UNESCO –Journée mondiale des enseignant(e)s 2017

 

« Enseigner en liberté, autonomiser les enseignant(e)s »
5 octobre 2017


Choisi avec pertinence dans le contexte actuel où, dans de nombreux pays, les enseignants et les chercheurs sont soumis à de multiples pressions internes et externes, l’UNESCO a retenu comme thème pour la journée mondiale des enseignants 2017 : « Enseigner en liberté, autonomiser les enseignant(e)s ». Cette journée marquait également le 20ième anniversaire de la Recommandation de l’UNESCO de 1997 concernant la condition du personnel enseignant de l’enseignement supérieur qui a contribué à définir un cadre de référence clair sur les droits et obligations dans l’enseignement supérieur.

Dans son intervention inaugurale, Mme Irina Bokova, Directrice général de l’UNESCO, a d’abord tenu à souligner que l’enseignement n’était pas un travail comme un autre, que c’était un « engagement, une mission » :

« Les enseignants transmettent compétences et connaissances pour permettre aux femmes et aux hommes de faire face aux changements et de tirer le meilleur des opportunités qui en résultent. Ils partagent aussi valeurs et sagesse. Ils partagent émerveillement et curiosité, donnant les clés qui ouvrent le monde. Les enseignants sont ceux par qui se réalisent les changements pour les droits de l’homme et de sa dignité, pour l’inclusion et la résilience C’est pour cela que les enseignants méritent respect et soutien, ils méritent une formation et des conditions de travail correctes, ils méritent un statut et des qualifications appropriées. »


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Deux jeunes étudiantes découvrent le travail des ONG à l’UNESCO

A l’invitation du CCIC, deux jeunes étudiantes (à Sciences Po Paris et à Dauphine) découvrent le travail des ONG à l’UNESCO.

« Le 2 juin 2016, accompagnée d’une amie qui étudie à Dauphine, j’ai franchi les portes de l’UNESCO pour assister à la réunion inter-ONG de préparation du forum sur la paix qui aura lieu au Mexique à la rentrée prochaine.
 
Nous y avons découvert une diversité d’associations telles que Peace And Sport qui vise à promouvoir la paix via les rencontres sportives. Toutes ces associations et leurs représentants ont à cœur de favoriser la paix dans le monde. Ainsi souhaitent-ils faire de ce forum une réussite d’où naîtront des mesures et des résolutions concrètes dans le sens du pacifisme. Cette réussite passe par une organisation optimale du forum et c’est pourquoi la réunion à laquelle j’ai assisté était en majorité de l’ordre logistique. Les principaux thèmes de ce forum ont été également rappelés : éducation – sport – dialogues interculturels…
 
Nous avons été agréablement marquées par la solidarité entre les associations. Celles qui avaient des antennes au Mexique ont spontanément proposé leur aide à l’organisation du forum et à l’accueil des participants. Cependant nous avons été étonnées par l’amplitude des sujets à traiter lors de ce forum qui ne durera que deux jours. Nous craignions que cela soit trop ambitieux pour pouvoir aller en profondeur des thèmes afin d’en tirer des mesures précises et réalisables.
 
Assister à une réunion de préparation d’un forum de l’UNESCO fut une riche expérience bien qu’il soit frustrant de ne pouvoir se rendre à ce forum pour y observer la tournure que prendront les discutions là-bas. Ce fut également l’occasion de rencontrer des membres d’ONG de diverses nationalités qui nous ont fait partager les causes de leur engagement associatif.
 
Espérons en tout cas que ce forum portera les fruits attendus ! »

C.M.

lien vers le Forum

L’enseignement catholique francophone dans le chaos du Moyen Orient

11Dans le chaos du Moyen Orient, l’enseignement catholique et francophone, dans un contexte de laïcité adaptée où 40% des élèves sont musulmans, n’est pas en régression car il représente des valeurs que ne véhicule pas l’anglais. Une francophonie, non franco-centrée mais orientée sur le français est un germe d’éducation à la paix dans le cœur des enfants, contribue à sortir de la mentalité patriarcale et conduit l’homme à vivre dans sa nature, dans son pays, dans la laïcité et dans sa foi.

Ce colloque, organisé par l’Œuvre d’Orient, avait pour objectif de présenter aux institutions internationales en charge de la francophonie, un état des lieux de la francophonie au Moyen Orient au travers des expériences et des témoignages des responsables d’établissements qui maintiennent l’enseignement en français et de la langue française.

Le panorama des établissements scolaires catholiques français dans le monde (Réseau Racine) fait apparaître, selon les chiffres de l’AEFE (Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger dépendant du MAE), environ 500 établissements et 336 000 élèves.

L’universalisme ainsi manifesté, son caractère non « franco centré », une francophonie orientée vers le français sont les traits majeurs qui sous-tendent la volonté du Gouvernement français de maintenir ce réseau avec un budget de 500 Millions €, dont 100 Millions pour des bourses qui bénéficient à 22% des élèves.

Les 40 établissements catholiques présents au Liban sont un havre de paix manifestant, dans ce contexte, une laïcité adaptée. Le français ne disparaît pas, car il représente quelques valeurs que ne véhicule pas l’anglais. De nouveaux établissement font la demande être homologués « français », avec une réorientation vers le multilinguisme. Ce qui nécessite un effort de formation, une priorité de l’AEFE qui l’a fait progresser de 7 à 40 jours annuels. On n’observe pas de retrait, sauf en Syrie.

Le Liban reste le premier pays d’enseignement français où l’on recense 23 établissements des Filles de la Charité avec environ 15 000 élèves. Le rattachement au champ de l’Éducation Nationale via l’homologation crée une surcharge financière et le recours à du personnel titulaire français en expatriation, non sans participer au financement de l’AEFE (1% du Chiffre d’affaires).

Pour Mgr Pascal Gollnisch, Directeur de l’Œuvre d’Orient, le Moyen Orient doit inventer sa forme spécifique de laïcité et contribuer à la formation d’un esprit critique tout autant que l’apprentissage de la vie commune. 40% des élèves sont musulmans. Il faut veiller à faire de l’École un environnement français car on peut craindre que la Russie remplace peu à peu la France au Liban.

L’expérience d’OMS auprès des enfants s’appuie sur les grandes souffrances vécues, dans la ligne du Service jésuite des Réfugiés. La culture française et l’approche jésuite sont une aide essentielle qui permet de garder l’espoir. A cela divers points :

La formation francophone est le moteur du projet. L’acquisition de bagages intellectuels est nécessaire pour avoir une approche lucide des problèmes. Le pragmatisme et l’urgence des situations ont amené à transformer des centres de catéchisme en centre de formation pour tous les enfants, quelques soit leur confession.

La mission est de jeter la bonne semence pour qu’elle fleurisse dans le désert de la Syrie. Il faut une éducation à la paix pour guérir de la violence et planter des germes d’avenir dans le cœur des enfants. A cela certaines conditions :

    • Trouver une approche différente de l’autorité,

    • Sortir de la mentalité patriarcale,

    • Arriver à une approche positive de la politique dans un pays (Syrie) où la liberté de parole est mesurée.

Il faut développer, par ailleurs, des initiatives de réconciliation.

    • S’accepter les uns les autres,

    • Utiliser le Théâtre (enfants et adultes),

    • Toucher les parents par les enfants (association ADYAN),

    • Rejeter la violence,

    • Encourager le dialogue entre les religions (ex : Université Saint Joseph).

« L’homme doit apprendre à vivre dans une nature, un pays, une société dans la laïcité et dans sa Foi »

La responsabilité dans l’éducation : une « obligation redditionnelle »

La responsabilité dans l’éducation : une « obligation redditionnelle1 »

A l’initiative d’Aaron Benavot, directeur du « GEM Report2 » de l’UNESCO, rencontre-consultation le 11 avril dernier avec les membres de l’IIEP (Institut International de Planification de l’Education) de l’UNESCO et des experts de différents pays des réseaux du « GEM Report » et de l’IIEP.

Cette rencontre-consultation se situe dans une série de consultations conduites par le « GEM Report » pour la préparation de l’édition 2017 du rapport, dont le thème est : « La responsabilité – obligation redditionnelle – dans l’éducation ». Une « Note conceptuelle » en donne la trame et servait de base aux consultations.

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Éducation : toujours moins de financement !

Financer l’ODD 4 – Éducation 2030 :

Ne laisser personne de côté – que faudra-t-il pour réduire les inégalités ?

Table ronde d’experts1 – 25 avril 2016 – UNESCO

Manifestation organisée par l’UNESCO en collaboration avec la Campagne mondiale pour l’éducation (CME), en soutien à la Semaine mondiale d’action 2016 pour l’éducation dont le slogan est : « Investir pour l’avenir : les droits à l’éducation maintenant ». La rencontre a mis en lumière les défis considérables en matière de financement du nouvel objectif pour l’éducation d’ici à 2030 (ODD 4). Elle a été l’occasion pour les intervenants de plaider pour une augmentation significative et plus ciblée du financement et aussi d’apporter des recommandations concrètes.

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Semaine d’apprentissage "mobile" à l’UNESCO

« Ensemble, nous pouvons changer la face du monde » a déclaré Brahima SANOU, Directeur de l’UIT, Union Internationale des Télécommunications, en conclusion de la Semaine de l’Apprentissage Mobile à l’UNESCO. Et d’ajouter ; « Permettre aux enfants qui n’ont pas accès à l’éducation, tel peut-être le rôle des TIC, dans l’Agenda 2030, si une réelle coordination existe entre les gouvernements, les opérateurs de télécommunications, le corps enseignants et les familles »

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Deuxième Forum de l’UNESCO sur l’éducation à la citoyenneté mondiale

(28-30 janvier 2015)

Dans le cadre de la préparation du 70° anniversaire de l’UNESCO, ce 2° forum visait l’édification de sociétés pacifiques et durables pour l’après 2015.

Mme Irina Bokova Directrice Générale de l'UNESCO
Mme Irina Bokova
Directrice Générale de l’UNESCO

Madame Irina BOKOVA a ouvert le forum en posant la question : « De quelle éducation a-t-on besoin pour un avenir plus pacifique ? » L’éducation est bien plus que la transmission d’un savoir. Elle doit permettre d’acquérir une culture nouvelle et d’apprendre de nouveaux modes de pensée.

Après le premier forum à Bangkok en 2013, le 2° forum ajoute de nouveaux partenariats et propose de rédiger une feuille de route. Il y aura un forum en mai en Corée avant la présentation en Septembre de l’après 2015. Son but : éliminer la pauvreté et l’exclusion sociale.

Mme Amira YAHYAOUI  (lauréate de la fondation Chirac pour la paix). Il y a une différence entre ce qu’on apprend à l’école et l’après-école. L’éducation est chargée de transmettre des savoirs mais aussi des valeurs. Elle se fait par des adultes en-dehors de l’école, il faut donc éduquer aussi les adultes pour que les concepts de l’école deviennent concepts de vie. 50% de la population mondiale n’a pas 30 ans, cette jeunesse n’est pas le futur mais le présent. Elle aura des responsabilités politiques dans un futur proche.

Mme Amira YAHYAOUI
Mme Amira YAHYAOUI

L’éducation à l’universalisme et aux valeurs communes contribue à la paix. Il faut éduquer à la différence, L’éducation aux droits de l’homme doit tenir compte des différentes cultures et religions.

Tous les enfants du monde n’ont pas la même enfance. C’est une donnée dont nous devons tenir compte et ne pas chercher à imposer un même modèle. En éducation, le rôle de la famille est essentiel.

Quelques attentions importantes : comment enseigne-t-on l’histoire et comment les enseignants sont-ils formés ? Sont-ils capables d’enseigner la citoyenneté mondiale ? Les manuels scolaires sont-ils bien adaptés et qui contrôle leur contenu ?

L’éducation à la citoyenneté mondiale dans l’agenda de l’éducation post 2015

1 – L’éducation dans le monde d’aujourd’hui présentée Monsieur DE SOUZA :

global citizenship educationIl faut que les apprenants soient conscients de leurs droits, que la diversité et la connaissance de leurs pays soient reconnues. Or la mondialisation va dans l’autre sens. L’élite mondiale s’intéresse à elle-même avec un processus qui se reproduit constamment. L’élite a monopolisé les espaces mentaux. Ce n’est pas dans le discours de Davos que l’on trouvera les solutions.

Défi : créer des consensus par changement (développement durable). L’éducation est un bien commun et une richesse permanente. Il existe une discrimination de groupes minoritaires où est imposé un discours dominant: les Adivasis en Inde sont discriminés dans la salle de classe, ils ne peuvent jouer ou partager un goûter avec leurs camarades.

L’élite mondiale envisage l’éducation pour elle-même dans le but de dominer le monde (école pour l’élite en Inde). Comment s’y opposer ? L’éducation est un bien commun à tous.

L’éducation contre l’extrémisme présentée par monsieur BRAUTASET

L’éducation favorise un meilleur développement de la personne. Elle permet au citoyen de prendre des décisions éclairées, c’est un droit pour les enfants. Or les enfants les plus pauvres et marginalisés ont besoin d’établissements sûrs et adaptés. L’éducation n’est pas l’apanage de l’Est ou de l’Ouest, mais de tous les humains. Elle a un rôle dans la lutte contre les extrémistes violents même si parfois une bonne éducation n’empêche pas la violence.

Il faut éduquer au respect et à la tolérance, pas seulement à l’école mais aussi dans l’apprentissage. Il faut développer le sens de l’identité et l’école doit poser les bases de la normalité. Un grand nombre d’enfants ne sont pas scolarisés dans le monde, surtout les petites filles et les enfants dans les zones de conflit. C’est une injustice qui compromet le développement de la démocratie. L’abandon de l’école avant l’obtention d’un diplôme en raison de la guerre ou de la nécessité de travailler est courante.

Il faut donc une action collective car l’éducation est un bien commun, collectif et mondial. Le monde change inexorablement. Le système éducatif doit apprendre à le changer sans violence et à l’adapter de façon continue. C’est la meilleure façon de lutter contre le terrorisme.

II – Promotion de l’apprentissage transformateur par la politique nationale de l’éducation par Madame CARRASCO :

La Colombie est un pays où il existe de nombreuses inégalités et ségrégation. Ce pays est en paix depuis peu et consacre maintenant un budget important à l’éducation. 68% des enfants vont à l’école publique.

Il y a un droit à un enseignement de qualité, respectueux des diversités et qui porte non seulement sur le savoir, mais aussi sur l’être.

Symbole de la fleur dont le cœur correspond à la base commune et nécessaire, les pétales aux savoirs que l’on choisit en s’adaptant à chaque cas et la tige à la méthodologie.

Mr MOTIVAN a préconisé un suivi des progrès comme mesure de l’éducation à la citoyenneté mondiale.

Séance parallèle 1 n° 17 : lutte contre la discrimination et la violence par le biais de l’éducation à l’ECM

Il s’agissait d’une table ronde où étaient exposées des expériences diverses dans différents pays.

Mexique : il a été mise en place une formation par internet, compte tenu de l’éloignement géographique des professeurs pour leur ouvrir l’esprit et pour qu’ils renoncent à leurs critères propres par rapport à l’homosexualité, l’avortement, le genre, les mariages forcés, la transsexualité…

Il s’agit de lutter contre les châtiments corporels, le harcèlement sexuel ou autre, l’homophobie.

Thaïlande : exposé fait par une femme membre du LGTB qui a reçu une aide de l’UNESCO pour l’un de ses projets assez semblable à l’interlocutrice précédente.

Séance parallèle 2 n°14 : Éducation inter-religieuse et éducation à la citoyenneté mondiale

Le dialogue inter-religieux qui inclut les incroyants, ne concerne pas seulement la connaissance des religions mais aussi ce qu’elles peuvent apporter et l’enrichissement des valeurs de chacune.

La tolérance est bonne mais la compréhension est meilleure.

Il faut « contextualiser » la connaissance.

L’orateur espère inspirer les étudiants à développer leurs connaissances sur les différentes croyances et cultures et à accepter que différents chemins existent dans la vie.

Politique Nationale et pratique en Côte d’Ivoire : Il faut former un citoyen nouveau respectueux de la république, de la démocratie, de la dignité de la personne humaine et de la paix pour cela :

  • cadre formel : Décret du 12.9.2012

Manuel de référence de la CEDEO dont un passage porte sur l’inter-religieux,

  • Vie scolaire : clubs, activités religieuses, inter-religieuses et culturelles,
    Écoles confessionnelles : les plus anciennes sont chrétiennes, les plus récentes islamiques, mais toutes les confessions sont acceptées car le programme scolaire est officiel.
  • Cadre informel : Implication des ONG
    Organisation de prières dans tous les lieux de culte pour chaque religion, Festivals scolaires, Activités communes, sport…

Améliorations à apporter en vue de former de « bons citoyens » : amélioration des manuels (cadre formel) et formation des leaders des clubs, des enseignants et éducateurs et des leaders religieux (cadre informel).

Professeur Davies : éducation contre l’extrémisme

Le dialogue inter-religieux peut être un moyen pour éviter que des jeunes ne tombent dans l’extrémisme.

Il faut être conscient des peurs et des vulnérabilités.

La religion est un risque particulier de conflit car chacun pense que sa religion est exclusive, supérieure, que Dieu est de son côté, et est expansionniste.

Le sécularisme est le risque le plus important pour l’extrémisme. Ce n’est pas la même chose que l’athéisme car le sécularisme est un système de gouvernance, pas un système de croyance; il y a un code moral dans la nécessité de la règle de droit et la protection des droits de l’homme.

Toutes les religions sont soumises à la même loi.

La volonté politique est essentielle. Le dialogue n’est pas une négociation mais un mode de résolution de conflit avec une obligation de résultat.

Séance plénière 2 : l’éducation à la citoyenneté mondiale forge la paix (jeudi 29 janvier)

L’éducation à la citoyenneté mondiale forge la paix.

Toutes les actions de domination, d’agression et d’oppression, les inégalités, la pauvreté sont des états qui ne favorisent pas la paix. Il est nécessaire de créer un socle commun qui constitue un « liant » dans la société. Les vertus civiques, les droits de l’homme et aujourd’hui le développement durable, les droits de la nature qui sont les mêmes pour tous sont les éléments d’une cohésion sociale. La solidarité n’est plus que familiale ou de voisinage mais avec des personnes que l’on ne connaît pas.

Il est difficile d’être un vecteur de changement sans s’impliquer soi-même. Dans la pédagogie du savoir vivre ensemble, outre la formation des enseignants, il convient d’associer les parents.

Comment dialoguer sans imposer ses perspectives ? On peut distinguer trois types de dialogue : le cas où il s’agit d’apprendre ensemble sans rien changer quant à ses attitudes, le dialogue libérateur et le dialogue où chacun aspirent à une vérité qui mérite débat.

Le terme éducation introduit : un contenu, une matière enseignée, sans poser de présupposés sur les apprenants ; un processus, comment apprendre, comment enseigner, par la participation, par un dialogue et non pas seulement « fournir » une compétence ; un contexte qui doit être adapté.

L’éducation à la citoyenneté mondiale a besoin d’une théorie. C’est en avançant qu’elle se construit.

Séance parallèle : le « dialogue » peut-il être un outil au service de l’édification de sociétés pacifiques ?

Dans le mot dialogue, il y a « dia » à travers, et « logos » mot, sens. Le dialogue n’est ni un débat, ni une médiation, ni une négociation, ni une délibération, ni une discussion. Le dialogue est une conversation entre deux ou plusieurs personnes qui pensent ensemble, échangent leurs idées et leurs émotions et avancent ensemble. Les participants entendent et écoutent leurs partenaires.

Séance plénière : Progresser ensemble : l’éducation à la citoyenneté mondiale (ECM) dans le cadre d’actions post-2015 (vendredi 30 janvier 2015)

Il convient d’associer les actions prévues pour mettre en œuvre l’ECM avec les thématiques de l’ONU. Six éléments sont essentiels à la réflexion : la dignité, le peuple, la prospérité, la planète, la justice, le partenariat.

Aujourd’hui nous vivons dans un monde où l’intolérance et les extrémismes existent. L’ECM doit former et transformer la société. Les autorités, les enseignants et les parents doivent s’accorder confiance pour transmettre cette expérience de l’ECM. Il est utile de rappeler les quatre points du rapport de Jacques Delors qui sont : être, connaître, faire et vivre ensemble. Les liens inter générations doivent être renforcés. La mise en œuvre de l’ECM demande une mobilisation générale des états, des acteurs de l’éducation, des ONG, des instances religieuses.

Dialogue interreligieux et interculturel : Mr BRODEUR

Il existe de multiples définitions du dialogue. Ce mot a des sens différents selon les langues. L’UNESCO ne doit pas se borner à une seule définition. Il faut les utiliser selon le contexte. L’aspiration à la vérité mérite un débat et un dialogue .Il faut trouver une interdépendance, un équilibre entre concurrence et coopération.

Les inégalités peuvent impacter le dialogue. Si le dialogue est non violent, comment y intégrer les extrémistes ? Comment transformer les crises en opportunités ?

Le dialogue a abouti entre les juifs et les catholiques. Il est lié à la baisse du catholicisme en Europe (je cite !)

Les fruits du dialogue ont un gros potentiel comme la non utilisation de l’Islam pour les actes violents.

Discrimination sur le genre : Mme Saikjee UNGEI

L’éducation est un bien commun qui doit être dirigée vers les droits, sans préjugés.

Il faut éduquer les éducateurs car le savoir ne suffit pas. Il y a une continuité entre le global et le mondial, ce n’est pas binaire : par exemple paix ou cohésion sociale.

L’ECM a besoin d’une théorie. Il faut prendre conscience de nos partis pris et de nos préjugés.

Il faut enlever les passages hostiles dans les manuels scolaires.

Séance parallèle 3 : Enseignement de l’histoire et éducation à la citoyenneté mondiale,

-Un universitaire palestinien a expliqué comment il avait réussi à écrire un livre d’histoire avec un universitaire israélien. Il a été difficile pour eux au début de choisir les points à traiter en commun. Mais le livre a pu sortir. Son succès est plus international que local. Il a surtout été vendu en Italie, France, Allemagne, USA plus qu’en Palestine ou en Israël.

Propos recueillis par Jean-Paul Millet Lage et Marie-Christine Lattes