Dynamiser le développement durable à travers l’accès à l’information

Journée IPDC TALKS du 28 septembre 2017
« Dynamiser le développement durable à travers l’accès à l’information »


Les nouveaux moyens d’information et de communication aident puissamment au développement, ils seront de précieux outils pour la réalisation de beaucoup des objectifs de l’agenda 2030, mais ils peuvent donner lieu à des dérives, contrôles et censure ou à des entraves à la liberté, notamment celles des journalistes.


  1. Rappel

– L’ONU a défini 17 objectifs de Développement Durable en 2015 (agenda 2030)

IPDC : International Program for Development of Communication

L’évènement s’inscrit dans le cadre de la «  journée de la communication ».
A l’UNESCO Paris, cette journée était patronnée par l’IPDC, les Pays-Bas, la Finlande, la Lituanie, et hors Paris, il y avait une dizaine d’événements sur ce thème.

  1. Le Thème central

La question traitée lors de ces échanges a été celle de savoir comment les acteurs (médias et journalistes) et les techniques de la communication (Internet, tweeter, facebook…) pouvaient aider à la réalisation de ces objectifs.

  1. Les interventions

Elles ont essentiellement porté sur les objectifs :
– 1 éradication de la pauvreté
– 4 accès à une éducation de qualité
– 5 égalité entre les sexes
– 7 recours aux énergies renouvelables
– 9 bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation
– 10 réduction des inégalités
– 16 justice et paix

Ces grands objectifs ont tous un rapport plus ou moins étroit et parfois délicat avec les questions touchant à la communication. C’est ainsi en particulier que pour l’objectif 16, le sous- objectif 16.10 identifie le thème de la garantie d’un accès public à l’information et à la protection des libertés fondamentales notamment vis-à-vis des menaces ou de la corruption.
Les principaux pays cités par les intervenants, ont été : la Lituanie, la Finlande, la Chine, le Yémen, le Mexique, le Brésil, l’Indonésie, l’Inde, le Bengladesh, le Kenya, l’Afrique du Sud

  1. Les principaux points mis en évidence

– les nouvelles technologies de la communication permettent une plus grande diffusion en volume et en qualité de l’information pour l’éducation des jeunes et des adultes en vue de l’emploi et du développement économique.
– de plus en plus et dans de nombreux pays, ces actions éducatives et d’information bénéficient autant aux hommes qu’aux femmes même si, dans certains pays, notamment au Moyen Orient, les réseaux sociaux ne seraient autorisés pour les femmes.
– certains pays ont réussi à lier information et formation par internet tout en préservant les livres en complément.
– mais une grande partie des interventions a porté sur la liberté et l’indépendance de l’information qui peuvent être mises à mal en particulier à l’encontre des journalistes, mais aussi dans la sphère des échanges privés ou des réseaux sociaux.

C’est ainsi que plusieurs journalistes, appartenant à des mouvements attachés à la liberté d’expression, (par exemple « Democracy Now ») ont relaté leurs difficultés à maintenir leur indépendance et leur liberté d’expression devant les entreprises de corruption ou de contrôle des autorités en place.
A signaler par exemple, les actions de certains gouvernements qui peuvent décider de stopper le fonctionnement des réseaux internet sur leur pays, si la teneur des échanges ne les satisfait pas.
En conclusion, si de nombreux exemples ont permis de mieux comprendre l’aide apportée par les nouveaux moyens de communication au service des objectifs de développement durable, beaucoup d’interventions ont porté sur le droit à la liberté d’expression des journalistes.

Denis Chaigne