Vœux du CCIC pour 2017

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Peinture de KIM EN JOONG

L’espérance, c’est la même chose
que la gratuité
mais elle n’est pas l’utopie

Godfried Card. Danneels



Le 16 janvier, à « l’Accueil Louise de Marillac » où se trouve notre siège, Christine Roche a présenté les vœux du CCIC.

Après avoir remercié les nombreux invités de leur présence Christine Roche a déclaré :


« Nous percevons votre présence comme un encouragement à poursuivre le chemin, à s’engager toujours plus pour entendre, recevoir, et relayer les appels du monde en attente de paix et de justice.

Le temps traditionnel des vœux c’est le temps donné à la parole d’espérance fondée sur la réalité du présent et sur le désir de faire mieux demain.

Le présent du CCIC est riche du bilan d’une année de travail avec le réseau des ONG membres en relation avec l’UNESCO.

Grâce aux multiples propositions du calendrier de l’UNESCO,

que de séances de travail sur la priorité « éducation 2030 »,
que de rencontres, colloques ou forum sur les thèmes allant de la
pensée complexe aux défis de la révolution numérique en passant par la protection des patrimoines matériels et immatériels et le droit à la liberté d’expression et d’information.

Notre équipe de veilleurs a pu relayer les contenus de tous ces événements grâce à leurs comptes rendus diffusés sur notre site. Par ailleurs les Objectifs du Développement Durable « les ODD » sont aussi nos guides pour penser le futur proche 2030 et au delà.

Et toujours cette préoccupation majeure proclamée sans cesse par la Directrice générale Madame Irina Bokova : la construction de la paix dans le monde en instabilité permanente, le dialogue entre les cultures et le respect de la diversité culturelle.

La perspective 2017 de la célébration de 70 années de notre coopération avec l’UNESCO a mobilisé les ONG membres du CCIC. L’interrogation lancinante sur le monde de demain s’est imposée.

Pour cela, nous avons choisi de travailler sur des grands défis de notre monde happé par une modernité qui semble déshumaniser l’humain et oublier que Homme et Création sont indissociables.

Les cinq conférences données en 2016 ont ainsi préparé les contributions du CCIC en réponse à la question titre du forum qui se tiendra en mars « Quel monde voulons-nous construire ensemble ? ». Nous y réaffirmerons notre espérance en une humanité réconciliée grâce à l’amour fraternel et au pardon.

Nous avons aussi souhaité recueillir auprès de témoins connus ou inconnus des messages d’espérance pour agir aujourd’hui et demain. La diversité des réponses est en elle même une grande source d’espérance. La confiance avec laquelle les auteurs ont dévoilé leur espérance nous a interpellés et bouleversés.

Ce recueil sera offert comme un trésor le jour du forum.

L’Espérance c’est une force, une passion qui entraîne le monde dans le combat pour plus de beau, plus de bon, plus de vrai. L’espérance est vaillante et inventive.

L’espérance est amoureuse des femmes et des hommes.

Il faut pour cela une mesure bien pleine… de confiance, un brin d’utopie et une pointe d’humour !

A l’UNESCO, aux associations membres et amies, à chacune et à chacun, un grand merci pour la convivialité avec laquelle nous cheminons ensemble.

Je vous souhaite au nom du CCIC « une année vécue dans la joie, dans l’espérance et dans le succès de vos projets respectifs.»

 

Migrations et processus de sédentarisation dans l’Asie Mineure

Les grandes migrations dans l’ancienne Asie Mineure
Circulation, échanges et transformations sociales

29-30 novembre 2016
Maison de l’UNESCO
Paris

20161130smallIl s’agit de la 6ème conférence relative aux migrations dans l’ancienne Asie Mineure dont l’objectif est de participer au progrès de l’humanité en favorisant le rapprochement des cultures, de mieux appréhender les origines communes.

Migrations et processus de sédentarisation dans l’Asie Mineure

M. Olzhas Suleimenov – Président de la Fondation « culture », poète, auteur, diplomate et fondateur du mouvement Nevada Semipalatinsk au Kazakhstan :
Le thème de la conférence est apparu il y a environ 25 ans quand les peuples des nouveaux États se sont intéressés à leur histoire, à leur origine. La méditerranée est un « patrie » intermédiaire de notre humanité. C’est là que sont apparues les langues, les écritures…

Dr George Busby – post-doctorant associé de recherche au département de zoologie de l’Université d’Oxford :
La génétique est un outil qui permet de dater les échantillons que sont les fossiles, les ossements. L’ère des chasseurs cueilleurs se situe entre 10 000 et 5 000ans avant Jésus-Christ. L’ère des « fermiers » qui succède, se répand sur le territoire européen à partir de l’Anatolie. L’Asie Mineure a joué un rôle essentiel.

Yessetzhan Kossubaev – ancien Ministre de la Culture du Kazakhstan, Co-Président de la Fondation Universal Media Service :
En politique, sans connaissance de ses racines profondes on ne peut pas comprendre les problèmes à régler.Les processus migratoires méritent d’être connus. Aujourd’hui tout a besoin d’être monétisé. Or il est difficile de monétiser les sciences humaines. C’est pour cela que les Etats doivent s’investirent. Le Kazakhstan pourrait servir de plate forme pour la recherche en sciences humaines.

Dr Luiz Oosterbeek – archéologue et secrétaire général du Conseil International de la Philosophie et des Sciences Humaines Portugal :
Le processus de l’immigration s’étudie selon 2 mécanismes : l’assimilation, la conservation, la mémoire d’un coté, et de l’autre l’accommodation, la flexibilité de comportement, l’incorporation, l’histoire. Le changement de comportement présente d’abord une résistance qui implique souvent la mort que suscitent les affrontements. Les grandes migrations sont associées aux changements climatiques et notamment aux réchauffements climatiques. Avec les migrations, des frontières sont construites pour garder l’identité du territoire « conquis » mais les mariages exogamiques engendrent une nouvelle identité.

 – Débat –

Il est indispensable de ne pas dissocier l’étude génétique, qui est une science récente, des études archéologiques qui regroupent plusieurs disciplines sur des territoires plus étendus.


Changement linguistique et culturel


Dr Zhaken Taimagambetov :– directeur adjoint du Musée National du Kazakhstan :
Tout le monde sait que l’homme est apparu en Afrique et qu’il s’est propagé. En Géorgie, on a trouvé une boîte crânienne et une mâchoire d’environ 1,6 millions d’années. On trouve l’itinéraire du nouvel homme d’1million d’années en Eurasie. En Turquie, en Afghanistan, au Kazakhstan, on trouve des campements où sont concentrés de petits objets. La datation est difficile parce que ces objets ne sont pas enfouis. Ils sont comparables à ceux que l’on trouve en Afrique.

Dr Marsil Farkhshatov – directeur de département à l’institut d’Histoire, Langue et Littérature du Centre Scientifique d’Oufa, Académie Russe des Sciences : L’identification des découvertes est difficiles. Zedi Validi Togan fut un homme politique et un scientifique, un « turcologue » spécialiste du 11ème et 14 ème siècle. Il reconnaît que ce qui est le plus controversé dans les recherches est la question de la datation. Les objets sont à la surface du sol. Il est difficile de les comparer à ceux qui existent en Asie ou en Afrique. Donc on parle de « datation relative ». Mais il est reconnu que l’homme vient de l’Afrique.

Dr Tsagaan Turbat – chef du département de l’ère du Fer et du Bronze à l’Institut d’Histoire et d’Archéologie, Académie Mongole des Sciences :
Au 1
er millénaire avant Jésus-Christ, un échange intensif de biens précieux a eu lieu entre le monde méditerranéen et le monde asiatique. On trouve aujourd’hui en Mongolie de grands sites aux découvertes prestigieuses : tombes d’élite, tombes circulaires, art rupestre. Certains sites sont inscrits au patrimoine mondial. Les nécropoles des élites sont liées à la culture chinoise. Dans les années 1920 des objets chinois ont été trouvés dans les tombes de nomades. Certains objets viennent de bien plus loin : par exemple un tapis « serait » d’origine occidental. Les chercheurs se posent beaucoup de questions sur l’origine de ces objets. Dans les tombeaux circulaires datés de l’âge du fer, on constate des restes de sacrifices d’animaux. Des objets s’y trouvent, qui viennent du monde méditerranéen oriental : perles, poteries, céramiques.

Dr Farhad Guliyev – archéologue spécialisé dans l’histoire de l’Antiquité et l’archéologie du Caucase et de l’Asie Mineure à l’Académie Azerbaïdjanaise des sciences :
Les premières sociétés néolithiques datent de 5950 à 5450 avant Jésus-Christ. Les fouilles au sud du Caucase ont commencé en 2008 et ont mis en évidence des pratiques agricoles datant de 8000 ans. Les populations d’agriculteurs « seraient » parties du Moyen Orient lors de changements climatiques. On trouve des objets qui ont des points communs avec ceux trouvés au Moyen Orient : silex, des pointes, des frondes.

– Débat –

Plus tard d’autres analyses permettront de différencier ce qui est de la transmission et ce qui est des mutations locales. Les échanges ne seraient pas tant des actes de commerce que du pillage.


Savoirs, développement et avancées technologiques


Prof. Leyla B. Djansugurova – directrice générale de l’Institut de génétique et cytologie Kazakhstan :
Le Kazakhstan est au carrefour de l’Europe et de l’Asie. Ce pays est peuplé de tribus diverses : iraniens, turcs, irakiens puis plus tard de mongols. Les projets d’études des mouvements de ces tribus sont récents (de 2013 et 2014) et sont menés à partir des découvertes archéologiques.

Dr Mehmet Ozdogan – archéologue et professeur émérite à l’Université d’Istanbul Turquie :
L’Anatolie est importante à cause de sa position géographique. Il s’agit à la fois d’un pont et d’une barrière. Du néolithique à l’âge de bronze, on passe d’une société de chasseur cueilleur durant laquelle ont eu lieu plusieurs déplacements, une dissémination des populations vers le centre de l’Anatolie, région peu peuplée à une société qui se tourne vers l’ouest, qui commerce, pour laquelle la métallurgie joue un rôle important d’où le commerce des métaux. C’est à cette époque qu’apparaît la domestication du cheval, que des caravanes assurent des échanges.

Dr Garret Hellenthal – chercheur Sir Henry Dale à l’Institut de Génétique, University College London :
Le problème de la recherche est que nous disposons de peu d’échantillons en raison du froid climatique. Mais les 800 échantillons disponibles sont de très grande qualité. On ne peut remonter que sur 5000 à 4000 avant Jésus-Christ parce que les segment de recherche sont trop petits. Les brassages les plus anciens sont cachés.

 – Débat –

On ne sait pas grand-chose de la population anatolienne avant l’âge de bronze. Il s’agit d’étudier ce que dit l’ADN et, pour l’interpréter, d’utiliser d’autres disciplines.

Ouagadougou (Burkina Faso) Assemblée Générale du MIAMSI

miamsiLe MIAMSI a tenu du 28 octobre au 1 novembre 2016 à Ouagadougou (Burkina Faso) son Assemblée Générale et un Forum international dont le thème était : « Le dialogue, la paix et la réconciliation : Familles, religions, citoyenneté, cultures et peuples en dialogues ».

200 participants venus de 15 pays ont écouté les interventions de l’économiste Pierre Claver Damiba sur la situation de l’Afrique dans la mondialisation. Le Cardinal Peter Turkson, préfet du nouveau dicastère pour le service du développement intégral est venu spécialement du Vatican et est intervenu sur « paix et réconciliation en lien avec la Doctrine Sociale de l’Église ». Enfin le Père Imad Twal, de Jérusalem, a partagé son expérience de dialogue inter-religieux. Le Cardinal Philippe Ouedraogo, archevêque d’Ouagadougou, a été présent et très attentif aux conclusions du Forum dont voici le communiqué final.

Lire le compte rendu final

Rapport mondial sur les Sciences Sociales

UNESCO 17 Octobre 2016

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Le Rapport Mondial sur Les Sciences Sociales (RMSS 2016) « tire la sonnette d’alarme. Combler les lacunes existant dans les recherches en sciences sociales menées sur les inégalités est essentiel pour réaliser l’ambition transversale de l’Agenda 2030 qui vise à opérer des transformations qui ne laissent personne de côté’, » a souligné Irina Bokova, Directrice Générale de l’UNESCO, lors de la présentation des résultats de l’édition 2016.

rmssv2Le Rapport Mondial sur Les Sciences Sociales (RMSS 2016)  a été réalisé par le Conseil international des sciences sociales (CISS ou ISSC, de l’anglais International Social Science Council) qui est une organisation internationale fondée en 1952 par l’UNESCO et qui vise à « dynamiser l’action au sein et au-delà des sciences sociales ».
A cette réunion ont participé des représentants des institutions impliquées :
Pour l’UNESCO, Madame Nada Al-Nashif, sous-directrice générale pour les sciences sociales et humaines.
Pour le CISS, Monsieur Mathieu Denis, directeur exécutif
Monsieur Louis Chauvel, professeur de sociologie à l’université du Luxembourg co-auteur du rapport.

Madame Nada Al-Nashif a relayé le message d’Irina Bokova, la directrice générale de l’UNESCO. L’agenda 2030 pour le développement durable vise une société inclusive, une réduction des inégalités, de sorte que dans dix ans personne ne soit laissé de côté. Or, les inégalités fragilisent la cohésion sociale. Elles constituent une ombre menaçante tant pour l’économie que pour la société et pour l’environnement. Diminuer la pauvreté ce n’est pas aider les pauvres mais les aider à vivre dignement. Lutter contre les inégalités est essentiel pour les objectif du développement durable.

Monsieur Mathieu Denis a précisé que c’est un rapport auquel ont contribué 107 auteurs, parmi lesquels des chercheurs de Institute Development Studies, l’Institut international de recherche sur le développement. Ce rapport de 2016, est le 3ème, le premier datant de 2010, le deuxième de 2013. Aujourd’hui le rapport se focalise sur les inégalités. Elles se sont élargies vers l’Amérique Latine, vers le nord de l’Afrique, interpellées par des mouvements comme le Printemps Arabe, Occupy.
Si les inégalités ne sont pas maîtrisées, la durabilité du développement est menacée. Les différentes formes de l’inégalité sont: économiques, politiques, de pouvoir, sociales, de santé, d’éducation, culturelles, environnementales, spatiales, (rural, périurbain), accès aux connaissances.

Certains pays d’Amérique Latine, d’Afrique ou la Chine ont réussi, au contraire, de ralentir les inégalités. Il n’y a pas de panacée, par la suite, en ce qui concerne la maîtrise des inégalités. Cela est dicté par plusieurs éléments comme l’application de diverses politiques comme la discrimination positive, les héritages antérieurs qui ont modelé les inégalités actuelles, l’action collective solidaire (qui est une des nouvelles pistes pour réduire les inégalités).
L’Afrique reste la priorité en matière d’inégalités, puisque ce continent enregistre les inégalités les plus profondes.

En ce qui concerne l’étude des inégalités, on peut observer que 80 % de la recherche en sciences sociales est produite par l’Europe occidentale et les États-Unis. Dans ces conditions, en fonction des lacunes observées dans l’étude de l’inégalité  il y auraient 7 priorités à prendre en compte :
– Renforcer le soutien à la production de connaissances sur l’inégalité,
– Améliorer les capacités d’évaluation de ce phénomène,
– Mieux comprendre les diverses expériences de l’inégalité,
– Mieux comprendre la création et la reproduction des inégalités multiples,
– Mieux comprendre les liens et les interactions entre les formes locales et mondiales de l’inégalité,
– Promouvoir les études sur la recherche d’une plus grande égalité,
– Soutenir les synthèses transversales sur l’inégalité et l’égalité.

Le professeur Louis Chauvel, quant à lui, a parlé surtout du rôle des classes moyennes dans le développement. Pour lui, il y a une déstabilisation de la classe moyenne mondiale (White Trash aux États-Unis). Depuis les années 70, qui ont vu le rêve d’une civilisation de la classe moyenne, basée sur les salaires, le monde évolue vers une généralisation de la classe moyenne et aujourd’hui on assiste à la préoccupation de stabiliser cette classe moyenne. Elle est mise en difficulté par une polarisation, servie par le manque de croissance économique, qui sert les populismes. Il faudrait, pour favoriser les classes moyennes, plus de protection sociale, plus d’éducation et plus transition réussie de l’éducation à l’emploi.
La conclusion la plus importante est la nécessité de l’investissement dans les générations à venir.

Les prises de parole des personnes du public ont mis l’accent sur l’importance des instituts d’études sociales régionales, de la nécessité de prendre en compte la valeur économique du travail des femmes.

Lire le résumé ou le rapport mondial intégral sur les sciences sociales 2016

UNESCO : Journée Internationale de la Fille

Journée Internationale de la Fille

UNESCO, le 3 Octobre 2016

Dans le cadre du “International Day of the Girl Child”, “Malgré des progrès importants depuis 20 ans, dans trop de pays, les dispositions législatives sont encore insuffisantes pour empêcher les mariages précoces et permettre de soutenir un taux de scolarisation des adolescentes, facteur de progrès et de développement durable », s’est ainsi exprimé Madame Irina Bokova, Directrice Générale de L’UNESCO, à l’ouverture de la présentation du rapport sur l’égalité homme/femme dans l’éducation. Le forum organisé par l’Ambassade du Canada a été l’occasion de faire état d’initiatives très concrètes comme la législation contre les mariages forcés en Gambie par exemple, ou l’installation de sanitaires adaptées aux filles en Inde, … plus capables d’apporter des solutions durables que de vouloir modifier les manuels scolaires …

Le forum co-organisé avec la Délégation permanente du Canada à l’UNESCO a été l’occasion pour les représentants de plusieurs pays (Bangladesh, Inde, Kenya, Gambie) et d’IONG (« Girls not Brides ») de présenter leurs initiatives concrètes : législation contre les mariages forcés adoptée en Gambie, installation de 400 000 sanitaires adaptées aux filles en Inde, …

La pauvreté et les traditions culturelles restent des obstacles majeurs au progrès dans la disparition des mariages précoces et forcés des filles enfants (moins de 18 ans) avec entre autres pour conséquence leur sortie du parcours scolaire, une forte mortalité infantile et un maintien dans la pauvreté par absence de formation et d’apprentissage.

Deux jeunes étudiantes découvrent le travail des ONG à l’UNESCO

A l’invitation du CCIC, deux jeunes étudiantes (à Sciences Po Paris et à Dauphine) découvrent le travail des ONG à l’UNESCO.

« Le 2 juin 2016, accompagnée d’une amie qui étudie à Dauphine, j’ai franchi les portes de l’UNESCO pour assister à la réunion inter-ONG de préparation du forum sur la paix qui aura lieu au Mexique à la rentrée prochaine.
 
Nous y avons découvert une diversité d’associations telles que Peace And Sport qui vise à promouvoir la paix via les rencontres sportives. Toutes ces associations et leurs représentants ont à cœur de favoriser la paix dans le monde. Ainsi souhaitent-ils faire de ce forum une réussite d’où naîtront des mesures et des résolutions concrètes dans le sens du pacifisme. Cette réussite passe par une organisation optimale du forum et c’est pourquoi la réunion à laquelle j’ai assisté était en majorité de l’ordre logistique. Les principaux thèmes de ce forum ont été également rappelés : éducation – sport – dialogues interculturels…
 
Nous avons été agréablement marquées par la solidarité entre les associations. Celles qui avaient des antennes au Mexique ont spontanément proposé leur aide à l’organisation du forum et à l’accueil des participants. Cependant nous avons été étonnées par l’amplitude des sujets à traiter lors de ce forum qui ne durera que deux jours. Nous craignions que cela soit trop ambitieux pour pouvoir aller en profondeur des thèmes afin d’en tirer des mesures précises et réalisables.
 
Assister à une réunion de préparation d’un forum de l’UNESCO fut une riche expérience bien qu’il soit frustrant de ne pouvoir se rendre à ce forum pour y observer la tournure que prendront les discutions là-bas. Ce fut également l’occasion de rencontrer des membres d’ONG de diverses nationalités qui nous ont fait partager les causes de leur engagement associatif.
 
Espérons en tout cas que ce forum portera les fruits attendus ! »

C.M.

lien vers le Forum

JMJ 2016 : « Mémoire, courage et espérance »

Entretien avec Mgr Tony Anatrella
Monseigneur Tony Anatrella, psychanalyste et spécialiste en psychiatrie sociale, consulteur du Conseil pontifical pour la famille et du Conseil pontifical pour la santé, analyse pour Zenit les enjeux de ces Journées Mondiales de la Jeunesse.

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Attentat de Saint Étienne du Rouvray le 26 juillet 2016 – Communiqué du CCIC

Communiqué  du CCIC  suite à l’attentat perpétré  à Saint Étienne du Rouvray

Le CCIC, marqué une fois de plus par l’horreur d’un nouvel attentat qui a visé cette fois-ci l’Église catholique, prend pleinement part à la douleur de la petite ville de Saint Étienne du Rouvray, de la famille du Père Hamel, de celles des otages dont l’un a été grièvement blessé lors de l’agression meurtrière revendiquée par DAECH. Il s’associe à la prière des fidèles des différentes religions manifestée ce jour lors de la messe présidée par le Cardinal Vingt Trois à la Cathédrale Notre Dame  de Paris.

Le père Hamel a été sacrifié par la haine, au moment où il célébrait la mémoire de la mort et la résurrection de Celui qui est au cœur de notre foi. La sidération dans laquelle nous plonge cet acte de barbarie ne doit pas se transformer en résignation face au mal qui cherche à détruire la vie à laquelle nous sommes appelés. Le mal existera toujours mais les faits récents nous conduisent à nous dresser pour oser l’affronter et participer pleinement à une prise de responsabilité. Toutes les composantes de la société : les États, les croyants des différentes religions, les familles, les associations,  chacune a une tâche à laquelle elle ne peut déroger.

Nous voulons avec d’autres accentuer la culture de la paix qui met en œuvre avec conviction et détermination les moyens de neutraliser toute attitude sectaire, en restant unis face aux discours de haine, en inventant de nouveaux savoir-être-ensemble, en ouvrant les cœurs à la transcendance qui conduit à la réconciliation.

Paris le 27 juillet 2016

Attentat de Nice le 14 juillet 2016 – Communiqué du CCIC

Le Centre Catholique International de Coopération avec l’UNESCO, réseau d’organisations non gouvernementales (ONG) d’inspiration catholique partenaires de l’UNESCO, a été bouleversé comme l’ensemble de la communauté internationale par le nouvel attentat horrible du 14 juillet à Nice en France. La stratégie terroriste du Groupe État Islamique ou DAECH a atteint encore une fois de nombreux innocents dont des enfants heureux de vivre une fête en famille.

Le CCIC tient à exprimer sa compassion et son soutien aux familles et amis des victimes. Il veut y associer les très nombreux secouristes qui ont mis en œuvre spontanément une solidarité profonde, les centres hospitaliers ainsi que les services de l’État et de la ville écrasés par les conséquences de cet événement d’une cruauté calculée.

Les membres du CCIC refusent sans relâche une attitude de passivité devant ces drames qui endeuillent aveuglement la planète. Ils recherchent avec d’autres de nouveaux moyens de développer une pédagogie de la fraternité, de la non-violence et du respect sacré de la vie humaine. Il est temps que la Déclaration Universelle des droits de l’Homme ne soit plus bafouée et que s’ouvrent les frontières pour la proclamer et agir pour sa mise en œuvre.

Paris le 21 juillet 2016

Christine Roche
Présidente