Réunion d'information du Conseil exécutif de l'UNESCO du jeudi 12 février 2015

Cette réunion a pour but de permettre au Conseil exécutif d’exercer sa fonction de suivi, notamment sur l’état d’avancement de l’exécution du programme. Elle rassemble les représentants des États membres du Conseil et la Directrice générale. 

Trois grands thèmes ont été exposés par la Directrice Générale, en réponse à la centaine de questions posées par les États Membres :

  • La promotion et la protection des valeurs universelles de l’UNESCO ;

  • Le rôle de chef de file de l’UNESCO dans le domaine des sciences ;

  • Les questions relatives au budget et aux réformes.

1er thème :

Rappel du 70ème anniversaire de la création de l’UNESCO.

Les événements meurtriers du début janvier 2015 ne sont ni un choc de civilisation ni un choc religieux mais le fait d’extrémistes violents qui souhaitent diviser les communautés.

Plus de 600 journalistes ont été attaqués et 6% des affaires ont été résolues. La Directrice Générale (DG) demande que les États Membres (EM) soient fermes devant ces agissements. Elle a rappelé les résolutions qu’a prises l’UNESCO en faveur de la presse, notamment une disposition contre l’impunité des actions commises contre les journalistes. Elle a insisté sur la nécessité pour l’Unesco, de développer encore plus le concept de la protection au plan mondial de la liberté d’expression.

La DG souligne le besoin de se concentrer sur le dialogue interculturel qui est l’élément essentiel pour « vivre ensemble ». Tout commence sur le « banc de l’école », d’où l’importance de l’éducation. L’éducation a toujours été la réponse de l’UNESCO à l’extrémisme. L’éducation est une force de la paix qui permet de développer de nouvelles formes de solidarité.

Un plan d’action pour la décennie est de favoriser l’union, le partenariat, l’interculturel et l’interreligieux.

Enfin la DG a insisté sur les actions menées pour la mise en place d’internet avec le souci des précautions à prendre pour éviter les dérives.

Les questions qui ont suivi ont porté sur :

– les difficultés de mettre en œuvre les directives de l’UNESCO en période de crise et sur la nécessité de parfois les reformuler,

– l’opportunité de repenser les priorités de l’Unesco qui ne sont plus obligatoirement les mêmes qu’il y a 30 ans.

Enfin il est à noter l’intervention du représentant de l’Afghanistan, reprise par plusieurs pays, attirant l’attention de la Directrice Générale sur l’urgence à mieux définir le concept de « Liberté d’Expression », d’en préciser les limites inéluctables et demandant la création en priorité d’un groupe de travail à l’Unesco sur ce sujet.

2ème thème

Cette question prolonge la première. « La vraie révolution est de revenir aux sources » (Henri Matisse).

Le rôle de l’UNESCO est d’aider les EM à élaborer une politique scientifique relative au développement durable le mieux adaptée au terrain et conforme au changement climatique.

Les thèmes scientifiques les plus cités ont été : l’eau, les océans, les changements climatiques, la biodiversité et le développement durable.

L’UNESCO abrite le Conseil Consultatif Scientifique qui relève de l’ONU. Cette institution doit améliorer l’interface entre les sciences et les politiques.

Le financement de ces projets est fragile et mérite être renforcé.

L’avenir de la science sont les jeunes. Il convient donc de les initier dès leur plus jeune âge.

L’UNESCO encourage la formation scientifique des femmes.

Les savoirs autochtones sont des ressources importantes qu’il est utile d’exploiter pour la compréhension des changements climatiques.

Les questions qui ont suivi ont interrogé la DG sur l’action de l’UNESCO en matière de développement durable : la COI (Commission Océanique Intergouvernementale) est-elle une grande priorité ? Avec quels moyens financiers ? Quels sont les défis principaux ?

La DG a répondu que les EM souhaitent l’indépendance de la COI et que celle-ci travaille étroitement avec l’OMM (Office Mondiale de la Météorologie). En ce qui concerne le budget, l’UNESCO soutient une approche collaboratrice. 

3ème thème

Le budget est lié aux réformes. Aujourd’hui les projets concernent :

  • Une plus grande rationalisation des structures et des procédures ;

  • Une réforme de la gouvernance du secrétariat ;

  • Améliorer la prise de décision et le fonctionnement des programmes ;

  • Améliorer les secteurs administratifs de support.

Tous les coûts doivent être à la baisse. Le Conseil sera consulté. Quels sont les fonctions essentielles ? Quelles sont les fonctions accessoires ? Où est la pertinence de l’UNESCO ? Le mandat, les missions de l’UNESCO résonnent-ils toujours aussi fort ?

Une réforme a besoin d’investissement pour pouvoir développer des outils de suivi. Or l’UNESCO n’a pas bénéficié de la création de nouveaux outils d’évaluation. Les fonds extra budgétaires financent des projets spécifiques mais pas les programmes qui subissent la baisse de 30% du budget régulier.

Des choix s’imposent. Il convient d’avoir un débat approfondi à ce sujet. Il y a péril car l’UNESCO ne sera plus en mesure d’assurer ses missions.

L’après-midi a été réservée aux interventions libres des E.M. sur tout sujet non traité le matin. Il y a eu très peu de questions, elles ont porté sur :

-renforcer la promotion des outils de mesure de performances des actions liées aux programmes de l’Unesco,

-l’insistance des petits États Insulaires sur l’importance du programme COI en raison des menaces de submersions les concernant,

– l’intervention des Pays Bas sur l’importance des programmes éducatifs concernant l’enseignement de la Shoa pour la formation à la Paix.

En conclusion :

– Rappel des enjeux des programmes « post 2015 » pour tout ce qui concerne l’éducation et les sciences,

– A suivre, la nécessité pour l’Unesco de donner un contenu plus précis au concept de la protection de la Liberté d’Expression, et de la protection de la presse, avec ses limites à préciser. Cela pourrait être un thème de travail que le CCIC ou ceux de ses membres liés à la presse ou à la communication ou aux droits de l’homme pourraient suggérer au Comité de Liaison. Par exemple lancer le thème d’une éthique de la Liberté d’Expression ?

Marie-Christine Lattes, et Denis Chaigne

CCIC info : Mardi 27 janvier 2015 – Journée Internationale à la mémoire de l’Holocauste – Table ronde à l’UNESCO

L’UNESCO a commémoré la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste à son Siège à Paris. A côté des cérémonies officielles, une table ronde intitulée : « Culture, mémoire et transmission » a été organisée.

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Conférence internationale des ONG, décembre 2014 : Note de synthèse du CCIC

Cette conférence a réuni une centaine d’ONG partenaires de l’Unesco, sur le thème : « Ré-enchanter le Monde avec l’agenda pour le développement de l’après 2015 ». Elle avait aussi pour but de prendre acte du mandat 2012-2014 du comité de liaison présidé par Patrick Gallaud, et de désigner un nouveau comité et un nouveau président.

conf_ongEn ce qui concerne la structure : la nouvelle présidente élue est Martine LEVY (Association mondiale des guides et des éclaireuses AMGG). Les membres sont Patrick Gallaud (AFAL), M. Shen Che (China Folklore Photografic Association), Mme Victoria Lovelock (Comité de coordination du service volontaire International), Philippe Beaussant (Conseil international des organisations de festival de folklore et d’arts traditionnels), Pablo Gentili (conseil latino-américain des sciences sociales), Mme Ivelina Kyutchoukova (fondation Sozopol), Mme Aïcha Bah Diallo (Forum des éducatrices africaines), Thierry Brault (OIEC), Cyril Noirtin (Rotary International). Ces désignations sont le fruit d’un savant dosage de régions du monde et de statut de consultant ou d’association, au travers desquels les électeurs doivent se prononcer.

Les interventions, exposés et débats

Selon le processus de l’Unesco, ils ont porté sur la culture, l’éducation, l’eau et de climat, avec une orientation prioritaire en faveur des jeunes, de l’éducation pour tous et permanente (EPT), et du développement durable, le tout étant au service de la Paix dans le monde.

tribuneMadame Irina Bokova, a prononcé un discours sans ambiguïté sur les menaces portant sur la culture et le patrimoine culturel, objets de menaces et d’attaques, et appelant les ONG à jouer un rôle fondamental dans la diffusion d’une culture de paix et notamment auprès des jeunes.

Ce thème de l’éducation pour tous et tout au long de la vie a été repris, en symbiose avec la nécessité de transmettre la culture et de former les jeunes à la connaissance des autres cultures dans la perspective d’un dialogue interculturel porteur de paix. Cette culture doit concerner non seulement les langues et les sciences mais aussi les arts, le folklore, et prendre en compte les industries culturelles (théâtre, musique, cinéma, TIC, mais aussi le tourisme culturel).

L’autre thème porteur était le développement durable sous deux de ses composantes, l’eau et les changements climatiques.

Le thème de l’eau était sous-tendu aux conclusions du forum de Yamoussoukro : la question de l’accès pour tous à l’eau est surtout cruciale en Afrique, mais aussi ailleurs. L’objectif légitime de 20 litres d’eau par personne et par jour serait accessible si l’organisation de la distribution de l’eau dans les territoires, et l’éducation au respect de la propreté de l’eau étaient mieux pratiquées. Cette question concerne des accords entre états riverains des mêmes sources, fleuves et rivières, l’organisation de l’adduction d’eau dans les agglomérations et la lutte contre les pollutions des sources et des rejets. Ainsi la Guinée qui serait un réservoir d’eau pour l’Afrique, n’est pas en mesure d’assurer l’approvisionnement en eau de Conakry.

En ce qui concerne les changements climatiques, si les références aux travaux du GIEC ont été citées, la responsabilité humaine a moins été évoquée que la nécessité de prévoir le futur en développant les systèmes d’observations et les connaissances sur le climat, en éduquant les populations et en prenant en compte l’expérience des anciens qui ont accumulé tout un savoir-faire dans les poussées de fortes températures dans les villages.

Il est à noter que toutes ces considérations sur l’éducation, la culture, l’eau et le climat s’inscrivaient dans la perspective d’un sommet des chefs d’État et de gouvernement en septembre 2015 à New York, à l’ONU, sur le programme post 2015 sur le Développement Durable.

Ce sommet sera précédé par une conférence sur l’Éducation à Séoul en mars 2015, une réunion sur l’éducation et le développement durable en Norvège en juin 2015 et une conférence sur le développement durable qui aura lieu à Paris en novembre 2015.

Dès lors toute l’année 2015 sera centrée sur la manière pour les ONG concernées de se positionner en vue du RDV de New York.

Le stand du CCIC
Le stand du CCIC dans le hall d’accueil de l’UNESCO

La clôture

Deux événements à signaler :

  • Une « Résolution » votée difficilement par les ONG, et dont les termes se cantonnent prudemment au langage de Paix, de culture, de Développement durable et d’éducation. Il s’agit d’un texte formel recommandant essentiellement un travail « transversal » des ONG, la poursuite des Forums et journées lancées par le Comité précédent, et la nécessité d’assurer le suivi des conclusions des forums passés et à venir. Ce texte volontairement contenu par ses auteurs dans la méthodologie et le formalisme a été sévèrement critiqué en séance par certains représentants d’ONG qui ne retrouvaient pas la teneur des débats des 3 jours. Paraîtront aussi en annexe de cette résolution, la liste des propositions nombreuses et diverses formulées par les ONG lors d’une séance d’échanges et propositions d’actions.

  • La lecture officielle d’un appel à la Paix, signé par plus de 70 ONG, œuvre d’un lobbying efficace et d’autant plus apprécié qu’il signifiait la volonté affirmée des ONG d’apporter leur voix dans le concert de tous ceux (notamment des organismes internationaux) qui œuvrent pour une paix dangereusement menacée et qu’il répondait à l’appel à la Paix lancée par la Directrice Générale.

En conclusion :

  • Les ONG attendent une proposition de programme du nouveau comité de liaison.

  • L’année 2015 sera concentrée sur la préparation du sommet des chefs d’État à New York, portant sur le programme post 2015 du Développement Durable.

  • La résolution finale permet au moins de s’appuyer sur la notion de transversalité dans les actions des ONG, ce qui pourra peut-être aider le CCIC dans ses propositions.

Denis CHAIGNE

L’ACCES A L’EAU POUR TOUS EN AFRIQUE

YAMOUSSOUKRO : DEUXIÈME FORUM INTERNATIONAL DES ONG

EN PARTENARIAT OFFICIEL AVEC L’UNESCO

Un droit humain fondamental
Les femmes et les jeunes à la source de cet objectif

30-31 juillet 2014

Fin juillet, quelques rares ondées ponctuent la petite saison sèche avant le retour des pluies. Posée au milieu de la savane pré-forestière – des petits arbres entrecoupés de bosquets et de haies de palmiers – Yamoussoukro la cosmopolite compte moins de 300 000 habitants. Quatre tribus y vivent sous le même soleil. Parfois, on en viendrait à souhaiter que sa chaleureuse présence se fasse plus discrète, mais n’est-on pas en Afrique ? Omniprésent, le soleil surplombe jusqu’à l’écusson de la ville où sont représentés une chaise royale, symbole du pouvoir, plantée au pied de la Basilique Notre-Dame-de-la-Paix qui éclaire les décisions de ses dirigeants, en compagnie d’une tête de bélier en la mémoire du Président Houphouët-Boigny.

Du 30 au 31 juillet dernier, deux cents représentants d’ONG nationales, régionales et internationales, des experts en ressources en eau ainsi que des représentants de la société civile, ont participé à Yamoussoukro, au forum international des ONG en partenariat officiel avec l’UNESCO. Organisé par le Comité de Liaison ONG-UNESCO, en coopération avec le secrétariat de l’UNESCO et en collaboration avec l’État ivoirien, le forum a débattu du thème  »L’accès à l’eau pour tous en Afrique, un droit humain fondamental ».

Mesdames Kandia Camara et Christine Roche
Mesdames Kandia Camara et Christine Roche

Avec environ 300 participants venus de quinze pays (dont le CCIC représenté par Christine Roche), c’est le premier forum international des ONG en partenariat officiel avec l’UNESCO à se tenir en dehors de Paris. On notera l’implication des autorités ivoiriennes à cet événement placé sous le parrainage du Premier Ministre ivoirien, représenté par le ministre de l’Éducation nationale et de l’enseignement technique de Côte d’Ivoire, Madame Kandia Camara.

A l’ouverture du forum, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a souligné dans un message vidéo que le développement humain durable et la culture de la paix passent par le partage des ressources en eau : « Il y a suffisamment d’eau sur cette Terre, ce qui manque, c’est la gouvernance, une meilleure gestion des ressources. Ce travail ne peut se faire qu’ensemble, avec tous les acteurs concernés. Les ONG et la société civile jouent ici un rôle de premier plan ».

Indispensable à la vie, l’eau est une ressource naturelle dont l’accès limité menace l’existence de populations entières, particulièrement en Afrique, première victime du manque d’accès à l’eau douce à cause de la désertification des terres (Sahara), de la sécheresse et de la pollution. Comme l’a rappelé Marie-Christine Gries de La Barbelais dans l’introduction à la synthèse des travaux présentée aux participants : « L’Afrique manque d’eau mais la ressource existe en quantité suffisante. Elle est donc mal partagée. Les disparités géographiques et sociales ne sont pas une excuse à ces injustices. L’insuffisance des ressources est une idée préconçue largement diffusée qui contribue à un fatalisme inacceptable. L’accès à l’eau est reconnu comme un droit humain, ce qui implique que tous les obstacles, quelle que soit leur importance, doivent être surmontés, à tout prix. »

Dans une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies en date du 28 juillet 2010, l’accès à l’eau a été proclamé « droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l’homme ». Mais dans les faits, l’accès à l’eau continue de générer des inégalités majeures de par le monde. « Plus de 600 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable et 40 % des pays de l’Afrique subsaharienne sont touchés par la question imminente de l’eau », a déclaré le sous-directeur de l’UNESCO, Éric Falt. yakro2Chaque année, plus d’un million de personnes meurent, suite à la consommation d’eau polluée. Quant à la disponibilité de l’eau dans le monde, sa disparité est flagrante : la consommation en eau d’un Européen s’élève à 150 litres/jour tandis que dans les pays en développement elle n’est que de 10 litres/jour. Selon Éric Falt, « Le forum (…) offre aux participants de réfléchir sur la question afin de mener des actions concrètes et changer les choses pour l’avenir. Il faut trouver des remèdes, une solution à cette question. Les gouvernements aujourd’hui ne peuvent pas gérer seuls ces problèmes, il faut y adjoindre le secteur privé et la société civile ».

L’objectif des ONG étant de relever les défis pour avancer, les sages paroles de Monsieur Abou Amani, hydrologue régional pour l’Afrique, Bureau de l’UNESCO à Nairobi :  « Penser globalement, agir localement » ont trouvé un écho très favorable dans l’assemblée.
En effet les ONG présentes souhaitent une meilleure implication des populations, une concertation avec les intéressés, en particulier les femmes et les jeunes : « Les femmes, dont le rôle est fondamental dans la quête et la gestion de l’eau des foyers, doivent acquérir davantage de responsabilités, participer aux décisions intéressant la communauté en apportant leur expérience. Des exemples de succès dans la gestion confiée aux femmes en démontrent la pertinence. C’est l’objectif de l’approche «  genre » sur la question de l’eau comme dans d’autres domaines ».

Euphrasie Yao, responsable et co-titulaire de la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions » Côte d’Ivoire, a expliqué aux participants la portée de l’approche “genre” en se fondant sur l’expérimentation de Diatokro, un village de 4 000 âmes situé dans le département d’Aboisso au Sud-Est de la Côte d’Ivoire.yakro3
Partant de la constatation du rôle indéniable et incontestable de la femme dans l’approvisionnement, la gestion et l’utilisation de l’eau, mais déplorant sa marginalisation dans les prises de décisions lors des grandes assemblées, le projet « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions » a été mis en place en 2005 pour soutenir les actions du Gouvernement. Intitulé «  L’implication des femmes leaders rurales dans la gestion des systèmes HVA pour une pérennisation de l’accès à l’eau potable et le développement durable », il a pour objectifs généraux de lutter contre la pauvreté par l’élévation du taux d’accessibilité en approvisionnement en eau potable de façon durable, d’améliorer le statut de la femme, et d’impliquer les populations dans la gestion des affaires les concernant. Quant à ses objectifs spécifiques, ils consistent à motiver les femmes en leur faisant prendre conscience de leur importance dans la nouvelle politique d’entretien et de gestion des points d’eau, en leur donnant, ainsi qu’aux hommes gestionnaires des Ouvrages Hydrauliques Villageoises, les outils nécessaires à l’accomplissement de leurs tâches.
Les bons résultats obtenus de 2006 à 2014, tant au niveau des aspects techniques et financiers qu’au plan socio-culturel et en matière de prises de décision, ont valu à ce projet la médaille d’or au Symposium International de l’Eau de CANNES en 2004 et l’obtention d’une Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions » en 2006. L’expérimentation de Diatokro prouve que des solutions locales pertinentes existent pour peu que l’on s’en donne les moyens, par une stratégie, des actions de sensibilisation, de formation et des investissements adéquats.

A l’échelle du continent africain, les solutions pérennes qui exigent la mise en chantier de projets seraient bien plus coûteuses : rien que pour créer ou renforcer des infrastructures de distribution et d’assainissement, il faudrait que l’Afrique consacre l’équivalent de 11,5 milliards d’euros par an, selon des chiffres de la Banque africaine de développement. Dans l’immédiat, il est vital de faire face au financement du minimum pour que chaque individu reçoive gratuitement 20 litres d’eau par jour pour ses besoins élémentaires. Dores et déjà, il est urgent que les pollutions agricoles et industrielles soient interdites et que « l’Afrique ne devienne pas la poubelle des déchets radioactifs mondiaux ».

Comme souligné dans la synthèse : «  Les défis que rencontrent les acteurs du Développement durable, en particulier pour l’eau, restent multiples et importants. Outre la question de l’approvisionnement et de la répartition, plusieurs points cruciaux ont été soulevés par les orateurs et les participants : les maladies liées à l’eau (l’eau apportant la mort au lieu de la vie !), l’insuffisance de l’assainissement aggravée par l’absence de connaissances des populations, le gaspillage à tous niveaux, la prise en compte de l’explosion démographique du continent… Enfin nous avons tous la conviction que l’Éducation est la clé du Développement durable, et qu’elle doit intégrer l’information, la formation de tous au respect de l’eau et aux questions de sa gestion, et ce dès la petite enfance. »

Impliqué dans la préparation de ce forum, le CCIC a profité pleinement de sa présence sur place et a pu constater la réussite de ce projet. Les contacts pris avec Madame Kandia Camara, ministre de l’Éducation nationale ivoirienne, avec certains spécialistes et surtout avec les délégués des ONG africaines, permettent d’élargir nos pistes de travail grâce à une meilleure connaissance des réalités « de terrain ».
Les échanges avec de jeunes Africains engagés ont posé les bases d’une collaboration concrète entre les ONG. Parce qu’ils analysent avec lucidité les freins qui s’opposent au progrès dans leurs pays, leur détermination à faire bouger les comportements a poussé le CCIC à prendre une responsabilité dans le secteur « Éducation » du groupe « de suivi du forum de Yamoussoukro » auprès du Comité de liaison. Ce groupe travaillera en collaboration avec une structure similaire en Côte d’Ivoire et un ensemble de suivi initié par le gouvernement ivoirien.
Enrichi par son expérience africaine, le CCIC rejoint une mobilisation qui s’appuie sur dynamisme et lucidité, afin que « ça bouge » et que l’humanité gagne la « bataille de l’eau douce ».

 

Avant de se séparer, deux jeunes participants au forum de Yamoussoukro ont proclamé « L’ Appel de Yamoussoukro :

yamoussoukro

1, rue Miollis, 75732 Paris Cedex 15. Tél : +33 1 45 68 36 68
www.ong-unesco.net Facebook : Ngo-Unesco Liaison Committee

DEUXIEME FORUM INTERNATIONAL DES ONG
EN PARTENARIAT OFFICIEL AVEC L’UNESCO
L’accès à l’eau pour tous en Afrique
Un droit humain fondamental
Yamoussoukro (Côte d’Ivoire), 30-31 juillet 2014

« Nous devons sensibiliser les décideurs au-delà de la sphère des spécialistes en eau, leur fournir des outils pour comprendre les conséquences de leurs décisions et mettre en évidence d’autres moyens ».
Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO.

L’APPEL DE YAMOUSSOUKRO
« POUR QUE ÇA BOUGE ! »
PASSER DES PROMESSES AUX ACTES !

Nous, participants au Forum des ONG,
Sachant que l’Afrique est riche en eau et que les technologies sont capables de la rendre propre et de l’amener à tous,
Considérant que l’accès à l’eau potable pour tous conditionne le succès des OMD contre la pauvreté, pour l’éducation, la santé…

  • Souhaitons, pour tous, le minimum pour boire, cuire les aliments, se laver, soit 20 l d’eau saine et gratuite par jour et par personne ;
  • Considérons que, pour être réalisés, les OMD post 2015 devraient être assortis de clauses contraignantes, respectées par tous les États. Les organisations non gouvernementales (ONG) devront s’en emparer pour travailler en lien avec les populations et en coopération avec tous les acteurs ;
  • Sommes décidés à être efficaces afin d’en finir avec la soif et les maladies, la mort dues à l’eau sale et polluée, ou au manque d’eau ;
  • Faisons appel aux États afin qu’ils rendent opérationnelle la reconnaissance du droit à l’accès à l’eau potable pour tous par des dispositions institutionnelles et pratiques pertinentes ;
  • Invitons les États à soutenir les travaux du groupe de travail intergouvernemental, mis en place par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies le 26 juin 2014, pour « l’élaboration d’un instrument international juridiquement contraignant sur les sociétés transnationales et autres entreprises et les droits de l’homme. »
  • Faisons enfin appel à toute la société civile pour qu’elle soutienne efficacement ce plaidoyer, sensibilise les acteurs locaux, et contribue activement à la réalisation de ces objectifs au service de l’humanité.

Rencontre à la paroisse St Léon avec Mgr Pascal Gollnisch, au sujet de la situation des Chrétiens d’Orient

30 octobre 2014

Mgr Pascal Gollnisch
Mgr Pascal Gollnisch

La situation des chrétiens d’Orient est très grave :

  • En fuite permanente pour éviter le massacre, la décapitation. 2 000 à 3 000 chrétiens vivaient dans la plaine de Mossoul (Ninive).

  • Aucun chrétien n’a accepté de devenir musulman mais des musulmans ont été massacrés pour avoir protégé des chrétiens. Tout a été confisqué aux chrétiens : argent, voiture, bijoux, vêtements quand ils s’enfuyaient.

  • Des évêques sont venus, le chef de l’État, des parlementaires ont manifesté.

  • Aujourd’hui ces populations sont sous la tente. On n’enregistre pas encore

    de pénurie alimentaire mais une grave précarité de la santé ;

L’objectif premier aujourd’hui est de les installer hors d’une tente parce qu’avec la saison d’hiver arrivent le froid, la pluie et la neige. Des bungalows sont espérés mais leur installation est difficile. La zone doit être sécurisée. Les Derchs sont très violents. Ils utilisent la cruauté comme système de terreur.

Quel peut être leur avenir ?

  • Derch doit être neutralisé. La priorité est de garder Qaragosh (le 12 novembre, nous venons d’apprendre la chute de Qaragosh).

  • S’ils restent à Erbil, ils ne peuvent pas vivre en bungalows.

  • S’ils quittent l’Irak, mais pour aller où ?

  • Les parlementaires, un groupe de travail à l’Assemblée Nationale, des diplomates de métiers au Quai d’Orsay travaillent sur ce problème.

Les Filles de la charité aident tous ceux qui en ont besoin dans la mesure de leur possibilité bien sûr.

Visiter le site de l’Oeuvre d’Orient

CCIC : Session du Conseil Exécutif UNESCO – octobre 2014 Plénière 20-21 octobre 2014

Le programme portait de façon assez vague sur l’exécution du programme adopté par la Conférence Générale et la situation budgétaire.

Je n’ai participé que partiellement à la journée du 20 et du 21 matin, réservés aux interventions de tous les États Membres, dans un style convenu au vocabulaire usuel.

Les rubriques principalement abordées par les délégations nationales étaient :

  • Les sciences, et notamment les climats, le développement durable, l’eau, la biodiversité,
  • L’éducation  et la culture : l’éducation pour tous (EPT), leur rôle dans la promotion d’une culture de paix, la référence aux accords de Mascate,
  • La dénonciation de la violence, notamment les violences visant les journalistes,
  • les perspectives budgétaires, d’autant plus inquiétantes qu’elles risquent de pénaliser les pays qui en sont le plus dépendants (Afrique …)

La réponse très complète de la Directrice Générale, permet néanmoins de dégager quelques lignes directrices :

  1. Le budget : c’est manifestement le message majeur à passer aux États Membres : il a baissé de 36%, entraînant une réduction d’effectifs de 26%, l’abandon de programmes et notamment en assistance aux pays qui en auraient le plus besoin. Les recettes extra budgétaires ont atteint le chiffre record de 50 millions de $, mais pour assurer pleinement ses missions l’Unesco aurait besoin de 150 M.$,
  2. Les rubriques habituelles n’ont pas donné lieu à de nouvelles informations, à l’exception que rien ne sera décidé définitivement, pour l’agenda « post 2015 » avant Septembre 2015 à New York,
  • Éducation : continuer le programme déjà défini portant sur l’EPT, en insistant sur les liens entre éducation, sciences et développement durable,
  • Culture : facteur essentiel de la lutte contre les violences et pour la paix,
  • Sciences : favoriser l’interface science, culture dans la lutte contre la grande pauvreté et le développement durable, (notamment dans les actions menées en Afrique). Priorité en matière de sciences pour les TIC, l’eau et l’exploitation des océans.
  1. Rien ne sera acquis avant septembre 2015 lors des réunions au sommet de l’ ONU à New York, et il faudra suivre différents RDV d’ici là : notamment la Corée au printemps et Tokyo . . .

A noter : à aucun moment les ONG n’ont été citées ni leur rôle évoqué. La Directrice a évoqué le rôle des Commissions Nationales sur lesquelles il convenait de s’appuyer, ainsi que sur l’importance des bureaux hors siège de l’Unesco. Enfin il faut peut-être noter, en marge des discours élogieux et convenus des E.M., une critique directe du rôle de la Directrice Générale (qui ne tiendrait pas suffisamment compte des observations des États Membres) formulée par le représentant de l’Afghanistan : s’agit-il d’un règlement de compte ? et pourquoi ? affaire à suivre.

Denis CHAIGNE le 2 novembre 2014

CCIC : UNESCO/195ième session du Conseil Exécutif octobre 2014 ,

Comité sur les partenaires non gouvernementaux (PNG) séance du 17 octobre 2014 ; le CCIC y était présent.

Il semble que le président du Conseil exécutif, Mohamed Samaaaeh Amr, (Egypte) arrive en fin de mandat et qu’il serait remplacé, sous réserve de confirmation, par le délégué du Népal assisté du délégué des îles Saint-Kitts-et-Nevis.

Eric FALT/ ADG Secteur ERI

L’UNESCO aurait souffert trop souvent d’une incompréhension entre les États Membres et la société Civile.

Durant ces 2 dernières années, il constate un nouvel élan dans une coopération collective, avec un Comité de Liaison représentant mieux la diversité du monde, grâce à des forums et journées internationales organisées hors de Paris, et avec une mobilisation de nombreux jeunes.

  • 200 participants, en majorité des jeunes, à Paris, pour l’éducation par le sport,
  • 250 participants à Yamoussoukro, venant de 15 pays,
  • 150 à Sozopol, venant de 28 pays.

Ces liens entre UNESCO, ONG et États Membres se sont renforcés.

À suivre, lors de la prochaine Conférence Générale ONG/UNESCO du 15 au 17 décembre 2014 à Paris.

  1. Admission, radiation et renouvellement des ONG partenaires.


L’UNESCO a admis au partenariat officiel au statut de consultant 4 ONG, et a établi des relations officielles avec 2 fondations.

Par ailleurs, l’UNESCO a entrepris un « recensement » des quelque 400 ONG partenaires, en envoyant un questionnaire. Il a recueilli 75% de réponses. Sur les 100 ONG sans réponses, il est probable qu’une soixantaine seront radiées (décision encore à venir). Par ailleurs l’UNESCO et les États Membres reconnaissent qu’une centaine d’ONG participent aux programmes et actions hors siège, et qu’il faudra bien traiter ce problème.


Les débats qui ont suivi ont montré :

  • Une bonne appréciation générale des États Membres à l’égard des ONG, avec des observations sur le maintien ou non des ONG qui n’avaient pas répondu à l’enquête,
  • La nécessité de rééquilibrer géographiquement l’accès au partenariat des ONG dans toutes les parties du monde, en raison de leur plus grande concentration en Europe, mais aussi en prenant en compte le fait que, si les sièges de certaines d’entre-elles sont en Occident, leurs terrains d’actions sont beaucoup plus diversifiés dans le monde.
  1. Travaux du Comité de Liaison


Brillante intervention de Patrick Gallaud, Président du Comité de Liaison, qui a insisté sur :

  • -une meilleure représentativité géographique du Comité constitué en 2012,
  • -une étroite collaboration des ONG avec l’UNESCO et ses Secteurs dans la préparation et la réalisation de 3 Forums internationaux, dont un seul au siège, et de 4 Journées Internationales depuis 2013,
  • -les perspectives d’avenir pour les programmes « post 2015 » notamment dans le secteur de l’éducation (Séoul printemps 2015),
  • -le renforcement des liens entre ONG et UNESCO et ses Secteurs, notamment à l’occasion de la préparation des événements,
  • -la mobilisation dans les pays hôtes des événements, d’ONG inconnues de l’UNESCO, qui bénéficient également d’un public élargi.

En conclusion, et compte tenu des interventions plutôt bienveillantes et constructives des Délégations Nationales, constat d’une réunion sans critiques négatives envers les ONG.

Denis CHAIGNE

Une Table Ronde pour la paix à l’UNESCO

Prélude à la célébration attendue de la Journée Internationale de la paix du 21 septembre, placée cette année sous le signe du « Droit des peuples à la paix », une Table Ronde s’est tenue à l’UNESCO le 19 septembre dernier, dont le thème « Paroles de paix » s’est articulé autour de trois axes : comment œuvrer pour le droit des peuples à la paix ; une paix universelle par la culture, le dialogue des civilisations et l’exercice des droits des peuples à la paix ; la culture de paix par une approche pluridisciplinaire. _D5A0293

C’est devant une salle comble que Christina Von Furstenberg 1 (notre photo), a prononcé les mots d’ouverture appelant à « la solidarité intellectuelle et morale de l’humanité en faveur de la paix », et rappelé que « la fonction de base de l’UNESCO est de construire les compétences interculturelles pour la paix ».

A sa suite, Patrick Gallaud 2, a souligné « le rôle de la société civile pour instaurer et consolider les bases d’une paix durable », avant de laisser la parole aux intervenants :

  • Samia Zayani, Chercheuse, Forum des Sciences Sociales Appliquées, Université de Tunis

  • Andrea Gisselle Burbano Fuertes, Experte en relations internationales

  • Michel Bibot, Délégué général du réseau mondial des Maires pour la paix

  • Mme Daoudal, mère d’un jeune autiste

  • Eugénie Dossa-Quenum, Ligue Internationale des Femmes pour la paix et la Liberté (LIFPL)

  • Brutus Augustin Jaykumar, Directeur et fondateur de l’Intercultural Network for development and Peace (INDP) en Inde, Membre du comité international de l’AEIP

  • Michèle Olivain, Administratrice du Conseil français des associations pour les droits de l’enfant (COFRADE), Représentante de la convention internationale sur les droits de l’enfant (CIDE), Représentante à l’UNESCO des Enseignants pour la Paix » (EPP).

Réunir à la même tribune autant d’expériences dans des domaines et sous des horizons aussi larges a été l’un des paris réussis de cette table ronde. Au passage, on aura appris avec intérêt que la « Ligue Internationale de Femmes pour la paix et la liberté » – qui fêtera ses 100 ans en avril prochain à la Haye (Pays Bas) – s’est réunie pour la première fois en congrès en pleine guerre mondiale, en 1915, décidant de continuer son action en se constituant « Comité international de femmes pour une paix permanente ». Ou que le Réseau Interculturel pour le Développement et la Paix, créé en 1999, qui conduit ses actions dans les quatre Etats du sud de l’Inde auprès des populations les plus marginalisées, tribus et intouchables, a mis la préoccupation environnementale au cœur de chacun de ses projets.

 A la suit_D5A0339e des exposés, de nombreux auditeurs ont posé des questions auxquelles les orateurs ont apporté des précisions dans le temps trop court qui leur était imparti avant la projection de « Paroles de marionnettes », un film présenté par son réalisateur, Claude Yvans, dont les vedettes au service de la paix sont des enfants et leurs amis pantins du monde entier. Les mots de la fin sont revenus à l’invité d’honneur, Hubert Reeves (notre photo). Évoquant le courage de Stanislas Petrov, l’officier soviétique qui évita au monde une déflagration nucléaire en 1983, l’astrophysicien franco-canadien conclut : «  Nous sommes une espèce qui pourrait disparaître. La puissance de notre intelligence nous menace. Il faut en revoir l’utilisation et élargir l’humanisme à notre intégration dans la nature ».

 Enfin, éloge de la différence, quatre-vingt quatorze choristes associant les chanteurs autistes de Vives voix et l’Ensemble Calliopée dirigés de main de maître par Catherine Boni, ont donné un concert de toute beauté sur des opus de Mozart, Gounod, Verdi ainsi que des compositions de Fabrice Gregorutti et Stéphane Leach.

 Comment, devant le recueillement du public en symbiose avec la musique, ne pas évoquer le tweet du pape François du 6 septembre 2013 : « La paix est un bien qui dépasse toute barrière parce qu’elle est un bien de toute l’humanité » ?

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1 Coordinatrice du Programme pour une culture de la paix, de la non-violence et du dialogue interculturel, Secteur des sciences sociales et humaines (UNESCO)

2 Président de la Conférence internationale des ONG (Comité de Liaison ONG-UNESCO)

 

21 e Session du Comité International de Bioéthique UNESCO

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Résumé des discussions tenues lors de la 21e Session du Comité International de Bioéthique à l’UNESCO à Paris du 9 au 10 Septembre 2014 dernier :

La 21e session du Comité International de Bioéthique (CIB) en liaison avec le Comité Intergouvernemental de Bioéthique (CGIB) a traité principalement 2 thèmes :

 

  • Thème 1 : L’élaboration du principe de partage des bienfaits tel que défini à l’article 15 de la Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme de 2005 :

Sur ce thème, les questions ont porté principalement sur :

    • Le partage des bienfaits dans les pays en voie de développement,
    • Les sources de connaissances sont-elles un bien public universel ou non ?
    • Comment partager les bienfaits dans le domaine de la recherche ? Qui doit en être bénéficiaire ?
    • Quels liens doivent être établis avec les services de santé et l’industrie pharmaceutique ?
    • Et enfin, comment prendre en compte la dignité et la vulnérabilité de la personne humaine dans ce partage ?
  • Thème 2 : Le projet d’actualiser la réflexion sur le génome humain et les droits de l’homme :

Trois problématiques sont à approfondir :

    • Des tests sont directement accessibles aux consommateurs en libre accès, mais cela se heurte au conflit entre le souhait de savoir et la capacité de fournir à ceux-ci des données compréhensibles,
    • Le clonage en soi et le transfert nucléaire pour éviter des maladies mitochondriales doit être discuté, compte tenu des implications bioéthiques du clonage humain,
    • Enfin, l’entrée dans une médecine personnalisée sur ce thème doit être accompagnée d’une réglementation de la protection des données.

Marc Toillier représentant UNIAPAC auprès UNESCO / Septembre 2014/

Contact : marc.toillier007@orange.fr

« Éducation à la citoyenneté mondiale : conditions propices et perspectives »

À l’occasion du lancement de la publication de l’UNESCO « Éducation à la citoyenneté  mondiale : préparer les apprenants aux défis du XXIe siècle », un débat a été organisé, à la Maison de l’UNESCO vendredi 16 mai 2014, par le secteur de l’éducation et la Délégation permanente de l’Autriche auprès de l’UNESCO en partenariat avec les Délégations permanentes de la Colombie, du Kenya, de la Mongolie, République de Corée et de la Tunisie sur

« Éducation à la citoyenneté mondiale : conditions propices et perspectives »

Leeducation à la citoyennetés déclarations ont porté sur :

      Le droit à l’éducation inscrit dans la convention sur les droits de l’homme,

      La promotion de la paix dans le respect de la diversité culturelle. Attitude essentielle dans le cadre de la mondialisation,

      Le respect du développement durable

      Le besoin d’éthique commune pour une éducation fondée sur des principes universels.

L’éducation consiste à apprendre à être, apprendre à vivre ensemble et apprendre à connaître. Elle crée les conditions propices à la mise en œuvre d’une citoyenneté mondiale dont les jeunes seront porteurs. Ces jeunes représentent 40% de la population mondiale. Ils sont mobiles, informés grâce aux médias, connectés avec ce qui se passe dans le monde grâce à internet. Beaucoup sont prêts à s’engager.

Cette matinée s’est terminée autour d’un buffet offert par la délégation d’Autriche.

Marie-Christine LATTES