Mettre en œuvre au CCIC les mots de Léon XIV
Quelques jours après la visite du pape Léon XIV à l’UNESCO, le CCIC lançait sa nouvelle année de travail auprès de l’UNESCO, autour de Monseigneur Campisi, observateur permanent du Saint Siège à l’UNESCO, en coopération avec lui et entre ses différentes O.N.G. membres.
L’idée était de partir de l’allocution du Pape à l’UNESCO le 25 septembre dernier pour en dégager le message essentiel, et réfléchir ensemble à sa mise en œuvre dans notre activité de témoignage auprès de l’UNESCO.
Ici : le discours du Pape à l’UNESCO , et là : video de la visite à l’UNESCO.

Monseigneur Campisi, dans son exposé introductif, a rappelé les mots forts du Pape, la question essentielle qui devrait précéder tout programme, projet présence, auprès de l’UNESCO : « Que signifie être humain ? ». Partant du discours du Saint-Père, il propose trois engagements programmatiques pour le CCIC et l’ensemble des O.N.G. qui le composent.
- Le premier est de « mettre la dignité de la personne au centre » : préserver et promouvoir une conception intégrale de la personne humaine. Notre spécificité en tant qu’O.N.G. d’inspiration catholique doit se manifester à notre façon de regarder la personne, à l’attention portée aux plus vénérables.
- Le deuxième engagement est celui de « reconstruire une écologie de la vérité et du dialogue ». En mettant en réseau les compétences de nos O.N.G. engagées dans l’éducation, les universités, la recherche, le travail auprès des jeunes, les médias et la coopération internationale, nous pouvons contribuer à une écologie de la vérité. Savoir distinguer l’information de la connaissance et de la sagesse, former au discernement, à l’écoute et au dialogue.
- Le troisième engagement est de « faire de la construction de la paix, le critère de notre action ». « La paix n’est pas un secteur d’activité parmi les autres, mais le critère à l’aune duquel nous pouvons évaluer tous les autres secteurs ».
Il résume ainsi le message du Saint Père pour notre travail :
« Préserver la personne, surtout lorsqu’elle est fragile et lorsque la logique de l’efficacité risque de la rendre invisible.
Discerner le vrai, notamment dans le nouvel environnement numérique, afin que la technologie et l’intelligence artificielle demeurent au service de l’être humain.
Construire la paix, en transformant nos réseaux éducatifs, culturels et sociaux en lieux où la confiance puisse renaître. »
Il ajoute une dernière considération sur le soin de ce que nous transmettons aux jeunes, et termine par l’invitation du pape à « rendre toujours plus vivante, plus active et plus juste la conscience d’appartenir à une seule famille humaine ».
Notre programme, suggère Monseigneur Campisi, est « non pas seulement être présents à l’UNESCO, mais contribuer ensemble à rendre sa mission possible en préservant l’humain, en discernant le vrai, et en construisant la paix ».
A l’issue de cet exposé fut proposé un temps d’approfondissement et de dialogue en petits groupes sur comment mettre en œuvre les pistes suggérées par Monseigneur Campisi, et plus généralement sur l’ensemble du discours de Léon XIV à l’UNESCO. Plus d’une dizaine de représentants des ONG avaient pu participer à l’évènement le 25 septembre à l’invitation de l’Observateur Permanent du Saint-Siège ou du Directeur Général de l’UNESCO, et plusieurs exemplaires du discours étaient à disposition ainsi que de grandes feuilles pour une restitution imagée des réflexions de chaque groupe.
Des différents groupes de réflexion il est ressorti notre engagement sur des chemins de paix mis en œuvre de façons diverses par nos organisations, l’importance de travailler ENSEMBLE, chacun mettant ses charismes et domaines d’action propres au service d’un projet commun, celui des « Chemins de Paix » et son aboutissement à l’UNESCO dans l’évènement des 80 ans du CCIC. Certains ont entendu l’appel du Pape aux jeunes, à s’inspirer de l’audace dont ont fait preuve les saints de France.
Il nous paraissait important de confier tout cela au Seigneur dans la prière et l’action de grâce. Nous nous sommes rassemblés autour de l’eucharistie, concélébrée par Monseigneur Campisi, le Père François Euvé (rédacteur en chef de la revue Etudes) et le Père Albert Kabuge (rep. De l’UMEC et de Don Bosco International).






