colloque du 15 mai 2014

Ouverture colloque
Ouverture du Colloque

colloque 15 mai 2014 grande sallePréparé depuis plusieurs mois, à l’initiative de Françoise Meauzé, le Colloque  « Famille, patrimoine mondial de l’humanité ? » s’est tenu le 15 mai dernier dans les très beaux locaux de la Mutuelle Saint Christophe à Paris. Ses objectifs ont été largement atteints grâce à une assemblée très participante, des intervenants aux réflexions profondes et des ONG de terrain au plus près des enjeux. La date du Colloque était très symbolique comme l’a rappelé la présidente, Christine Roche : le vingtième anniversaire de la proclamation de l’Année Internationale de la Famille.

Intervenants table ronde 1Dans ce cadre, le secrétariat général de l’ONU invitait les ONG à présenter des recommandations. Le CCIC s’est saisi de cette opportunité pour proposer une réflexion collective, remplissant ainsi sa mission de lien inter ONG et de facilitateur de débats. Vincent Neymon, consultant en stratégie de communication a animé cette journée qui a permis des échanges constructifs, une écoute pleine de respect, un public chaleureux dans un lieu accueillant. Ils ont contribué à la réussite du Colloque dont nous vous proposons quelques photos avant un compte rendu et le texte des recommandations que les participants sont invités à amender ou à approuver sans réserve !

Réunion des Consultants du CCIC du 16 janvier 2014

Réunion des Consultants du CCIC du 16 janvier 2014

« Le rôle du CCIC est d’être présence et parole chrétiennes à l’Unesco comme au dehors », telle est la définition de notre mission » a rappelé, en début de rencontre,  la présidente Christine Roche devant une assemblée nombreuse et attentive. « Cette parole est un plaidoyer pour l’Homme, pour tout homme, pour tous les hommes. »

Deux sujets ont éconsultants et christine 16 janvier DSC00335[1]té abordés : celui concernant le projet du CCIC de célébrer le vingtième anniversaire de la déclaration de l’ONU sur la famillepromulguée en 1994 (AIF +20) et l’information sur l’UNESCO apportée par Madame Sabina Colombo, chef de la Section des organisations non gouvernementales à la Division des commissions nationales et de la société civile de l’UNESCO.

En fin de rencontre quatre groupes de travail ont confirmé leur mise en place : Education, Sciences et Sciences Sociales et Humaines, Culture, Communication et Information. Ils correspondent aux priorités de l’UNESCO. Leurs conclusions seront présentées au comité de liaison ONG-UESCO

I – Présentation du projet AIF+ 20 – 15 Mai 2014

Présentée par Françoise Meauzé (FAFCE) chef de projet, la célébration du 20° anniversaire de la  Journée internationale de la Famille (AIF + 20) est une opportunité à saisir après les contributions du CCIC tant à New York qu’à Paris en 1994 et en 2004.

Elle aura lieu le 15 mai prochain, dans les locaux de la Mutuelle Saint Christophe, 277 rue Saint Jacques  Paris 75005. Son titre développera le thème de la Famille comme « forme de coopération sociale ordinaire ». Il ouvrira la réflexion des participants à la réalité du monde actuel et les interrogations engendrées.

Famille : de Cellule de Base de la Société à Patrimoine Mondial de l’humanité ?

1994/2014 Vingt ans après, quels défis ?

 

La rencontre abordera deux des trois thématiques proposées par le Secrétariat général de l’ONU en 2011, la grande pauvreté entraînant une exclusion sociale des familles et le vieillissement des populations et son influence sur la vie des familles.

Des recommandations issues des  travaux de cette journée voudraient contribuer à la réflexion générale pour le service de la « cellule de base de la société » qu’est la Famille. Un certain nombre d’ONG représentées à cette réunion de consultants, ainsi que des Associations amies ou apparentées se sont engagés dans la préparation de cet événement.

             Françoise Meauzé  a invité les membres du CCIC à participer au projet notamment ceux qui possèdent des « sections » orientées vers la jeunesse et à relayer largement l’information. Des espaces sont prévus pour que les mouvements organisent un stand où ils puissent se présenter aux participants. 

Les membres du CCIC devraient pouvoir enrichir par leurs interventions à la rencontre/colloque, les recommandations retenues adressées au Secrétariat Général  de l’ONU et assurer une large divulgation.

 

II- Intervention de Madame Sabina Colombo, chef de la Section des organisations non gouvernementales à la Division des commissions nationales et de la société civile.

 

Madame Colombo a apporté  une information actualisée sur le fonctionnement de l’UNESCO et ses différents secteurs, sur les priorités à envisager et les bonnes pratiques à mettre en œuvre  pour une collaboration efficace des ONG au profit des grands programmes de l’UNESCO.

 

II-1) La 37ème  Conférence généralede l’UNESCOa décidé d’une stratégie à moyen terme (8 ans).  Elle a adopté  le programme pour 4 ans (cf 37/C5) et le budget pour 2 ans à la demande des Etats Membres. Madame Colombo a souligné la réduction du budget annuel qui se limite à 507 millions $ en diminution de 146 millions $. Cette décision modifie les actions initialement prévues. Deux priorités sont confirmées pour les 8 ans à venir : l’égalité des genres et l’Afrique.La jeunesse et l’Education pour tous tout au long de la vie restent des thèmes prioritaires dans les programmes de participation.

 

Confronté à une réduction importante de son budget et un souci de décentralisation en termes d’organisation et de réalisation sur le terrain. L’UNESCO  s’est engagé dans une restructuration importante avec réduction de personnels, redistribution des affectations et départ de certains ADG du siège.

Cette décision modifie la coopération de l’UNESCO avec les ONG. Elle sera dorénavant,  soit bilatérale (ONG particulière et UNESCO avec mise en œuvre de programmes conjoints) soit collective (Comité de liaison ONG/UNESCO).

L’organisation va développer les établissements de terrain et décentraliser des bureaux, notamment en Afrique. La manière de travailler de l’UNESCO, notamment avec les ONG va, donc, subir de profondes transformations au cours des deux prochaines années. Il faudra s’adapter et savoir changer d’interlocuteurs et de services. Mais l’activité continuera, a insisté madame Colombo. Les  ONG et leurs actions devront  fortement s’appuyer sur les bureaux décentralisés. 50% des budgets sont des budgets de terrain.

Le site internet de l’UNESCO, donne des informations sur la stratégie globale des partenariats.

II-2) D’autres priorités semblent se dégager dans la restructuration :

La culture : c’est un grand défi  pour le monde d’aujourd’hui, patrimoine matériel et immatériel, mobilisation pour inclure la culture comme élément essentiel pour le développement  dans l’Agenda post 2015

Les sciences : l’eau, les océans ont une place prépondérante pour promouvoir le développement durable. Favoriser le développement des politiques nationales

Les sciences sociales : en déclin depuis 2 ans, mais réveil en Amérique Latine. Une priorité pour l’Inclusion Sociale et la bioéthique.

La communication : sous l’influence des pays du nord : priorité pour « la liberté d’expression et la société des savoirs ».

En fin d’intervention, madame Colombo a rappelé l’importance des documents 37/C5 et 37/C4 qui contiennent les textes de référence pour les programmes votés.

III – Travail interne au CCIC

L’intervention de madame Colombo confirme le travail des consultants du CCIC avec la constitution de 4 groupes (Education, Sciences et Sciences Sociales et Humaines, Culture, Communication et Information) et la réflexion qu’ils ont commencé à mener.

Les groupes  « Education » et « Sciencessciences humaines et sociales » réunissant chacun une dizaine de personnes lancent au début du mois de mars, un atelier de recherche. Les groupes « Culture » et « Communication, information »  sont en cours de formation. La prochaine réunion de consultants fournira un premier bilan et leur permettra de poursuivre les échanges.

 Hubert de Quercize

    Membre du CA

Quel avenir pour le CCIC ?

Quel avenir pour le CCIC ? Une réflexion et des actions.

Après s’être remis sur les rails, le CCIC libéré de ces principaux soucis financiers, a voulu se donner les moyens de se projeter dans l’avenir et décider des actions à mettre en œuvre pour le court et moyen terme. Le 6 février dernier a eu lieu, une journée de séminaire pour son Conseil d’administration élargi, pour l’occasion, à plusieurs invités. Plutôt que d’aborder d’emblée la réflexion et le travail devant aboutir à des décisions concrètes d’avenir, cette journée s’est présentée comme « une halte spirituelle » tant il est vrai que notre centre voudrait se placer résolument sous le regard d’un Dieu qui aime l’homme.

Face au monde dans lequel nous vivons, nous percevons la difficulté du christianisme à être perçu tel qu’il est dans la société actuelle et à témoigner de sa foi par une présence et une action, sans se laisser dévier. Cette situation nous pousse à aimer de plus en plus ce monde en croissance et à participer à son évolution, en étant habités d’une Présence. L’UNESCO est notre lieu privilégié.

Conduit par le Père Hugues Derycke, prêtre de la mission de France, chargé de mission à l’ESSEC et membre du CCIC, la matinée a été consacrée à partager nos raisons de notre engagement dans la mission du CCIC, partenaire de l’UNESCO. Les expériences que nous avons vécues apportent beaucoup de joies à travers le choc des cultures. Nous n’en minimisons pas les difficultés. Elles nous obligent à exister dans le respect des points de vue des autres, sans chercher à s’imposer. Cet engagement transforme notre regard sur le monde. Le commentaire de texte de l’évangile selon Saint Matthieu au chapitre 15 sur l’assurance respectueuse et la foi de la « cananéenne » a contribué  à l’approfondissement de la réflexion et précédée la participation de tout le groupe à la célébration de l’Eucharistie.

L’après-midi a permis de mesurer le travail accompli à travers les actions, les événements et les réalisations effectuées depuis deux ans. Les décisions prises doivent préparer l’avenir d’un Centre aux multiples richesses que favorisent le nombre et la diversité de ses membres : dans un premier temps, coller la mission et l’engagement du CCIC aux évolutions de l’UNESCO, lancer une véritable politique de recrutement de bénévoles compétents et disponibles et initier une stratégie de communication adaptée au monde actuel et à la démarche de l’UNESCO ; dans un deuxième temps, élargir la porte d’entrée à de nouveaux membres chrétiens pour être plus qu’un réseau d’ONG. Dans l’immédiat la priorité va à la « journée famille » organisée le 15 mai dans les locaux de… et le déménagement du CCIC rue de Sèvres.

A côté des multiples autres organisations internationales, le CCIC est une présence et une parole chrétiennes à l’UNESCO. Cette parole est un plaidoyer pour l’Homme, pour tout homme et pour tous les hommes.

Hubert de Quercize

membre du CA

Le CCIC dans la préparation de la Conférence

Le CCIC s’est engagé dans la préparation de la Conférence générale de l’UNESCO qui s’est déroulée du 5 au 20 novembre dernier.

Membre du comité de liaison ONG-UNESCO, le Centre a participé aux débats des commissions préparatoires à la Conférence générale au titre de son statut de consultant-partenaire de l’UNESCO.

Il a fait sien le travail à accomplir concernant l’inter culturel et l’inter religieux pour la Paix, et la place des chrétiens dans les turbulences actuelles sur la question de la Famille. C‘est la raison pour laquelle au cours de la réunion des consultants du 3 octobre, les membres présents se sont répartis en 4 groupes (Education, Sciences et sciences humaines et sociales, Culture et Communication-information) pour faire des propositions de thèmes à débattre. Les thèmes retenus ont été transmis au président du Comité de liaison ONG-UNESCO.

Extraits de l’intervention de Patrick Gallaud au débat de politique générale: …Au moment où la Conférence générale est sur le point d’adopter le Programme et Budget 2014-2017 et la Stratégie à moyen terme 2014-2021, qu’il me soit permis de rappeler que les 397 ONG en partenariat officiel avec l’UNESCO souhaitent jouer un rôle actif dans la mise en œuvre du Programme de l’Organisation. Elles constituent d’ailleurs un vivier d’experts reconnus par l’UNESCO…Ce partenariat ONG-UNESCO ne pourra être fructueux qu’en synergie avec les Etats : j’ai eu l’occasion à plusieurs reprises cette année, tant au Comité sur les Partenaires non gouvernementaux qu’au Conseil exécutif, de plaider pour cette nouvelle alliance entre ONG, UNESCO et Etats membres ; c’est en effet tous ensemble que nous arriverons à apporter des réponses au désordre de la planète.

La Directrice générale, lors de l’ouverture de cette session affirmait qu’il fallait « plus d’UNESCO » ; en tant que porte-parole de la communauté des ONG en partenariat officiel avec l’UNESCO, qu’il me soit permis d’ajouter qu’il faut aussi « plus d’ONG », « plus de société civile », « plus de militants », « plus d’engagement » et, en définitive, « plus de partenariat ».

PROPOSITIONS DE THEMES POUR LA COMMISSION EDUCATION (ED)

– Les grands blocages à l’éducation : Enfants déplacés, prostitué(e)s, sans état civil,…

– L’inadéquation des institutions et l’influence des différents partenaires, Ecole, Parents, entreprises,…

– L’égalité hommes/femmes, ville/campagne,

– La nécessaire revalorisation de l’enseignement professionnel

Equipe du CCIC : Alain MERLET (Pax Romana), André LOKISSO (AIED), Anne-Marie AUDIC (OMAEC), Christine DESVEAUX (AIC) et Jacqueline de SAINT SALVY (CCIC)

PROPOSITIONS DE THÈMES POUR LA COMMISSION SCIENCES (SC) et SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES (SHS)

– Les limites éthiques de la recherche et de l’expérimentation sur l’homme,

– Le rôle de la cellule familiale,

– L’intégration des enfants soldats démobilisés d’Afrique centrale et de l’ouest,

– Les difficultés (opposition ou inertie) à l’accession à l’autonomie

Equipe du CCIC : François BLIN (FIAMC) , Nicolas CEZARD (UNIAPAC), Jean-Pierre GOHON (IT), Amédée IYANZA (IED), Dominique JACQUEMIN-MANGE(CCIC), Marc TOILLIER (UNIAPAC), JacquesBRASSENS (ILHEPRALCA)

PROPOSITIONS DE THÈMES POUR LA COMMISSION CULTURE (CLT)

– Les tensions entre la diversité culturelle et les droits de l’Homme

– La problématique posée du rapprochement des cultures pour la Paix

Equipe du CCIC : Hubert de QUERCIZE (Fondacio), Alain de LAYRE (CCIC), Colette PETIT (Pax Christi), Jean CONRAD (OIEC), Rodrigo WHITELAW (UNIAPAC)

PROPOSITIONS DE THÈMES POUR LA COMMISSION COMMUNICATION-INFORMATION (CI)

– Le manque de liberté d’expression des médias et la protection des journalistes.

– Les dangers communautaristes dans les radios locales.

– Les « écarts » d’information entre les réseaux sociaux et les medias officiels.

– La diversité des sources d’information.

– L’impact de la violence des images sur les populations fragiles.

– L’éducation à la lecture de l’image.

– La corruption à tous les niveaux

Equipe du CCIC : Françoise MEAUZÉ (CCIC), Marie-Christine LATTES (CCIC), Denis CHAIGNE (CCIC), Marie-France LENA (IT), Monique SCHERRER (BICE).

II – Travail des commissions préparatoires à la Conférence générale

Chaque commission, composée des représentants des pays membres de la Conférence générale, a travaillé pendant deux à trois jours sur les thèmes qui ont été retenus pour ajuster les points de vue de chacun afin de présenter les conclusions au vote de la conférence. Le CCIC, en tant qu’observateur, a assisté à chacune d’entre elles. (Voir le site de l’UNESCO, 37° conférence générale : nouvelle stratégie fixée pour les huit années à venir pour répondre aux objectifs de développement  dans les domaines de l’éducation, de la science, de la culture et de la communication).

COMMISSION ÉDUCATION (ED)

Les points retenus qui ont été ouverts au débat se rapportent à l‘éducation au-delà de 2015, la validation des conclusions du Forum des jeunes, les institutions éducatives et culturelles  dans les territoires arabes occupés, la création d’instituts et de centres de catégories 2, notamment en Arabie Saoudite et en Egypte, la révision de la classification internationale type et de trois instruments normatifs de l’éducation, la mise en œuvre de la Décennie des Nations Unies pour l’éducation du développement durable et l’alphabétisation. L’éducation pour tous reste la priorité. Elle apporte les moyens du développement de l’esprit de paix au sein de tous les pays membres de l’UNESCO.

Les pays intervenants ont particulièrement insisté sur la nécessité de programmes qui permettent aux filles d’accéder à l’éducation. Il y a encore trop de pays où les filles et les femmes sont défavorisées : difficultés économiques qui les pénalisent, traditions ancestrales, arrêt des études pour grossesses précoces, violences, sociétés patriarcales. . D’autre part le Forum des jeunes, très apprécié, a permis de réaffirmer que la jeunesse doit être au centre de toute initiative.

COMMISSION SCIENCES (SC) et SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES (SHS)

Les débats de la Commission ont donné lieu à des interventions de 99 pays membres dont certaines à 2 reprises. Ces interventions ont amené des réponses de la part des dirigeants des secteurs de l’UNESCO pour les Sciences naturelles, le Planning stratégique et de la Commission intergouvernementale océanographique. La représentante du Forum des jeunes est aussi intervenue dans les débats. La priorité « Afrique et petits états insulaires » et l’augmentation de la place des femmes dans les carrières scientifiques ont été largement mis en avant.

Les représentants du CCIC ont été très sensibles aux objectifs stratégiques du secteur des sciences suivants :

       L’aide à l’enseignement scientifique formel et informel

       La coopération avec les peuples autochtones pour la sauvegarde et la promotion des savoirs locaux

       L’obtention et le partage des informations et connaissances scientifiques (TIC) pour la construction d’une société inclusive du savoir

       Le leadership en matière de normes internationales pour la science et les technologies notamment en bioéthique et dans le nouveau domaine des nanotechnologies : respect de l’intégrité des individus, de leurs droits et de leur bien-être

       La promotion de l’intégrité et de la responsabilité dans l’agenda de la recherche

Ils ont aussi noté le rôle majeur que l’UNESCO souhaite donner à la communauté des ingénieurs (notamment les femmes) pour la découverte de solutions pratiques et innovantes. L’UNESCO souhaite établir des partenariats avec la société civile : les associations professionnelles d’ingénieurs, le secteur de l’industrie, les milieux universitaires et les organismes publics.

La Commission sciences humaines et sociales a développé l’importance de la culture comme moteur de développement économique et social, grâce à « l’économie créative ».

L’économie créative est l’un des secteurs se développant le plus rapidement au sein de l’économie mondiale (5% du PDP mondial). Elle joue également un rôle prépondérant en générant d’importants revenus et en créant des emplois et des possibilités d’exportation. Fort de ce constat, de nouvelles initiatives doivent être prises pour encourager l’innovation et la créativité, au niveau national, et notamment dans les villes et les régions des pays en voie de développement.

Les pays en développement obtiennent des résultats encourageants dans le domaine de la créativité, en dépit d’infrastructures, de capacités institutionnelles et d’investissements limités.

Dans le cadre du processus post-2015 de l’agenda du Développement des Nations Unies, le Rapport mettra en évidence les facteurs clés de succès de l’économie créative et le rôle de la culture dans le développement durable. 

Les conditions de succès de l’économie créatives déjà identifiées comprennent :

ü  Un soutien institutionnel

ü  Une forte créativité

ü  Une industrie culturelle et/ou audiovisuelle

ü  Et, une approche multilatérale.

Le Rapport s’intéressera aux acteurs locaux de l’économie créative et aux politiques culturelles locales. Un web documentaire sera mis à disposition d’ici la fin de l’année.

La question de l’eau a fait l’objet de deux interventions. Elles ont retenu l’attention du CCIC.

1°) Bilan de l’année internationale 2013 de Coopération sur l’Eau Nations Unies

Le Programme Hydrologique International (PHI) de l’UNESCO a organisé un programme spécial qui a permis de passer en revue les principales réalisations de l’année :

Ø  La Conférence internationale de Duschambe (Tajikistan) d’août 2013 a obtenu les engagements suivants des participants pour accroître la coopération internationale dans le domaine de l’eau :

o   S’inscrire dans les programmes de développement durable

o   Mettre en place des règles juridiques et scientifiques

o   Former les acteurs humains et scientifiques

o   Favoriser les investissements de coopération

o   Entreprendre des programmes de recherche partagés.

Ø  La Conférence de l’eau à Budapest (octobre 2013) a recommandé 3 axes :

o   Promouvoir  l’éducation dans le domaine de l’eau, en particulier avec IHE

o   Accroitre les capacités

o   Former des experts pour l’Afrique.

La Déclaration de Budapest confirme que pour un monde durable, l’eau doit être un élément prioritaire durable. L’accès à l’eau, le traitement des eaux usées et la gestion des pénuries et catastrophes doivent figurer parmi les priorités de la coopération.

Ø  Le Conseil interministériel de l’eau pour l’Afrique progresse dans ses actions grâce à :

o   Une approche par bassin (Niger, Nil, …) et sous bassin

o   Partage des besoins de recherche

o   Collecte et gestion conjointe des données

o   Interface politique, économique et scientifique.

Aujourd’hui, il existe en Afrique 5 bassins partagés sous l’égide du conseil interministériel.

Ø  L’Allemagne et le Brésil ont mis en avant leurs actions pour la coopération pour l’eau.

L’Allemagne a investi 350 M€ pour réaliser des projets dans le domaine et est intervenue avec l’Espagne pour mettre en place le droit à l’eau auprès du Conseil des droits de l’Homme. Quant au Brésil, il a mis en place un centre de recherche et d’éducation pour l’eau HidroEX.

2°) Education et renforcement des capacités  dans le domaine de l’eau

L’éducation et le renforcement des capacités dans le domaine de l’eau sont essentiels à la sécurité de l’approvisionnement en eau douce et à la réalisation des objectifs de développement liés à l’eau. Des exemples de réalisations de l’UNESCO et des états membres sont présentés ci-dessous.

Ø  Université de Dundee (Water Law dept) L’organisme a réalisé des formations et mis en place une expérience de partage transfrontalier de l’eau au Cambodge et au Vietnam, avec des actions d’éducation, sensibilisation, conception du cadre juridique et analyse de scénarii pour le rôle des femmes.

Ø  UNESCO Section Éducation pour le Développement durable. Il faut retenir 3 projets en cours :

·         En Europe, projet d’éducation « Danube » avec les écoles riveraines associées (10 M personnes)

·         Au Cambodge, programme de classes pour enfants sur l’eau et la forêt

·         En Inde, programme « Champions pour l’environnement » avec 2000 écoles. 

Ø   Institute for Water Education (IHE) à Delft (Hollande) : Partenaire de l’UNESCO pour la formation d’experts.

Ø  HidroEX : Centre de recherche et de formation sur l’eau du Brésil : 11% de l’eau potable mondiale.

Ø  Simev (France) se concentre sur la formation et la recherche dans le domaine de l’eau en vue de l’utilisation de techniques innovantes, de filtration avec membranes  en particulier (réalisations au Maroc et au Burkina Faso).

COMMISSION CULTURE (CLT)

Cette Commission a confirmé l’effort de l’UNESCO pour la préservation du patrimoine mondial. Les échanges vécus au Forum des jeunes ont fait particulièrement ressortir les effets bénéfiques de leur participation à la conservation et à la mise en valeur du patrimoine. Ces actions participent pleinement à la Paix. Le Forum a recommandé la promotion de l’apprentissage interculturel et des échanges. Il insiste  sur la nécessaire mobilisation, à tous les niveaux, du patrimoine vivant pour le développement durable et la protection du patrimoine mondial.

Les membres du CCIC, présents à la Commission, ont noté l’adhésion du « Saint Siège au projet d’un instrument normatif sur la protection et la promotion des musées et des collections […] afin de constituer pour les musées et les sites archéologiques, des zones protégées ».

 « Les objectifs regardant le dialogue interculturel et le rapprochement des cultures ne figuraient pas dans le programme de la Conférence générale mais a été transféré à la commission des sciences sociales et humaines. » Il a rappelé que « la première exigence du rapprochement des cultures est la culture du rapprochement. » Cette remarque rejoint l’intervention développée à la Commission « sciences humaines et sociales » sur l’économie créative.

COMMISSION COMMUNICATION-INFORMATION (CI)

L’assemblée des représentants gouvernementaux a travaillé à la finalisation d’un document, qui a été présenté à la Conférence Générale pour adoption. Il s’agit du Programme Information pour Tous, utilisant les Nouvelles Techniques de Communication.

En règle générale, les pays ont apporté leur soutien au texte proposé et ont noté la nécessité de mettre des ressources financières à disposition, car ce programme est important pour des « Sociétés inclusives du Savoir»

On note que dans les pays de faible ou de moyen développement « la fracture numérique/informatique existe » et que le programme est essentiel pour eux. Sa mise en œuvre doit donc être programmée.

La Société inclusive du Savoir et du Développement Durable doit se construire selon des étapes à fixer, dans l’agenda post 2015.

Le besoin de sécuriser le cyber espace a été relevé par plusieurs pays, ainsi que la nécessité d’accéder au haut débit pour internet. Ces questions relèvent de la gouvernance des pays.

Les besoins spécifiques des personnes mal voyantes doivent être pris en compte dans les bibliothèques/médiathèques, par des services adaptés. Il s’agit de 160 millions de personnes dans le monde, toutes incapacités confondues.

Pour le programme « Mémoire du Monde», il est recommandé :

          De travailler à la numérisation des documents précieux,

          De veiller à leur conservation une fois numérisés,

          De préserver les outils informatiques qui deviennent obsolètes et les logiciels dépassés, afin d’assurer l’accès  aux  documents,

          De s’assurer des possibilités de financement avant de s’engager dans « une action au service de la mémoire collective de l’humanité »

          De se doter de nouveaux « outils », les Chartes de 2003 et 2009 se révélant insuffisantes car elles ne comportent pas de mesures contraignantes. L’ensemble des experts s’accorde sur ce besoin, ce qui n’était pas le cas il y a encore quelques années.

Extrait de l’intervention du représentant du Saint-Siège : « …La fracture numérique ne se limite cependant pas à des difficultés d’accès. Ainsi, comme le soulignait le Saint-Père, « au-delà des technologies, l’objectif est… de savoir s’insérer dans le dialogue avec les hommes et les femmes d’aujourd’hui, pour en comprendre les attentes, les doutes, les espérances. »[1] Or, un tel dialogue implique que soit préservée la spécificité des cultures et des langues de chaque groupe humain, ainsi que ses traditions spirituelles… »

Open space : la reconnaissance des ONG et de leur Comité de Liaison, par l’ensemble de l’UNESCO sera sans doute le point le plus positif de cette Conférence Générale. La prestation du CCIC a été considérée comme performante, par le nombre des auditeurs et les présentations

Les femmes dans l’histoire de l’Afrique : un outil d’e-formation Les membres du CCIC ont assisté à la présentation de ce projet. Il a pour but de mettre en lumière le rôle des femmes dans l’histoire de l’Afrique par la création d’une plate-forme internet à but pédagogique. Il s’inscrit dans le cadre et la continuité de l’Histoire générale de l’Afrique (8 vol) qui est actualisée par un 9ème volume prenant, notamment, davantage en compte la diaspora africaine sur les divers continents. Le projet a aussi pour objectifs une utilisation plus large et pédagogique des contenus, la promotion de l’éducation des filles et l’égalité des genres par la présentation de figures féminines, la diffusion d’outils pédagogiques faisant appel aux nouvelles technologies.

La 1ère phase du projet (2012-2013) a abouti à la construction technique de la plate-forme, à l’élaboration des 8 premiers modules présentant 8 figures féminines de différentes époques et pays. Les maquettes des pages d’accueil des différents modules ont été présentées en séance. Accès à la plate-forme : http://fr.unesco.org/womeninafrica/qui propose des documents multimédia (dossiers pédagogiques, bandes dessinées, enregistrements sonores, quiz). Une douzaine d’autres personnages vont être ajoutés en 2014-2015.

Dans un premier temps les contenus sont proposés en français et en anglais, au terme de la 2ème phase ils le seront également en arabe, portugais et dans diverses langues africaines. (Compte rendu de Nadine Boddaert IT)

Dans sa réunion finale, la Conférence générale a confirmé que l’Afrique et l’égalité des genres resteraient les priorités de l’Organisation pour les huit prochaines années et que la paix et le développement durable sont les objectifs qui orienteront toutes les activités de l’Organisation.



[1] Sa Sainteté le Pape François, Discours aux participants de l’assemblée plénière du Conseil Pontifical pour les Communications Sociales, 21 septembre 2013.

Reconnaissance

Après avoir démissionné de la présidence du CCIC en début d’année, Catherine Deremble, a demandé de se retirer de son Conseil d’Administration  pour de sérieuses raisons de santé.

La puissance et la profondeur de sa pensée ont, pendant presque dix ans,nourri la mission d’Eglise du  CCIC. Son engagement et ses démarches ont légitimé et confirmé la présence et le rôle du Centre comme partenaire  de l’UNESCO.

« j’ai toujours trouvé, dit-elle, dans cette instance le temps et l’espace rendant possible une convivialité entre membres éloignés, une spiritualité souple mais chevillée à l’âme de chacun, une volonté de saisir l’universalité dans ses illustrations culturelles, sociologiques, éthiques et religieuses et aussi, le débat….la présidence qui m’a été confiée …m’aura donné d’identifier des paradoxes sans doute, entre autres, la difficulté à convaincre de la force d’un rassemblement des ONG ou associations d’inspiration catholiques, mais surtout, d’être parfaitement convaincue de l’indispensable nécessité de cette structure au sein de l’UNESCO et de l’Eglise. »

A son initiative et dans le prolongement de l’action de ses prédécesseurs, tant au CCIC qu’à l’UNESCO,  les pôles de réflexion sur l’éducation, la pauvreté, le dialogue entre les cultures, le nouvel humanisme sont devenus des lieux d’échanges et de rencontres.  L’on ne pouvait s’y accommoder de la superficialité d’une analyse convenue et lénifiante.

Son exceptionnelle personnalité a donné le souffle nécessaire pour renforcer la conviction que notre Centre doit innover, développer la pertinence d’un réseau, s’élargir sans frilosité et oser la pensée.

Ainsi  répondant  aux nouvelles orientations de l’UNESCO dans son partenariat avec les   ONG, le CCIC s’est-il  engagé dans l’organisation de forums (sur l’éducation ou encore sur l’eau en Afrique),  et de journées internationales ; évènements  choisis  par le Comité de Liaison ONG/UNESCO. 

Avec tant d’autres habités par les mêmes valeurs, nous sommes invités à prendre notre responsabilité de chrétiens au cœur du monde, pour le servir. Ainsi le projet de célébrer la Famille le 15 mai 2014 a-t-il pris corps.

Cette responsabilité est d’autant plus légitime qu’elle sera le fruit d’une pensée et qu’elle répondra aux préoccupations des ONG.

C’est le sens que Catherine Deremble veut nous indiquer :

 « Que le CCIC n’hésite jamais à être le lieu et le temps où sont conçues, ensemble, des actions eu égard aux orientations de l’UNESCO mais aussi, la pensée des actions, tant il est vrai, que c’est bien l’esprit qui façonne le sens et les finalités. J’oserai même inviter chacun à risquer l’utopie qui n’est pas l’irréalisable mais bien l’irréalisé. »  

 Christine Roche

Présidente du CCIC