippe LEMARCHAND, Editeur, Editions Atlande

 

Modérateurs : M. Thierry BRAULT, Office international de l’Enseignement catholique (OIEC) et Mme Marie-Claude MACHON-HONORE, Fédération internationale des Femmes de Carrières libérales et commerciales (FIFCLC)

15h45-17h45 : Discussion sur le Plan stratégique en vue des objectifs post-2015 en matière d’Education

Modérateurs : M. Thierry PHILIPPOT, Association mondiale pour la Recherche en Education (AMRE) et Mme Christine ROCHE, Centre catholique international de Coopération avec l’UNESCO (CCIC)

Rapporteurs : Mmes Nadja KYMLICKA et Isabelle TURMAINE, Association internationale des Universités (AIU)

17h45-18h00 : Séance de Clôture

·         M. Qian TANG, Sous-Directeur général pour l’Education, UNESCO

·         M. Patrick GALLAUD, Président du Comité de liaison ONG-UNESCO

 

II – Commentaires

Ce forum a valeur de test dans le cadre de la nouvelle organisation de l’UNESCO dans son travail avec la société civile.  Ce forum vise à encourager les actions concrètes sur le terrain dans les secteurs de la compétence de l’UNESCO et, en priorité, l’éducation. L’éducation est un droit qui initie au respect de l’autre et à la solidarité. Elle aide à relever les défis et à apprendre à devenir « citoyen ».

Ce forum a rassemblé divers spécialistes de l’éducation et des représentants des  Etats pour mener, à partir des travaux passés, une réflexion commune en vue d’une action concertée pour 2015 « Nous sommes des héritiers et des penseurs d’avenir pour une éducation permanente : apprendre à faire, apprendre à vivre ensemble ».

L’éducation pour tous est un Objectif du Millénaire pour le Développement. Il n’y a pas d’éducation sans culture. Et si l’éducation est pour tout homme et pour tout l’homme, Apprendre à être, à faire et à vivre et donner un sens aux mots et aux formules sont des objectifs communs à toutes les cultures. 

 

III – Rappel des priorités de l’UNESCO  en matière d’éducation :

L’UNESCO a été créé pour être un laboratoire de l’humanité, un lieu de rencontre et d’échanges des idées pour une coopération d’actions en réseau.

L’UNESCO s’est attaché à promouvoir : la formation des enseignants, la lutte contre l’analphabétisme, la planification de l’enseignement par les Etats Membres, puis un peu plus tard, l’éducation et la santé (sans se limiter au Sida/Mst), le Développement durable et le Changement Climatique.

IV – Pour aujourd’hui et pour l’avenir :

A travers les différentes interventions et les réactions de la salle, le forum a permis de retenir les points qui devraient servir de guide dans les actions reconnues par l’UNESCO :

– L’Education pour tous, dès la petite enfance et pour toute la vie. Le travail d’élaboration d’une économie de l’éducation prend peu de temps. Il en faut plus pour la mettre en œuvre. Mais son implication sur les mentalités est une œuvre de longue haleine. Le forum réaffirme la nécessité de poursuivre la planification renforcée de l’éducation au plan national. Six priorités sont retenues :

– l’alphabétisation

– la formation des enseignants

– l’enseignement technique et la préparation à un métier

– l’éducation de crise après une catastrophe naturelle ou une guerre

– l’égalité en matière d’éducation pour les filles et les femmes (genre), et pour les handicapés

– le maintien d’une priorité pour l’Afrique et notamment l’Afrique sub-saharienne.

 

Les grandes orientations citoyennes du monde de demain peuvent se résumer à :

– la parité dans l’éducation des femmes

– l’éducation à la Paix

– l’apprentissage au « vivre ensemble », notamment dans la diversité culturelle,

– la valeur retrouvée de la solidarité, y compris dans la transmission du savoir

– L’importance de l’école pour permettre de trouver le sens de la vie

 

L’adolescence en difficulté :

Le forum a évoqué cette problématique. Les adolescents sont confrontés à trois environnements clés entre lesquels ils n’ont plus de liens : la famille, l’école et la « rue des copains ». En général ce dernier secteur devient prépondérant voire exclusif de leur vie. Ou bien les autorités publiques, aidées des ONG réussissent à reconstruire ce lien et l’adolescent peut repartir, ou bien chaque secteur s’enferme dans son autonomie (et le plus souvent l’école) et c’est souvent l’enfermement de l’adolescent dans l’échec et la violence. De plus, les adolescents sont confrontés à des situations nouvelles et notamment à l’absence de perspectives d’avenir définies, d’où la nécessité d’une formation à l’adaptation de ces situations inattendues et à la mobilité géographique et sociétale. Enfin, la nécessité d’éduquer aux excès incontrôlés de l’internet, a été considérée comme une priorité (5 milliards d’habitants de la planète sur 7 auraient accès à une connexion internet).

Cette problématique, présentée par un éducateur français Jean-Marie Petitclerc, semble pouvoir dans sa plus grande part, inspirer des réponses aux difficultés rencontrées dans la plupart des régions du monde.

V – Les perspectives d’avenir pour l’après 2015,

« Chaque fois que l’on permet à un enfant de mettre des couleurs sur un mot, on fait reculer la violence »  Jean Bosco. Cette phrase engendre des perspectives enrichissantes :

1)      Avoir une école qui permette l’adaptabilité plus que l’adaptation,

2)      Avoir une école qui développe la mobilité, une école qui nécessite de se mettre en chemin,

3)      Eduquer à la diversité culturelle. La différence est un enrichissement,

4)      Transmettre du sens.

 

          Le plan stratégique 2014-2015 pour l’éducation et les priorités collectives des ONG sur l’ordre du jour post-2015 se trouvent sur le site de l’UNESCO : www.ngo.unesco.net  – (Comité de liaison ONG UNESCO – Activités – Forum)

 

          Deux rapports importants méritent d’être revisité au regard d’aujourd’hui : tension entre traditions et modernité, entre économie et culturel, etc. : celui d’Edgard FAURE à la Conférence internationale de l‘éducation 1977 et celui de la Commission internationale sur l’éducation pour le XXI° siècle présenté à l’UNESCOpar Jacques DELORS

                                      Rédacteurs : Marie-Christine LATTES et Denis CHAIGNE

« Quels objectifs d’éducation pour les citoyens du monde de demain ? La qualité suffit-elle ? »

FORUM ONG-UNESCO

« Quels objectifs d’éducation pour les citoyens du monde de demain ?

La qualité suffit-elle ? »

Paris, Lundi 23 septembre 2013écoliers 280 X 165

Premier Forum des ONG en partenariat officiel avec l’UNESCO, organisé par le Comité de Liaison ONG/UNESCO dont le CCIC fait partie, il a valeur de test dans le cadre de la nouvelle organisation de l’UNESCO dans son travail avec la société civile.  Ce forum vise à encourager les actions concrètes sur le terrain dans les secteurs de la compétence de l’UNESCO et, en priorité, l’éducation. L’éducation est un droit qui initie au respect de l’autre et à la solidarité. Elle aide à relever les défis et à apprendre à devenir « citoyen ».

Ce forum a rassemblé divers spécialistes de l’éducation et des représentants des  Etats pour mener, à partir des travaux passés, une réflexion commune en vue d’une action concertée pour 2015 « Nous sommes des héritiers et des penseurs d’avenir pour une éducation permanente : apprendre à faire, apprendre à vivre ensemble ».

L’éducation pour tous est un Objectif du Millénaire pour le Développement. Il n’y a pas d’éducation sans culture. Et si l’éducation est pour tout homme et pour tout l’homme, Apprendre à être, à faire et à vivre et donner un sens aux mots et aux formules sont des objectifs communs à toutes les cultures. 

 

Rappel des priorités de l’UNESCO  en matière d’éducation :

L’UNESCO a été créé pour être un laboratoire de l’humanité, un lieu de rencontre et d’échanges des idées pour une coopération d’actions en réseau.

L’UNESCO s’est attaché à promouvoir : la formation des enseignants, la lutte contre l’analphabétisme, la planification de l’enseignement par les Etats Membres, puis un peu plus tard, l’éducation et la santé (sans se limiter au Sida/Mst), le Développement durable et le Changement Climatique.

Pour aujourd’hui et pour l’avenir :

A travers les différentes interventions et les réactions de la salle, le forum a permis de retenir les points qui devraient servir de guide dans les actions reconnues par l’UNESCO :

– L’Education pour tous, dès la petite enfance et pour toute la vie. Le travail d’élaboration d’une économie de l’éducation prend peu de temps. Il en faut plus pour la mettre en œuvre. Mais son implication sur les mentalités est une œuvre de longue haleine. Le forum réaffirme la nécessité de poursuivre la planification renforcée de l’éducation au plan national. Six priorités sont retenues :

– l’alphabétisation

– la formation des enseignants

– l’enseignement technique et la préparation à un métier

– l’éducation de crise après une catastrophe naturelle ou une guerre

– l’égalité en matière d’éducation pour les filles et les femmes (genre), et pour les handicapés

– le maintien d’une priorité pour l’Afrique et notamment l’Afrique sub-saharienne.

 

Les grandes orientations citoyennes du monde de demain peuvent se résumer à :

– la parité dans l’éducation des femmes

– l’éducation à la Paix

– l’apprentissage au « vivre ensemble », notamment dans la diversité culturelle,

– la valeur retrouvée de la solidarité, y compris dans la transmission du savoir

– L’importance de l’école pour permettre de trouver le sens de la vie

 

L’adolescence en difficulté :

Le forum a évoqué cette problématique. Les adolescents sont confrontés à trois environnements clés entre lesquels ils n’ont plus de liens : la famille, l’école et la « rue des copains ». En général ce dernier secteur devient prépondérant voire exclusif de leur vie. Ou bien les autorités publiques, aidées des ONG réussissent à reconstruire ce lien et l’adolescent peut repartir, ou bien chaque secteur s’enferme dans son autonomie (et le plus souvent l’école) et c’est souvent l’enfermement de l’adolescent dans l’échec et la violence. De plus, les adolescents sont confrontés à des situations nouvelles et notamment à l’absence de perspectives d’avenir définies, d’où la nécessité d’une formation à l’adaptation de ces situations inattendues et à la mobilité géographique et sociétale. Enfin, la nécessité d’éduquer aux excès incontrôlés de l’internet, a été considérée comme une priorité (5 milliards d’habitants de la planète sur 7 auraient accès à une connexion internet).

Cette problématique, présentée par un éducateur français Jean-Marie Petitclerc, semble pouvoir dans sa plus grande part, inspirer des réponses aux difficultés rencontrées dans la plupart des régions du monde.

Les perspectives d’avenir pour l’après 2015,

« Chaque fois que l’on permet à un enfant de mettre des couleurs sur un mot, on fait reculer la violence »  Jean Bosco. Cette phrase engendre des perspectives enrichissantes :

1)      Avoir une école qui permette l’adaptabilité plus que l’adaptation,

2)      Avoir une école qui développe la mobilité, une école qui nécessite de se mettre en chemin,

3)      Eduquer à la diversité culturelle. La différence est un enrichissement,

4)      Transmettre du sens.

 

          Le plan stratégique 2014-2015 pour l’éducation et les priorités collectives des ONG sur l’ordre du jour post-2015 se trouvent sur le site de l’UNESCO : www.ngo.unesco.net  – (Comité de liaison ONG UNESCO – Activités – Forum)

          Deux rapports importants méritent d’être revisité au regard d’aujourd’hui : tension entre traditions et modernité, entre économie et culturel, etc. : celui d’Edgard FAURE à la Conférence internationale de l‘éducation 1977 et celui de la Commission internationale sur l’éducation pour le XXI° siècle présenté à l’UNESCOpar Jacques DELOR.

                                      Rédacteurs : Marie-Christine LATTES et Denis CHAIGNE

 

Assemblée Générale annuelle du CCIC du 27 juin 2013

cropped-Screen-shot-2013-04-27-at-06.51.22.pngLe Centre catholique international de coopération avec l’UNESCO (CCIC) a réaffirmé son engagement auprès de l’UNESCO. L’assemblée générale a voulu en rendre compte.

I – Dans sa présentation du bilan de l’année 2012, la présidente du CCIC a remercié le Conseil d’administration et l’assemblée de l’effort accompli pour réajuster les objectifs et adapter les moyens d’un organisme dont la présence et la parole ont du sens et de la valeur à l’UNESCO. A travers le CCIC, les OING membres n’ayant pas de statut officiel à l’UNESCO, peuvent témoigner, avec d’autres, d’une présence chrétienne de terrain sur les grandes priorités de cette organisation internationale : les jeunes, l’Afrique, la pauvreté et la paix.

Dans ce sens, l’assemblée générale a adopté à l’unanimité les comptes de l’exercice 2012, et les projets de budget de 2013 et 2014. Le CCIC, maintenant 100% bénévole, offre, grâce à l’effort exceptionnel effectué par la cellule « Recherche de fonds », des perspectives encourageantes pour 2013 et 2014. Elles font état d’un retour à l’équilibre en 2014, lorsque les dispositions adoptées pour maintenir les recettes 2014 au niveau 2013etréduire les dépenses auront atteint leur plein effet.  En outre, le nouveau site Internet du CCIC, outil indispensable, est mis en place. Il est opérationnel depuis le 1° juin.

II – Le CCIC dispose maintenant des moyens d’agir pour témoigner d’une présence d’Eglise à l’UNESCO et informer les OING pour faciliter leur action.

Les engagements pour les deux années qui viennent sont significatifs. L’assemblée a encouragé la participation active du CCIC aux différents groupes de travail temporaires récemment mis en place par le comité de liaison ONG-UNESCO pour préparer des événements UNESCO. Des représentants du CCIC et des ONG sont déjà inscrits dans les groupes préparatoires des quatre forums (Education de qualité pour une citoyenneté mondiale, rôle des femmes dans la lutte contre la pauvreté, l’eau, les femmes et les jeunes, rôle des jeunes dans la sauvegarde du patrimoine culturel et immatériel) et des cinq journées internationales prévus dans les deux années qui viennent (journées de l’alphabétisation, de la paix, des migrants, du refus de la misère et des droits de l’homme).

Le CCIC avec son statut officiel auprès de l’UNESCO, peut jouer un rôle de facilitateur et de coordination entre les ONG membres. L’UNESCO privilégie les opérateurs de terrain. Les OING qui participent à ces groupes de travail peuvent ainsi alimenter dans leur propre intérêt, la réflexion qui y est menée.  Le nouveau site Internet du CCIC permet de travailler en temps réel par la diffusion de comptes rendus réguliers des représentants des ONG. Des réunions de concertation régulières au CCIC fixent, si nécessaire, les priorités communes à présenter à l’UNESCO.

Dans le cadre du 20e anniversaire de la journée internationale des familles le 15 mai 2014, à l’ONU, le CCIC prépare un projet événementiel concernant la famille sur le thème de « la transmission ». Il devrait réunir des partenaires catholiques et non catholiques. Il restera un sujet transversal par rapport aux priorités de l’UNESCO.

III – Enfin, le CCIC doit libérer en fin d’année les locaux, 5 rue Cler, qu’il occupe depuis sa création.  Un important travail de tri et de réduction de plus de 60 années d’archives a débuté. Un grand chantier  sera lancé au mois de septembre avec des bénévoles et le conseil d’experts dont le CCIC a un urgent besoin. Un appel a été lancé dans ce sens.

La présidente a exprimé publiquement l’expression de sa reconnaissance et de celle du CCIC auprès de la congrégation des sœurs de la charité de Saint-Vincent-de-Paul pour son accueil et son attachement à trouver une solution de remplacement acceptable par le CCIC, et à proximité de l’UNESCO. 

La prochaine rencontre des représentants des OING chrétiennes – consultants du CCIC, aura lieu   le 3 octobre 14h30, 5 rue Cler.

Conférence internationale pour un développement durable

ORGANISATEUR :Les Ateliers de la Terre / UNESCO – du 3 au 5 juin 2013 UNESCO Paris

PRINCIPALES INTERVENTIONS :Madame Irina BOKOVA, Monsieur Gérard MESTRALLET (Pdg GDF SUEZ)

Le thème central portait sur la mondialisation qui modifie radicalement les modes de pensée, d’existence, de consommation, de production dans le monde. Nous sommes dans une période de transition. Nous devons réussir cette transition, et le présent colloque est là pour y aider. « Nous devons engager une véritable transition vers de nouvelles pratiques économiques, sociales et environnementales ».

Ouverture Irina Bokova : Nous assistons à un changement radical dans la société mondiale, avec des facteurs limités (ressources. . . . etc . ) et des  atouts illimités : intelligence, connaissances et innovation . . . .Il faut aider les Etats à mobiliser leur potentiel, à favoriser les rapprochements des secteurs publics privés, notamment dans la recherche et le développement, à noter cependant le recul des investissements en Europe .

Grand Témoin , Gérard Mestrallet : Le monde connait une situation de crises (au pluriel : croissance économique, finance, démographique, énergétique . . . ) La transition doit permettre de retrouver la croissance avec des valeurs renouvelées.

S’agissant de l’énergie, comment retrouver des sources d’énergies durables : d’ici 2030,   90% de l’augmentation de la consommation de l’énergie sera dévolue aux PVD. Les changements de modèles énergétiques sont incontournables, on voit se développer des types de productions décentralisées et proches des lieux de consommation, au niveau de la maison, des bâtiments ou des agglomérations (par exemple de photovoltaïques) quelle en sera la part en 20030 ?

Par ailleurs, la question du CO2 est loin d’être maitrisée, et à noter aussi l’autre préoccupation connexe : la production de gaz de schistes par les Etats Unis, avec pour conséquence la baisse du coût de l’énergie et l’exportation vers les autres pays du charbon dont la consommation dans le monde est en reprise, d’autant qu’il coïncide avec la défiance sur le nucléaire. Le tout dans un climat entretenu de mauvaise conscience à l’égard des PVD.

Si la problématique était ainsi magistralement définie, il faut regretter que les quelques réunions et tables rondes auxquelles j’ai assisté, n’ont répondu en rien à ce vaste défi. Les orateurs qui se sont succédés, sur la société et ses structures de gouvernances,  le développement et son financement, la pauvreté et l’assistance  aux pays pauvres, la remobilisation citoyenne etc . . .non pour définir des problématiques et énoncer des pistes de solutions mais pour se cantonner trop souvent dans les méthodologies de constitutions de groupes et de sous groupes destinés à définir des programmes.

Bien entendu les nouvelles technologies de l’internet permettent de mobiliser les forces vives de la société civile et des jeunes par les réseaux sociaux.

LIEN AVEC LE CCIC : l’éducation et notamment au développement durable et la pauvreté  étaient très présents dans les propos échangés.

EN CONCLUSION :  ces artisans d’une nouvelle « tour de Babel » manquent terriblement de valeurs éthiques et anthropologiques. Quelle réponse peut-on suggérer ou apporter. ?

 

Droits de l’Homme « Article 31 »

Comité ONG, préparation journée internationale du 2/12/13 qui se tiendra salle I

Patrick Gallaud, président du Comité  et animateur du groupe :

Projet de la journée : — 1000 jeunes venus du monde entier,

— Présentation de 10 à 12 projets de réalisations dans les 5 continents

— participations d’une dizaine de grands témoins (type Robert Badinter) à trouver.

— déroulement dans la salle I, date du 9 ou du 10 décembre à confirmer

Principales décisions de la réunion :

                                   – projets à présenter : ils sont au nombre d’environ 25-30, la sélections sera                                   faite par un comité de sélection de l’Unesco (proposition encore possible)

                                   – il faudra prévoir des évènements culturels : musique, (chorale, orchestre)                                    etc.

                                   – il faudra mettre en place une liste de « grands témoins »

                                   – comment trouver 1000 jeunes venant du monde entier ? Comment remplir la                             salle

                                   -3 sous groupes de travail ont été constitués :

                                                           — préparation du dossier des projets

                                                           — élaboration du programme culturel

                                                           — trouver les 10 grands témoins

LIEN AVEC LE CCIC : le CCIC est très impliqué déjà par le nombre des représentants des ONG membres dans ce groupe de travail et sous groupes

SUIVI POSSIBLE : par les sous groupes

Prochaine réunion : mardi 2 juillet à 10h00

QUESTIONS DIVERSES :

Conférence générale UNESCO  de l’automne : autour du 25 septembre et mois d’octobre.

Le comité des ONG organisera avant un séminaire de formation de membres des ONG, au fonctionnement de l’Unesco, et durant la conférence, l’Unesco mettra une salle à la disposition des ONG

NOM DU PARTICIPANT Denis CHAIGNE

Comité de liaison/ATD quart monde 10 juin 2013

Groupe journée internationale « 17 octobre ». Marie Claude ALLEZ animait les débats d’un groupe restreint ‘(environ 8-10 personnes) destiné à préparer l’évènement de la journée internationale du 17 octobre  « refus de la pauvreté »ou « refus de la misère ».

Dans la suite de la première réunion, portant sur un projet d’inauguration d’une dalle » à l’honneur des victimes de la misère », copie conforme de celle existant sur l’esplanade du Trocadéro, et qui serait érigée dans l’enceinte de l’Unesco.

Le projet a reçu un accueil très favorable  de Patrick Gallaud, d’Eric Falt et de Sabina Colombo, mais il faut trouver un financement extérieur,  (environ 10 000€) et du côté des Commissions Nationales.

 Les délais sont extrêmement courts. Cependant,  compte tenu des appuis déjà reçus, il est décidé de poursuivre ce projet mais aussi d’en préparer un autre. (plan B).

Celui-ci consisterait à présenter une ou deux vidéo sur le thème de la dalle, avec des commentaires et témoignages de lutte contre la grande pauvreté  faisant intervenir des personnes ayant souffert elles-mêmes d’exclusion. ATD quart monde dispose de tels témoins mais les ONG peuvent proposer d’autres témoins. Au cours de cette manifestation serait annoncée l’inauguration d’une dalle à l’Unesco pour octobre 2014, ce qui laisserait davantage de temps pour mener à bien ce projet.

Contacts et suggestions : Marie Claude Allez

LIEN AVEC LE CCIC : la plus parts des ONG du groupe de travail sont membres du CCIC

CONTACTS  A  PRENDRE AVEC :    M.C. Allez

CONCLUSION Les délais matériels et administratifs paraissent incompatibles avec la date du 17 octobre 2013, sauf miracle. Mais le projet ne doit pas être pour autant  abandonné  pour les années suivantes.

NOM DU PARTICIPANT Denis Chaigne

Préparation conférence de la famille

 Historique : des commissions semblables ont déjà travaillé en 1994 et 2004, pour l’Année Internationale de la Famille, proclamée par l’ONU et pour son 10ème anniversaire – AIF+10.

Résultats : une présentation à New York en 1994, donnant le bilan des travaux et un colloque à la Maison de l’Unesco en 2007, avec le soutien du programme de participation de l’Unesco.

Membres : Les OING membres du CCIC qui le souhaitent. Les autres ONG  manifestant le désir de participer et apportant leur expérience du sujet, qu’elles soient accréditées auprès de l’Unesco ou pas.

Documentation de base : L’Enseignement social et familial de l’Eglise Catholique,  les publications des Conseils Pontificaux et des Episcopats nationaux. Les travaux  de Centres Universitaires, de Centres de Formation, chrétiens ou pas.

Activités : Organiser la célébration du 20ème anniversaire AIF+20 en 2014.Reprise des travaux en février 2013, avec le souhait de collaborer aux projets du Comité de Liaison ONG/Unesco, en suivant les nouvelles directives.

Problématique : selon ces directives les projets doivent s’appuyer sur un Secteur de l’Unesco et le sujet « famille » n’y figure pas, alors qu’il est transversal à tous les autres (culture, éducation, alphabétisation, jeunesse, lutte contre les pauvretés …) Il nous faut donc rechercher de nouvelles voies d’accès, car les membres de la Commission sont  convaincus que la Famille, lieu le plus favorable pour mettre au monde et élever des enfants, est une «  bonne nouvelle pour le  troisième Millénaire »