Changeons les esprits, pas le Climat ! (suite)

8ème Forum international des ONG

UNESCO PARIS les 7 et 8 décembre 2017


Les questions climatiques appellent une mobilisation générale, les ONG en sont une partie prenante.


A la suite des Accords de Paris, les gouvernements des pays signataires ont été fortement incités à mettre en œuvre des stratégies et des programmes de développement durable pour les années 2018 à 2021.

En 2011 la Conférence Générale a demandé au Comité de liaison de l’UNESCO de travailler avec les ONG qui sont de véritables acteurs du développement durable, Les forums sont ici des rendez vous au cours desquels peuvent être entendus les témoignages de leurs actions.

Compte tenu des craintes que suscitent les questions climatiques, il est logique que ce thème ait été retenu pour le 8ème forum des ONG avec une attention particulière portée aux personnes et aux sociétés confrontées au problème. L’accent a été mis sur : l’incitation à changer les esprits et les comportements des parties prenantes, la promotion d’une éthique de développement durable, l’instauration de bonnes pratiques et enfin, l’éducation des populations locales et, singulièrement, de la jeunesse.
La protection des océans a fait l’objet d’interventions très pertinentes.
Les océans sont en danger : de plus en plus pollués par les déchets ils sont sérieusement impactés par les modifications du climat que peuvent générer les activités humaines polluantes ou déstabilisantes. Ce poumon maritime essentiel pour la préservation des écosystèmes de notre planète se trouve affecté par deux phénomènes inquiétants : une perte croissante de la biodiversité et une multiplication des catastrophes naturelles engendrant des migrations de population. Devant l’ampleur des risques induits 15000 scientifiques ont lancé un cri d’alarme : « Agissons avant qu’il ne soit trop tard ! »

Plusieurs ONG ont présenté leurs actions concrètes pour lutter contre la pollution des mers et océans :

Mme Jina TALJ pour lONG libanaise Diaries Of the Oceans, a décrit ses actions concrètes pour la protection du littoral du Liban menées par des bénévoles et par le biais de programmes de formation au développement durable de la population locale.

Pour la Fondation TARA, M. André ABREU a présenté un court métrage sur les activités des scientifiques qui, à bord du bateau-laboratoire de Jean-Louis ÉTIENNE, parcourent les océans pour faire des relevés scientifiques et formulent des recommandations à l’adresse des responsables pour protéger les océans, surveiller leurs réactions et anticiper les catastrophes.

Toutes les actions des ONG, grandes ou petites, méritent d’être encouragées, et dans cette lutte pour enrayer la dégradation de la situation ou simplement pour sensibiliser, les initiatives sont diverses : ainsi lONG SURFRIDER, présentée par Mme ARIZMENDI, mobilise les sportifs de la mer. Nettoyer les côtes et la mer, éduquer les enfants des écoles à respecter la mer au moyen de ses publications : le Guide des Espèces ou et livrets pour éduquer la jeunesse font aussi partie de ces actions qui aident à prendre conscience des problèmes qui affectent les mers et les océans, dans leur rapport à la Terre.

En dernier lieu, pour revenir à la question générale des effets et des causes des dérèglements climatiques, on aura relevé tous les apports des travaux du GIEC, qui ont été présentés par Mme Valérie MASSON-DELMOTTE en conclusion des deux journées du Forum.

Ce Groupe d’experts scientifiques indépendants et internationaux travaille bénévolement pour mesurer les effets du réchauffement climatique. Le GIEC publie des rapports généraux ou spéciaux dont un prochain sur les Océans qui sont précieux  instruments permettant d’observer les changements climatiques, la perte de la biodiversité et les conséquences sur les océans des dérégulations climatiques. Ces rapports permettent d’anticiper les catastrophes naturelles, les effets dus à l’élévation du niveau de la mer et de prévoir les mutations des populations, les adaptations à prévoir pour maintenir à un maximum de 2 degrés l’élévation de la température mondiale, un meilleurs usage des terres pour la sécurité alimentaire d’une population dont les besoins excèdent largement les capacités de production de notre planète.

« Gouverner, c’est prévoir« , formule que l’on rappelle à propos de cette question du traitement des questions climatiques, un traitement dont on doit se soucier sérieusement d’abord en prenant appui sur des données scientifiques fiables et ensuite sur l’engagement ainsi que la bonne volonté, la bonne foi aussi de toutes les parties prenantes, parmi lesquelles les ONG qui, comme l’a montré ce forum, ont leur rôle à jouer en ce domaine.