Bâtir des villes durables et résilientes

Célébration de la journée mondiale des villes
mercredi 31 octobre 2018


A l’occasion de la journée mondiale des villes sous le thème « Bâtir des villes durables et résilientes », l’UNESCO organise une série d’événements pour célébrer le rôle clé des villes dans la promotion de l’inclusion sociale et de la diversité.


Madame Angela Melo, directrice du secteur des Sciences sociales et Humaines a présidé cette session dont la partie relative au pouvoir de l’art comme vecteur d’inclusion ou de discrimination dans les espaces urbains a été diffusée en direct avec la célébration de la journée mondiale des villes à Liverpool.


Le sujet traitant de « l’innovation pour un développement urbain durable » a réuni de nombreux intervenants, que ce soient des responsables de villes du Mexique, du Royaume Uni, de Finlande ou des représentants d’organismes s’occupant d’économie, ou de questions concernant les paysages ou l’environnement.


Les réflexions suivantes sont à souligner :

  • Quand une ville a un projet d’aménagement sur deux ans ou plus, un séisme entrave le déroulement de ce projet et le ralentit, voire le modifie fortement ;

  • Dans le cadre d’une externalisation du traitement d’un espace public, il convient de veiller aux termes du contrat. Exemple à Sheffield : une entreprise privée préfère abattre des arbres plutôt que les entretenir parce que le coût d’abattage est moindre ;

  • L’intelligence des lieux est mieux portée par les habitants de ces lieux que par des intervenants, même « spécialistes » extérieurs ;

  • Plus la ville est grande, plus certains secteurs exposent au risque de la marginalisation. Les défis à relever concernent principalement le logement, la santé, l’école. L’école est essentielle : il faut qu’elle assure une éducation de qualité pour justement éviter l’exclusion sociale. Dans certains cas, les logements non occupés et souvent acquis à des fins purement spéculatives doivent pouvoir être « réquisitionnés » ;

  • Assurer la mixité non seulement dans un immeuble mais aussi dans le quartier ;

  • Miser sur les technologies en aidant les personnes le cas échéant : au Japon, la personne âgée est ainsi souvent aidée par la robotique et cette situation est acceptée. A Sheffield, l’université ou des groupements confessionnels s’emploient à initier les personnes âgées à l’utilisation d’internet ;

  • Au Mexique des programmes sociaux sont adaptés aux handicapés.


Le sujet du « Pouvoir de l’art comme vecteur d’inclusion et de non discrimination dans les espaces urbains » a été animé par Madame Anne-Marie Melster, Co-fondatrice et Directrice exécutive d’Artport. Artport est la première organisation d’art qui a travaillé sur le développement durable depuis 13 ans.

La session a particulièrement porté sur le « street art ».

Parce qu’il véhicule un message, le « street art » peut changer la pensée d’une personne jeune comme d’une personne âgée sans pour autant vouloir changer la société ;

  • Si un artiste s’exprime dans son œuvre dans la rue, il est bon d’inviter la population qui regarde cette même œuvre à s’exprimer sur son ressenti devant elle. Ainsi est créé un contact entre l’artiste et la population ;

  • le « street art » donne une personnalité à une ville ;

  • la ville doit rester un laboratoire d’actions concrètes.

Pour illustrer la montée en continu du rôle de l’art comme symbole des réalités sociales dans la culture urbaine, deux artistes du street art ont créé, chacun en direct, une œuvre murale dans le hall Ségur de l’UNESCO.


Puis deux compagnies du hip-hop ont donné une démonstration de leur danse qui fut suivie d’une participation du public.

La journée s’est terminée avec la projection du documentaire « Sky’s the limit : les peintres de l’extrême » du réalisateur Jérôme Thomas.