Convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique


Journées des 23 & 24 avril 2018


La protection du patrimoine culturel subaquatique porte autant sur la protection du patrimoine naturel des sites (rivages, fonds marins, faune, coraux…) que sur les vestiges archéologiques engloutis ou les épaves de navires pouvant remonter parfois à la préhistoire.

Ce patrimoine peut être menacé par les changements climatiques ou les érosions maritimes ou bien par les atteintes humaines telles que les pollutions, des exploitations marines désordonnées ou par le piratage et le pillage.

Les journées des 23 et 24 avril ont permis aux spécialistes et aux publics intéressés de prendre la mesure des actions en cours ou souhaitées par les différents partenaires institutionnels ou ONG.


Madame Mechtild Rössler Directrice de la Division du patrimoine a ouvert la session.

La convention de 2001 protège le patrimoine englouti que ce soit dans les océans ou dans les eaux intérieures. La convention existe pour lutter contre toutes formes de commerce illicite de biens culturels qui sont à l’origine d’identité culturelle… L’UNESCO soutient et renforce la protection du patrimoine subaquatique.


Monsieur Vladimir Ryabinin, Secrétaire exécutif de la Commission océanographique intergouvernementale (COI) a soulignées les mesures prises pour la santé et la protection des océans. La COI est une maison des sciences au sein de l’ONU. qui a développés des moyens scientifiques de protection des côtes par des plans maritimes spéciaux. Les océans sont un patrimoine commun.

Les sciences des océans, du climat et du patrimoine doivent se coordonner dans le cadre du développement durable.


Son Excellence Monsieur Laurent Stéfanini Président de la Conférence des États parties à la Convention 2001 insiste sur le besoin d’élargir le nombre des ratifications de la Convention qui ne sont à ce jour que 58. Il attire l’attention des États au sujet de l’épave trouvée dans les fonds colombiens objet, de grandes convoitises illicites au regard de la grande quantité d’or et d’émeraudes qu’elle renferme.


Monsieur Azzedine Karra Président du Conseil scientifique et technique de la Convention de 2001 (STAB) rappelle l’importance de l’application de la Convention 2001 quant aux missions des États qui demandent une intervention rapide.

Le STAB a envoyé la dernière mission en Bulgarie en novembre 2017. Il s’agissait d’une action conjointe avec ICOMOS. Monsieur Karra a souligné d’une part l’importance d’un travail coordonné et d’autre part l’importance de conserver la bio-diversité aquatique.


La deuxième partie de la matinée a porté sur le patrimoine et nos océans.

Madame Mechtild Rössler Directrice de la Division du patrimoine a insisté sur l’importance de la protection du patrimoine aquatique dans la mesure où 71 % de la planète terre est recouverte par les océans. Les océans sont le plus grand musée archéologique du monde et 95 % des océans sont inexplorés. 49 sites marins existent dans le monde.
Les missions conjointes entre Interpol, l’ONU, ICOMOS, la COI sont encouragées.


Madame Ulrike Guérin Convention 2001 UNESCO souligne l’importance du travail de la COI. La préservation du patrimoine culturel subaquatique concerne les activités de l’humanité, par exemple la pèche pour la nourriture, le littoral pour le tourisme, etc. Les villes côtières sont menacées par la montée du niveau de la mer.

On doit prendre en considération les cultures propres
Le patrimoine est, pour une grande part, enfoui sous les eaux et reste inconnu.


Monsieur Michel L‘Hour (STAB) Directeur du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines du Ministère de la culture de France a insisté sur le besoin de la protection du patrimoine englouti, immergé . Les océans sont des espaces d’échanges ancestraux et aussi les côtes sont des lieux de concentration humaine.

Aujourd’hui les océans sont une « poubelle » d’objets indestructibles (plastiques), les cargaisons ont changé (hydrocarbure)… Ainsi l’activité humaine laisse-t-elle des traces. On peut circuler sur les océans sans surveillance, y travailler de façon clandestine (pêche). L’activité industrielle produit aussi des dégâts.


Monsieur Julian Barbière COI – UNESCO, a parlé du développement durable dans le cadre de la décennie internationale des sciences océanographiques et archéologiques. Dans ce cadre là, les questions relatives à l’économie, la sociologie et la culture sont des préoccupations de plus en plus importantes. Les projets de la COI portent sur : la cartographie des bassins du monde, l’identification des espèces, la définition des priorités à mettre en œuvre, la prise en compte des question de sécurité en mer, l’étude des transformations de l’écologie marine, la collecte des nouvelles informations…


Madame Fanny Douvere Programme marin du patrimoine mondial UNESCO, rend compte de sa mission. 49 sites marins sont classés sur 1073 qui figurent au patrimoine de l’ONU. 9 Sites sont considérés en danger, les sites hawaïens coralliens dus au réchauffement climatique, les sites menacées par les pêches illégales, les sites pollués par le trafic maritime et les déversement de produits toxiques.


En fin de matinée une table ronde ayant pour sujet « le patrimoine culturel des océans – une occasion de promouvoir la Convention de 2001 » a réuni :
Monsieur Vladimir Ryabinin, Monsieur Blim Blivi (STAB-Togo), Madame Dolores Elkim (STAB-Argentine), Son Excellence Monsieur Laurent Stéfanini, Monsieur Azzedine Karra.

Un travail de sensibilisation par des ateliers, des expositions permettrait de s’inscrire à la mise en application de la Convention de 2001. L’environnement préhistorique des fonds marins des océans donne des informations sur les événements naturels comme les tsunamis, les mouvements tectoniques sous marins, etc.
Le Togo salue salue la collaboration des institutions comme la COI, le STAB. Le Togo souhaite un document administratif qui précise cette collaboration.

Marie Christine LATTES, Denis CHAIGNE