CCIC : Session du Conseil Exécutif UNESCO – octobre 2014 Plénière 20-21 octobre 2014

Le programme portait de façon assez vague sur l’exécution du programme adopté par la Conférence Générale et la situation budgétaire.

Je n’ai participé que partiellement à la journée du 20 et du 21 matin, réservés aux interventions de tous les États Membres, dans un style convenu au vocabulaire usuel.

Les rubriques principalement abordées par les délégations nationales étaient :

  • Les sciences, et notamment les climats, le développement durable, l’eau, la biodiversité,
  • L’éducation  et la culture : l’éducation pour tous (EPT), leur rôle dans la promotion d’une culture de paix, la référence aux accords de Mascate,
  • La dénonciation de la violence, notamment les violences visant les journalistes,
  • les perspectives budgétaires, d’autant plus inquiétantes qu’elles risquent de pénaliser les pays qui en sont le plus dépendants (Afrique …)

La réponse très complète de la Directrice Générale, permet néanmoins de dégager quelques lignes directrices :

  1. Le budget : c’est manifestement le message majeur à passer aux États Membres : il a baissé de 36%, entraînant une réduction d’effectifs de 26%, l’abandon de programmes et notamment en assistance aux pays qui en auraient le plus besoin. Les recettes extra budgétaires ont atteint le chiffre record de 50 millions de $, mais pour assurer pleinement ses missions l’Unesco aurait besoin de 150 M.$,
  2. Les rubriques habituelles n’ont pas donné lieu à de nouvelles informations, à l’exception que rien ne sera décidé définitivement, pour l’agenda « post 2015 » avant Septembre 2015 à New York,
  • Éducation : continuer le programme déjà défini portant sur l’EPT, en insistant sur les liens entre éducation, sciences et développement durable,
  • Culture : facteur essentiel de la lutte contre les violences et pour la paix,
  • Sciences : favoriser l’interface science, culture dans la lutte contre la grande pauvreté et le développement durable, (notamment dans les actions menées en Afrique). Priorité en matière de sciences pour les TIC, l’eau et l’exploitation des océans.
  1. Rien ne sera acquis avant septembre 2015 lors des réunions au sommet de l’ ONU à New York, et il faudra suivre différents RDV d’ici là : notamment la Corée au printemps et Tokyo . . .

A noter : à aucun moment les ONG n’ont été citées ni leur rôle évoqué. La Directrice a évoqué le rôle des Commissions Nationales sur lesquelles il convenait de s’appuyer, ainsi que sur l’importance des bureaux hors siège de l’Unesco. Enfin il faut peut-être noter, en marge des discours élogieux et convenus des E.M., une critique directe du rôle de la Directrice Générale (qui ne tiendrait pas suffisamment compte des observations des États Membres) formulée par le représentant de l’Afghanistan : s’agit-il d’un règlement de compte ? et pourquoi ? affaire à suivre.

Denis CHAIGNE le 2 novembre 2014

CCIC : UNESCO/195ième session du Conseil Exécutif octobre 2014 ,

Comité sur les partenaires non gouvernementaux (PNG) séance du 17 octobre 2014 ; le CCIC y était présent.

Il semble que le président du Conseil exécutif, Mohamed Samaaaeh Amr, (Egypte) arrive en fin de mandat et qu’il serait remplacé, sous réserve de confirmation, par le délégué du Népal assisté du délégué des îles Saint-Kitts-et-Nevis.

Eric FALT/ ADG Secteur ERI

L’UNESCO aurait souffert trop souvent d’une incompréhension entre les États Membres et la société Civile.

Durant ces 2 dernières années, il constate un nouvel élan dans une coopération collective, avec un Comité de Liaison représentant mieux la diversité du monde, grâce à des forums et journées internationales organisées hors de Paris, et avec une mobilisation de nombreux jeunes.

  • 200 participants, en majorité des jeunes, à Paris, pour l’éducation par le sport,
  • 250 participants à Yamoussoukro, venant de 15 pays,
  • 150 à Sozopol, venant de 28 pays.

Ces liens entre UNESCO, ONG et États Membres se sont renforcés.

À suivre, lors de la prochaine Conférence Générale ONG/UNESCO du 15 au 17 décembre 2014 à Paris.

  1. Admission, radiation et renouvellement des ONG partenaires.


L’UNESCO a admis au partenariat officiel au statut de consultant 4 ONG, et a établi des relations officielles avec 2 fondations.

Par ailleurs, l’UNESCO a entrepris un « recensement » des quelque 400 ONG partenaires, en envoyant un questionnaire. Il a recueilli 75% de réponses. Sur les 100 ONG sans réponses, il est probable qu’une soixantaine seront radiées (décision encore à venir). Par ailleurs l’UNESCO et les États Membres reconnaissent qu’une centaine d’ONG participent aux programmes et actions hors siège, et qu’il faudra bien traiter ce problème.


Les débats qui ont suivi ont montré :

  • Une bonne appréciation générale des États Membres à l’égard des ONG, avec des observations sur le maintien ou non des ONG qui n’avaient pas répondu à l’enquête,
  • La nécessité de rééquilibrer géographiquement l’accès au partenariat des ONG dans toutes les parties du monde, en raison de leur plus grande concentration en Europe, mais aussi en prenant en compte le fait que, si les sièges de certaines d’entre-elles sont en Occident, leurs terrains d’actions sont beaucoup plus diversifiés dans le monde.
  1. Travaux du Comité de Liaison


Brillante intervention de Patrick Gallaud, Président du Comité de Liaison, qui a insisté sur :

  • -une meilleure représentativité géographique du Comité constitué en 2012,
  • -une étroite collaboration des ONG avec l’UNESCO et ses Secteurs dans la préparation et la réalisation de 3 Forums internationaux, dont un seul au siège, et de 4 Journées Internationales depuis 2013,
  • -les perspectives d’avenir pour les programmes « post 2015 » notamment dans le secteur de l’éducation (Séoul printemps 2015),
  • -le renforcement des liens entre ONG et UNESCO et ses Secteurs, notamment à l’occasion de la préparation des événements,
  • -la mobilisation dans les pays hôtes des événements, d’ONG inconnues de l’UNESCO, qui bénéficient également d’un public élargi.

En conclusion, et compte tenu des interventions plutôt bienveillantes et constructives des Délégations Nationales, constat d’une réunion sans critiques négatives envers les ONG.

Denis CHAIGNE

Une Table Ronde pour la paix à l’UNESCO

Prélude à la célébration attendue de la Journée Internationale de la paix du 21 septembre, placée cette année sous le signe du « Droit des peuples à la paix », une Table Ronde s’est tenue à l’UNESCO le 19 septembre dernier, dont le thème « Paroles de paix » s’est articulé autour de trois axes : comment œuvrer pour le droit des peuples à la paix ; une paix universelle par la culture, le dialogue des civilisations et l’exercice des droits des peuples à la paix ; la culture de paix par une approche pluridisciplinaire. _D5A0293

C’est devant une salle comble que Christina Von Furstenberg 1 (notre photo), a prononcé les mots d’ouverture appelant à « la solidarité intellectuelle et morale de l’humanité en faveur de la paix », et rappelé que « la fonction de base de l’UNESCO est de construire les compétences interculturelles pour la paix ».

A sa suite, Patrick Gallaud 2, a souligné « le rôle de la société civile pour instaurer et consolider les bases d’une paix durable », avant de laisser la parole aux intervenants :

  • Samia Zayani, Chercheuse, Forum des Sciences Sociales Appliquées, Université de Tunis

  • Andrea Gisselle Burbano Fuertes, Experte en relations internationales

  • Michel Bibot, Délégué général du réseau mondial des Maires pour la paix

  • Mme Daoudal, mère d’un jeune autiste

  • Eugénie Dossa-Quenum, Ligue Internationale des Femmes pour la paix et la Liberté (LIFPL)

  • Brutus Augustin Jaykumar, Directeur et fondateur de l’Intercultural Network for development and Peace (INDP) en Inde, Membre du comité international de l’AEIP

  • Michèle Olivain, Administratrice du Conseil français des associations pour les droits de l’enfant (COFRADE), Représentante de la convention internationale sur les droits de l’enfant (CIDE), Représentante à l’UNESCO des Enseignants pour la Paix » (EPP).

Réunir à la même tribune autant d’expériences dans des domaines et sous des horizons aussi larges a été l’un des paris réussis de cette table ronde. Au passage, on aura appris avec intérêt que la « Ligue Internationale de Femmes pour la paix et la liberté » – qui fêtera ses 100 ans en avril prochain à la Haye (Pays Bas) – s’est réunie pour la première fois en congrès en pleine guerre mondiale, en 1915, décidant de continuer son action en se constituant « Comité international de femmes pour une paix permanente ». Ou que le Réseau Interculturel pour le Développement et la Paix, créé en 1999, qui conduit ses actions dans les quatre Etats du sud de l’Inde auprès des populations les plus marginalisées, tribus et intouchables, a mis la préoccupation environnementale au cœur de chacun de ses projets.

 A la suit_D5A0339e des exposés, de nombreux auditeurs ont posé des questions auxquelles les orateurs ont apporté des précisions dans le temps trop court qui leur était imparti avant la projection de « Paroles de marionnettes », un film présenté par son réalisateur, Claude Yvans, dont les vedettes au service de la paix sont des enfants et leurs amis pantins du monde entier. Les mots de la fin sont revenus à l’invité d’honneur, Hubert Reeves (notre photo). Évoquant le courage de Stanislas Petrov, l’officier soviétique qui évita au monde une déflagration nucléaire en 1983, l’astrophysicien franco-canadien conclut : «  Nous sommes une espèce qui pourrait disparaître. La puissance de notre intelligence nous menace. Il faut en revoir l’utilisation et élargir l’humanisme à notre intégration dans la nature ».

 Enfin, éloge de la différence, quatre-vingt quatorze choristes associant les chanteurs autistes de Vives voix et l’Ensemble Calliopée dirigés de main de maître par Catherine Boni, ont donné un concert de toute beauté sur des opus de Mozart, Gounod, Verdi ainsi que des compositions de Fabrice Gregorutti et Stéphane Leach.

 Comment, devant le recueillement du public en symbiose avec la musique, ne pas évoquer le tweet du pape François du 6 septembre 2013 : « La paix est un bien qui dépasse toute barrière parce qu’elle est un bien de toute l’humanité » ?

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1 Coordinatrice du Programme pour une culture de la paix, de la non-violence et du dialogue interculturel, Secteur des sciences sociales et humaines (UNESCO)

2 Président de la Conférence internationale des ONG (Comité de Liaison ONG-UNESCO)

 

21 e Session du Comité International de Bioéthique UNESCO

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Résumé des discussions tenues lors de la 21e Session du Comité International de Bioéthique à l’UNESCO à Paris du 9 au 10 Septembre 2014 dernier :

La 21e session du Comité International de Bioéthique (CIB) en liaison avec le Comité Intergouvernemental de Bioéthique (CGIB) a traité principalement 2 thèmes :

 

  • Thème 1 : L’élaboration du principe de partage des bienfaits tel que défini à l’article 15 de la Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme de 2005 :

Sur ce thème, les questions ont porté principalement sur :

    • Le partage des bienfaits dans les pays en voie de développement,
    • Les sources de connaissances sont-elles un bien public universel ou non ?
    • Comment partager les bienfaits dans le domaine de la recherche ? Qui doit en être bénéficiaire ?
    • Quels liens doivent être établis avec les services de santé et l’industrie pharmaceutique ?
    • Et enfin, comment prendre en compte la dignité et la vulnérabilité de la personne humaine dans ce partage ?
  • Thème 2 : Le projet d’actualiser la réflexion sur le génome humain et les droits de l’homme :

Trois problématiques sont à approfondir :

    • Des tests sont directement accessibles aux consommateurs en libre accès, mais cela se heurte au conflit entre le souhait de savoir et la capacité de fournir à ceux-ci des données compréhensibles,
    • Le clonage en soi et le transfert nucléaire pour éviter des maladies mitochondriales doit être discuté, compte tenu des implications bioéthiques du clonage humain,
    • Enfin, l’entrée dans une médecine personnalisée sur ce thème doit être accompagnée d’une réglementation de la protection des données.

Marc Toillier représentant UNIAPAC auprès UNESCO / Septembre 2014/

Contact : marc.toillier007@orange.fr

« Éducation à la citoyenneté mondiale : conditions propices et perspectives »

À l’occasion du lancement de la publication de l’UNESCO « Éducation à la citoyenneté  mondiale : préparer les apprenants aux défis du XXIe siècle », un débat a été organisé, à la Maison de l’UNESCO vendredi 16 mai 2014, par le secteur de l’éducation et la Délégation permanente de l’Autriche auprès de l’UNESCO en partenariat avec les Délégations permanentes de la Colombie, du Kenya, de la Mongolie, République de Corée et de la Tunisie sur

« Éducation à la citoyenneté mondiale : conditions propices et perspectives »

Leeducation à la citoyennetés déclarations ont porté sur :

      Le droit à l’éducation inscrit dans la convention sur les droits de l’homme,

      La promotion de la paix dans le respect de la diversité culturelle. Attitude essentielle dans le cadre de la mondialisation,

      Le respect du développement durable

      Le besoin d’éthique commune pour une éducation fondée sur des principes universels.

L’éducation consiste à apprendre à être, apprendre à vivre ensemble et apprendre à connaître. Elle crée les conditions propices à la mise en œuvre d’une citoyenneté mondiale dont les jeunes seront porteurs. Ces jeunes représentent 40% de la population mondiale. Ils sont mobiles, informés grâce aux médias, connectés avec ce qui se passe dans le monde grâce à internet. Beaucoup sont prêts à s’engager.

Cette matinée s’est terminée autour d’un buffet offert par la délégation d’Autriche.

Marie-Christine LATTES

Premier forum sur la maîtrise des médias et de l’information

Le 1er forum  sur la maîtrise des médias et de l’information a eu lieu les 27 et 28 mai à l’UNESCO. Ce forum était organisé par la Commission européenne, l’UNESCO, le cabinet de communication et éducation et le projet EMEDUS dans le cadre du « Global Alliance for Partnerships on Media and Information Literacy (GAPMIL).

Il a réuni des experts, des professeurs, des professionnels des médias, des autorités de l’audiovisuel et des chercheurs. 

L’objectif visé étaiteuropean Information double :

      proposer des recommandations pour inclure l’instruction aux médias dans le programme des écoles européennes,

      favoriser les initiatives dans le champ de l’instruction informelle pour les groupes défavorisés.

L’instruction aux médias développe l’esprit critique et une pratique sociale pour être capable d’évaluer l’information et suivre les tendances. Elle favorise l’accès à l’information pour tous, développe l’éducation citoyenne et la paix dans le monde,

Un public nouveau apparait depuis peu entre les acteurs du numérique qui sont des créateurs et les utilisateurs. Les jeunes sont à la fois producteurs et consommateurs.  Ils présentent des convergences entre ces deux attitudes qu’il est nécessaire de « protéger » contre les dérapages.

Les médias informent mais ne favorisent pas la résolution des problèmes universels tels que la pauvreté et le chômage.                                                                                                        

Enfin, il conviendrait d’établir une passerelle entre la culture dispensée à l’école et celle dispensée à la maison.

Des recommandations ont été réunies dans une déclaration commune encore à l’état de projet. Elles demandent de faire pression sur les gouvernements pour mettre en place une autorité de régulation. La diffusion  d’un rapport annuel sur l’évaluation des résultats des programmes proposés alimentera le débat public.

Marie-Christine LATTES

Education, sport et diversité culturelle : de nouvelles attitudes pour promouvoir les droits humains dans le monde

affiche forum 6 mars6 MARS 2014 : FORUM UNESCO: Education, sport et diversité culturelle : de nouvelles attitudes pour promouvoir les droits humains dans le monde

Salle 1, maison  de l’UNESCO à Paris : près d’un millier de jeunes venus de nombreux pays étaient invités à présenter des actions sur le terrain, et notamment dans le domaine du sport, de développement et de promotion des droits humains dans le monde en vue de construire la Paix.

Sur scène différents groupes de jeunes  (Equateur, Ghana, Haïti, Inde, Italie, Madagascar, Mexique, Maroc, Paraguay, Togo),  ont exposé par des vidéo, des groupes musicaux, leurs actions en vue de développer le sens de l’équipe dans le sport, les écoles de la rue, la mobilisation des jeunes et des femmes dans la gestion de l’eau au Mexique, en Equateur, au Maroc . . . . .l’éducation à la vie citoyenne des jeunes par le football (Juventus-Italie) . . . .

Patrick Gallaud, président du Comité de Liaison ONG-UNESCO, Eric Falt, sous-Directeur général des relations extérieures Unesco, Arnaldo Rivero Fuxa , président du Comité Intergouvernemental pour l’éducation physique et le sport (CIGEPS), Andrea Agnelli, président de la « Juventus Football Club », Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France, se sont efforcés de montrer comment l’objectif de l’Unesco, agence de l’ONU, de promouvoir la Paix dans le Monde à partir de l’Education, la Science et la Culture, avait un lien avec la promotion du sport auprès des jeunes. En effet, le sport est un facteur d’éducation à la discipline, au respect de l’autre et des réglementations sportives qui se trouvent en lien direct avec le respect des droits de l’Homme. Il convient  d’accompagner les jeunes au regard des mutations du monde actuel, en luttant contre la violence, la drogue et le chômage, le racisme,  pour construire un monde plus juste, respectueux du droit et de l’égalité de traitement à l’égard des femmes. Les jeunes doivent être partenaires de ces actions et le sport est un vecteur essentiel de cette éducation.

Ces thèmes ont été abondamment développés durant la première partie de ce forum ainsi que le rappel des grandes priorités de l’Unesco : 2014-2021 : la jeunesse ; 2013-2022 décennie du rapprochement des cultures.

Ce forum a indiscutablement mobilisé une assistance fournie de jeunes, en vue de promouvoir les objectifs de Paix dans le Monde. Nous pouvons cependant regretter, dans les propos de tribune, et notamment de la part de la représentante d’Amnesty International,  un certain nombre de thèmes du « prêt à penser » de la Paix, dont on peut se demander, dans la situation actuelle des conflits, s’il suffit de s’indigner et de dénoncer « avec courage » les inégalités et les injustices dont il convient de faire table rase pour que le monde soit enfin dans la Paix . . . . Voilà un thème de réflexion pour le CCIC et ses Membres ! N’oublions pas, comme le dit le Pape François, que l’Eglise, n’est pas une ONG de plus et que son message de respect et d’amour de l’autre est plus que jamais d’actualité.

Denis CHAIGNE

Des commentaires :

Rodrigo Whitelaw,  UNIAPAC

Ravi d’assister à cet évènement et de constater l’effervescence de jeunes et leur intérêt par des expériences si diverses. Les projets présentés étaient très intéressants et montraient une diversité culturelle et d’approches autour du respect des droits de l’Homme, la migration, la lutte contre le racisme, la diversité culturelle dans le milieu sportif, etc. J’ai bien aimé la présentation en français de Andrea Agnelli, président du club de football la Juventus de Turin ainsi que son projet en Responsabilité Sociétale des Entreprises au sein du club.  Lutilisation de nouvelles technologies qui a motivé les jeunes à participer activement via twitter. Je suis sorti de ce forum avec un sentiment d’optimisme dans les nouvelles générations et d’admiration pour le travail  des organisateurs.

 Patrick Gallaud, président du Comité de Liaison ONG-UNESCO

Madame Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, qui a reçu les membres du Comité de liaison le 7 mars au matin, s’est réjouie de cet événement qui a fait venir à l’UNESCO un nouveau public en vue de le sensibiliser à la promotion des droits de l’Homme. Mais comme ce fut avant tout un travail d’équipe, c’est à vous tous que j’adresse ces remerciements et ces compliments. Je pense à tous les représentants d’ONG qui, depuis plus de deux ans, ont construit mois après mois cette journée, de même qu’à tous ceux qui nous ont rejoints lors de la dernière année, associations de prévention, municipalités, universités …

D’ores et déjà, vous pouvez retrouver, sur le site du Comité de liaison, une vidéo réalisée par le service de presse de l’UNESCO. Par ailleurs, vous trouverez sur notre page Facebook près de 200 photographies de la journée. Il vous suffit de cliquer sur l’article correspondant à « At UNESCO Headquarters 6 March… » : cliquer alors sur la photo qui apparaît pour avoir accès aux autres photos.

Réunion des Consultants du CCIC du 16 janvier 2014

Réunion des Consultants du CCIC du 16 janvier 2014

« Le rôle du CCIC est d’être présence et parole chrétiennes à l’Unesco comme au dehors », telle est la définition de notre mission » a rappelé, en début de rencontre,  la présidente Christine Roche devant une assemblée nombreuse et attentive. « Cette parole est un plaidoyer pour l’Homme, pour tout homme, pour tous les hommes. »

Deux sujets ont éconsultants et christine 16 janvier DSC00335[1]té abordés : celui concernant le projet du CCIC de célébrer le vingtième anniversaire de la déclaration de l’ONU sur la famillepromulguée en 1994 (AIF +20) et l’information sur l’UNESCO apportée par Madame Sabina Colombo, chef de la Section des organisations non gouvernementales à la Division des commissions nationales et de la société civile de l’UNESCO.

En fin de rencontre quatre groupes de travail ont confirmé leur mise en place : Education, Sciences et Sciences Sociales et Humaines, Culture, Communication et Information. Ils correspondent aux priorités de l’UNESCO. Leurs conclusions seront présentées au comité de liaison ONG-UESCO

I – Présentation du projet AIF+ 20 – 15 Mai 2014

Présentée par Françoise Meauzé (FAFCE) chef de projet, la célébration du 20° anniversaire de la  Journée internationale de la Famille (AIF + 20) est une opportunité à saisir après les contributions du CCIC tant à New York qu’à Paris en 1994 et en 2004.

Elle aura lieu le 15 mai prochain, dans les locaux de la Mutuelle Saint Christophe, 277 rue Saint Jacques  Paris 75005. Son titre développera le thème de la Famille comme « forme de coopération sociale ordinaire ». Il ouvrira la réflexion des participants à la réalité du monde actuel et les interrogations engendrées.

Famille : de Cellule de Base de la Société à Patrimoine Mondial de l’humanité ?

1994/2014 Vingt ans après, quels défis ?

 

La rencontre abordera deux des trois thématiques proposées par le Secrétariat général de l’ONU en 2011, la grande pauvreté entraînant une exclusion sociale des familles et le vieillissement des populations et son influence sur la vie des familles.

Des recommandations issues des  travaux de cette journée voudraient contribuer à la réflexion générale pour le service de la « cellule de base de la société » qu’est la Famille. Un certain nombre d’ONG représentées à cette réunion de consultants, ainsi que des Associations amies ou apparentées se sont engagés dans la préparation de cet événement.

             Françoise Meauzé  a invité les membres du CCIC à participer au projet notamment ceux qui possèdent des « sections » orientées vers la jeunesse et à relayer largement l’information. Des espaces sont prévus pour que les mouvements organisent un stand où ils puissent se présenter aux participants. 

Les membres du CCIC devraient pouvoir enrichir par leurs interventions à la rencontre/colloque, les recommandations retenues adressées au Secrétariat Général  de l’ONU et assurer une large divulgation.

 

II- Intervention de Madame Sabina Colombo, chef de la Section des organisations non gouvernementales à la Division des commissions nationales et de la société civile.

 

Madame Colombo a apporté  une information actualisée sur le fonctionnement de l’UNESCO et ses différents secteurs, sur les priorités à envisager et les bonnes pratiques à mettre en œuvre  pour une collaboration efficace des ONG au profit des grands programmes de l’UNESCO.

 

II-1) La 37ème  Conférence généralede l’UNESCOa décidé d’une stratégie à moyen terme (8 ans).  Elle a adopté  le programme pour 4 ans (cf 37/C5) et le budget pour 2 ans à la demande des Etats Membres. Madame Colombo a souligné la réduction du budget annuel qui se limite à 507 millions $ en diminution de 146 millions $. Cette décision modifie les actions initialement prévues. Deux priorités sont confirmées pour les 8 ans à venir : l’égalité des genres et l’Afrique.La jeunesse et l’Education pour tous tout au long de la vie restent des thèmes prioritaires dans les programmes de participation.

 

Confronté à une réduction importante de son budget et un souci de décentralisation en termes d’organisation et de réalisation sur le terrain. L’UNESCO  s’est engagé dans une restructuration importante avec réduction de personnels, redistribution des affectations et départ de certains ADG du siège.

Cette décision modifie la coopération de l’UNESCO avec les ONG. Elle sera dorénavant,  soit bilatérale (ONG particulière et UNESCO avec mise en œuvre de programmes conjoints) soit collective (Comité de liaison ONG/UNESCO).

L’organisation va développer les établissements de terrain et décentraliser des bureaux, notamment en Afrique. La manière de travailler de l’UNESCO, notamment avec les ONG va, donc, subir de profondes transformations au cours des deux prochaines années. Il faudra s’adapter et savoir changer d’interlocuteurs et de services. Mais l’activité continuera, a insisté madame Colombo. Les  ONG et leurs actions devront  fortement s’appuyer sur les bureaux décentralisés. 50% des budgets sont des budgets de terrain.

Le site internet de l’UNESCO, donne des informations sur la stratégie globale des partenariats.

II-2) D’autres priorités semblent se dégager dans la restructuration :

La culture : c’est un grand défi  pour le monde d’aujourd’hui, patrimoine matériel et immatériel, mobilisation pour inclure la culture comme élément essentiel pour le développement  dans l’Agenda post 2015

Les sciences : l’eau, les océans ont une place prépondérante pour promouvoir le développement durable. Favoriser le développement des politiques nationales

Les sciences sociales : en déclin depuis 2 ans, mais réveil en Amérique Latine. Une priorité pour l’Inclusion Sociale et la bioéthique.

La communication : sous l’influence des pays du nord : priorité pour « la liberté d’expression et la société des savoirs ».

En fin d’intervention, madame Colombo a rappelé l’importance des documents 37/C5 et 37/C4 qui contiennent les textes de référence pour les programmes votés.

III – Travail interne au CCIC

L’intervention de madame Colombo confirme le travail des consultants du CCIC avec la constitution de 4 groupes (Education, Sciences et Sciences Sociales et Humaines, Culture, Communication et Information) et la réflexion qu’ils ont commencé à mener.

Les groupes  « Education » et « Sciencessciences humaines et sociales » réunissant chacun une dizaine de personnes lancent au début du mois de mars, un atelier de recherche. Les groupes « Culture » et « Communication, information »  sont en cours de formation. La prochaine réunion de consultants fournira un premier bilan et leur permettra de poursuivre les échanges.

 Hubert de Quercize

    Membre du CA

Le CCIC dans la préparation de la Conférence

Le CCIC s’est engagé dans la préparation de la Conférence générale de l’UNESCO qui s’est déroulée du 5 au 20 novembre dernier.

Membre du comité de liaison ONG-UNESCO, le Centre a participé aux débats des commissions préparatoires à la Conférence générale au titre de son statut de consultant-partenaire de l’UNESCO.

Il a fait sien le travail à accomplir concernant l’inter culturel et l’inter religieux pour la Paix, et la place des chrétiens dans les turbulences actuelles sur la question de la Famille. C‘est la raison pour laquelle au cours de la réunion des consultants du 3 octobre, les membres présents se sont répartis en 4 groupes (Education, Sciences et sciences humaines et sociales, Culture et Communication-information) pour faire des propositions de thèmes à débattre. Les thèmes retenus ont été transmis au président du Comité de liaison ONG-UNESCO.

Extraits de l’intervention de Patrick Gallaud au débat de politique générale: …Au moment où la Conférence générale est sur le point d’adopter le Programme et Budget 2014-2017 et la Stratégie à moyen terme 2014-2021, qu’il me soit permis de rappeler que les 397 ONG en partenariat officiel avec l’UNESCO souhaitent jouer un rôle actif dans la mise en œuvre du Programme de l’Organisation. Elles constituent d’ailleurs un vivier d’experts reconnus par l’UNESCO…Ce partenariat ONG-UNESCO ne pourra être fructueux qu’en synergie avec les Etats : j’ai eu l’occasion à plusieurs reprises cette année, tant au Comité sur les Partenaires non gouvernementaux qu’au Conseil exécutif, de plaider pour cette nouvelle alliance entre ONG, UNESCO et Etats membres ; c’est en effet tous ensemble que nous arriverons à apporter des réponses au désordre de la planète.

La Directrice générale, lors de l’ouverture de cette session affirmait qu’il fallait « plus d’UNESCO » ; en tant que porte-parole de la communauté des ONG en partenariat officiel avec l’UNESCO, qu’il me soit permis d’ajouter qu’il faut aussi « plus d’ONG », « plus de société civile », « plus de militants », « plus d’engagement » et, en définitive, « plus de partenariat ».

PROPOSITIONS DE THEMES POUR LA COMMISSION EDUCATION (ED)

– Les grands blocages à l’éducation : Enfants déplacés, prostitué(e)s, sans état civil,…

– L’inadéquation des institutions et l’influence des différents partenaires, Ecole, Parents, entreprises,…

– L’égalité hommes/femmes, ville/campagne,

– La nécessaire revalorisation de l’enseignement professionnel

Equipe du CCIC : Alain MERLET (Pax Romana), André LOKISSO (AIED), Anne-Marie AUDIC (OMAEC), Christine DESVEAUX (AIC) et Jacqueline de SAINT SALVY (CCIC)

PROPOSITIONS DE THÈMES POUR LA COMMISSION SCIENCES (SC) et SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES (SHS)

– Les limites éthiques de la recherche et de l’expérimentation sur l’homme,

– Le rôle de la cellule familiale,

– L’intégration des enfants soldats démobilisés d’Afrique centrale et de l’ouest,

– Les difficultés (opposition ou inertie) à l’accession à l’autonomie

Equipe du CCIC : François BLIN (FIAMC) , Nicolas CEZARD (UNIAPAC), Jean-Pierre GOHON (IT), Amédée IYANZA (IED), Dominique JACQUEMIN-MANGE(CCIC), Marc TOILLIER (UNIAPAC), JacquesBRASSENS (ILHEPRALCA)

PROPOSITIONS DE THÈMES POUR LA COMMISSION CULTURE (CLT)

– Les tensions entre la diversité culturelle et les droits de l’Homme

– La problématique posée du rapprochement des cultures pour la Paix

Equipe du CCIC : Hubert de QUERCIZE (Fondacio), Alain de LAYRE (CCIC), Colette PETIT (Pax Christi), Jean CONRAD (OIEC), Rodrigo WHITELAW (UNIAPAC)

PROPOSITIONS DE THÈMES POUR LA COMMISSION COMMUNICATION-INFORMATION (CI)

– Le manque de liberté d’expression des médias et la protection des journalistes.

– Les dangers communautaristes dans les radios locales.

– Les « écarts » d’information entre les réseaux sociaux et les medias officiels.

– La diversité des sources d’information.

– L’impact de la violence des images sur les populations fragiles.

– L’éducation à la lecture de l’image.

– La corruption à tous les niveaux

Equipe du CCIC : Françoise MEAUZÉ (CCIC), Marie-Christine LATTES (CCIC), Denis CHAIGNE (CCIC), Marie-France LENA (IT), Monique SCHERRER (BICE).

II – Travail des commissions préparatoires à la Conférence générale

Chaque commission, composée des représentants des pays membres de la Conférence générale, a travaillé pendant deux à trois jours sur les thèmes qui ont été retenus pour ajuster les points de vue de chacun afin de présenter les conclusions au vote de la conférence. Le CCIC, en tant qu’observateur, a assisté à chacune d’entre elles. (Voir le site de l’UNESCO, 37° conférence générale : nouvelle stratégie fixée pour les huit années à venir pour répondre aux objectifs de développement  dans les domaines de l’éducation, de la science, de la culture et de la communication).

COMMISSION ÉDUCATION (ED)

Les points retenus qui ont été ouverts au débat se rapportent à l‘éducation au-delà de 2015, la validation des conclusions du Forum des jeunes, les institutions éducatives et culturelles  dans les territoires arabes occupés, la création d’instituts et de centres de catégories 2, notamment en Arabie Saoudite et en Egypte, la révision de la classification internationale type et de trois instruments normatifs de l’éducation, la mise en œuvre de la Décennie des Nations Unies pour l’éducation du développement durable et l’alphabétisation. L’éducation pour tous reste la priorité. Elle apporte les moyens du développement de l’esprit de paix au sein de tous les pays membres de l’UNESCO.

Les pays intervenants ont particulièrement insisté sur la nécessité de programmes qui permettent aux filles d’accéder à l’éducation. Il y a encore trop de pays où les filles et les femmes sont défavorisées : difficultés économiques qui les pénalisent, traditions ancestrales, arrêt des études pour grossesses précoces, violences, sociétés patriarcales. . D’autre part le Forum des jeunes, très apprécié, a permis de réaffirmer que la jeunesse doit être au centre de toute initiative.

COMMISSION SCIENCES (SC) et SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES (SHS)

Les débats de la Commission ont donné lieu à des interventions de 99 pays membres dont certaines à 2 reprises. Ces interventions ont amené des réponses de la part des dirigeants des secteurs de l’UNESCO pour les Sciences naturelles, le Planning stratégique et de la Commission intergouvernementale océanographique. La représentante du Forum des jeunes est aussi intervenue dans les débats. La priorité « Afrique et petits états insulaires » et l’augmentation de la place des femmes dans les carrières scientifiques ont été largement mis en avant.

Les représentants du CCIC ont été très sensibles aux objectifs stratégiques du secteur des sciences suivants :

       L’aide à l’enseignement scientifique formel et informel

       La coopération avec les peuples autochtones pour la sauvegarde et la promotion des savoirs locaux

       L’obtention et le partage des informations et connaissances scientifiques (TIC) pour la construction d’une société inclusive du savoir

       Le leadership en matière de normes internationales pour la science et les technologies notamment en bioéthique et dans le nouveau domaine des nanotechnologies : respect de l’intégrité des individus, de leurs droits et de leur bien-être

       La promotion de l’intégrité et de la responsabilité dans l’agenda de la recherche

Ils ont aussi noté le rôle majeur que l’UNESCO souhaite donner à la communauté des ingénieurs (notamment les femmes) pour la découverte de solutions pratiques et innovantes. L’UNESCO souhaite établir des partenariats avec la société civile : les associations professionnelles d’ingénieurs, le secteur de l’industrie, les milieux universitaires et les organismes publics.

La Commission sciences humaines et sociales a développé l’importance de la culture comme moteur de développement économique et social, grâce à « l’économie créative ».

L’économie créative est l’un des secteurs se développant le plus rapidement au sein de l’économie mondiale (5% du PDP mondial). Elle joue également un rôle prépondérant en générant d’importants revenus et en créant des emplois et des possibilités d’exportation. Fort de ce constat, de nouvelles initiatives doivent être prises pour encourager l’innovation et la créativité, au niveau national, et notamment dans les villes et les régions des pays en voie de développement.

Les pays en développement obtiennent des résultats encourageants dans le domaine de la créativité, en dépit d’infrastructures, de capacités institutionnelles et d’investissements limités.

Dans le cadre du processus post-2015 de l’agenda du Développement des Nations Unies, le Rapport mettra en évidence les facteurs clés de succès de l’économie créative et le rôle de la culture dans le développement durable. 

Les conditions de succès de l’économie créatives déjà identifiées comprennent :

ü  Un soutien institutionnel

ü  Une forte créativité

ü  Une industrie culturelle et/ou audiovisuelle

ü  Et, une approche multilatérale.

Le Rapport s’intéressera aux acteurs locaux de l’économie créative et aux politiques culturelles locales. Un web documentaire sera mis à disposition d’ici la fin de l’année.

La question de l’eau a fait l’objet de deux interventions. Elles ont retenu l’attention du CCIC.

1°) Bilan de l’année internationale 2013 de Coopération sur l’Eau Nations Unies

Le Programme Hydrologique International (PHI) de l’UNESCO a organisé un programme spécial qui a permis de passer en revue les principales réalisations de l’année :

Ø  La Conférence internationale de Duschambe (Tajikistan) d’août 2013 a obtenu les engagements suivants des participants pour accroître la coopération internationale dans le domaine de l’eau :

o   S’inscrire dans les programmes de développement durable

o   Mettre en place des règles juridiques et scientifiques

o   Former les acteurs humains et scientifiques

o   Favoriser les investissements de coopération

o   Entreprendre des programmes de recherche partagés.

Ø  La Conférence de l’eau à Budapest (octobre 2013) a recommandé 3 axes :

o   Promouvoir  l’éducation dans le domaine de l’eau, en particulier avec IHE

o   Accroitre les capacités

o   Former des experts pour l’Afrique.

La Déclaration de Budapest confirme que pour un monde durable, l’eau doit être un élément prioritaire durable. L’accès à l’eau, le traitement des eaux usées et la gestion des pénuries et catastrophes doivent figurer parmi les priorités de la coopération.

Ø  Le Conseil interministériel de l’eau pour l’Afrique progresse dans ses actions grâce à :

o   Une approche par bassin (Niger, Nil, …) et sous bassin

o   Partage des besoins de recherche

o   Collecte et gestion conjointe des données

o   Interface politique, économique et scientifique.

Aujourd’hui, il existe en Afrique 5 bassins partagés sous l’égide du conseil interministériel.

Ø  L’Allemagne et le Brésil ont mis en avant leurs actions pour la coopération pour l’eau.

L’Allemagne a investi 350 M€ pour réaliser des projets dans le domaine et est intervenue avec l’Espagne pour mettre en place le droit à l’eau auprès du Conseil des droits de l’Homme. Quant au Brésil, il a mis en place un centre de recherche et d’éducation pour l’eau HidroEX.

2°) Education et renforcement des capacités  dans le domaine de l’eau

L’éducation et le renforcement des capacités dans le domaine de l’eau sont essentiels à la sécurité de l’approvisionnement en eau douce et à la réalisation des objectifs de développement liés à l’eau. Des exemples de réalisations de l’UNESCO et des états membres sont présentés ci-dessous.

Ø  Université de Dundee (Water Law dept) L’organisme a réalisé des formations et mis en place une expérience de partage transfrontalier de l’eau au Cambodge et au Vietnam, avec des actions d’éducation, sensibilisation, conception du cadre juridique et analyse de scénarii pour le rôle des femmes.

Ø  UNESCO Section Éducation pour le Développement durable. Il faut retenir 3 projets en cours :

·         En Europe, projet d’éducation « Danube » avec les écoles riveraines associées (10 M personnes)

·         Au Cambodge, programme de classes pour enfants sur l’eau et la forêt

·         En Inde, programme « Champions pour l’environnement » avec 2000 écoles. 

Ø   Institute for Water Education (IHE) à Delft (Hollande) : Partenaire de l’UNESCO pour la formation d’experts.

Ø  HidroEX : Centre de recherche et de formation sur l’eau du Brésil : 11% de l’eau potable mondiale.

Ø  Simev (France) se concentre sur la formation et la recherche dans le domaine de l’eau en vue de l’utilisation de techniques innovantes, de filtration avec membranes  en particulier (réalisations au Maroc et au Burkina Faso).

COMMISSION CULTURE (CLT)

Cette Commission a confirmé l’effort de l’UNESCO pour la préservation du patrimoine mondial. Les échanges vécus au Forum des jeunes ont fait particulièrement ressortir les effets bénéfiques de leur participation à la conservation et à la mise en valeur du patrimoine. Ces actions participent pleinement à la Paix. Le Forum a recommandé la promotion de l’apprentissage interculturel et des échanges. Il insiste  sur la nécessaire mobilisation, à tous les niveaux, du patrimoine vivant pour le développement durable et la protection du patrimoine mondial.

Les membres du CCIC, présents à la Commission, ont noté l’adhésion du « Saint Siège au projet d’un instrument normatif sur la protection et la promotion des musées et des collections […] afin de constituer pour les musées et les sites archéologiques, des zones protégées ».

 « Les objectifs regardant le dialogue interculturel et le rapprochement des cultures ne figuraient pas dans le programme de la Conférence générale mais a été transféré à la commission des sciences sociales et humaines. » Il a rappelé que « la première exigence du rapprochement des cultures est la culture du rapprochement. » Cette remarque rejoint l’intervention développée à la Commission « sciences humaines et sociales » sur l’économie créative.

COMMISSION COMMUNICATION-INFORMATION (CI)

L’assemblée des représentants gouvernementaux a travaillé à la finalisation d’un document, qui a été présenté à la Conférence Générale pour adoption. Il s’agit du Programme Information pour Tous, utilisant les Nouvelles Techniques de Communication.

En règle générale, les pays ont apporté leur soutien au texte proposé et ont noté la nécessité de mettre des ressources financières à disposition, car ce programme est important pour des « Sociétés inclusives du Savoir»

On note que dans les pays de faible ou de moyen développement « la fracture numérique/informatique existe » et que le programme est essentiel pour eux. Sa mise en œuvre doit donc être programmée.

La Société inclusive du Savoir et du Développement Durable doit se construire selon des étapes à fixer, dans l’agenda post 2015.

Le besoin de sécuriser le cyber espace a été relevé par plusieurs pays, ainsi que la nécessité d’accéder au haut débit pour internet. Ces questions relèvent de la gouvernance des pays.

Les besoins spécifiques des personnes mal voyantes doivent être pris en compte dans les bibliothèques/médiathèques, par des services adaptés. Il s’agit de 160 millions de personnes dans le monde, toutes incapacités confondues.

Pour le programme « Mémoire du Monde», il est recommandé :

          De travailler à la numérisation des documents précieux,

          De veiller à leur conservation une fois numérisés,

          De préserver les outils informatiques qui deviennent obsolètes et les logiciels dépassés, afin d’assurer l’accès  aux  documents,

          De s’assurer des possibilités de financement avant de s’engager dans « une action au service de la mémoire collective de l’humanité »

          De se doter de nouveaux « outils », les Chartes de 2003 et 2009 se révélant insuffisantes car elles ne comportent pas de mesures contraignantes. L’ensemble des experts s’accorde sur ce besoin, ce qui n’était pas le cas il y a encore quelques années.

Extrait de l’intervention du représentant du Saint-Siège : « …La fracture numérique ne se limite cependant pas à des difficultés d’accès. Ainsi, comme le soulignait le Saint-Père, « au-delà des technologies, l’objectif est… de savoir s’insérer dans le dialogue avec les hommes et les femmes d’aujourd’hui, pour en comprendre les attentes, les doutes, les espérances. »[1] Or, un tel dialogue implique que soit préservée la spécificité des cultures et des langues de chaque groupe humain, ainsi que ses traditions spirituelles… »

Open space : la reconnaissance des ONG et de leur Comité de Liaison, par l’ensemble de l’UNESCO sera sans doute le point le plus positif de cette Conférence Générale. La prestation du CCIC a été considérée comme performante, par le nombre des auditeurs et les présentations

Les femmes dans l’histoire de l’Afrique : un outil d’e-formation Les membres du CCIC ont assisté à la présentation de ce projet. Il a pour but de mettre en lumière le rôle des femmes dans l’histoire de l’Afrique par la création d’une plate-forme internet à but pédagogique. Il s’inscrit dans le cadre et la continuité de l’Histoire générale de l’Afrique (8 vol) qui est actualisée par un 9ème volume prenant, notamment, davantage en compte la diaspora africaine sur les divers continents. Le projet a aussi pour objectifs une utilisation plus large et pédagogique des contenus, la promotion de l’éducation des filles et l’égalité des genres par la présentation de figures féminines, la diffusion d’outils pédagogiques faisant appel aux nouvelles technologies.

La 1ère phase du projet (2012-2013) a abouti à la construction technique de la plate-forme, à l’élaboration des 8 premiers modules présentant 8 figures féminines de différentes époques et pays. Les maquettes des pages d’accueil des différents modules ont été présentées en séance. Accès à la plate-forme : http://fr.unesco.org/womeninafrica/qui propose des documents multimédia (dossiers pédagogiques, bandes dessinées, enregistrements sonores, quiz). Une douzaine d’autres personnages vont être ajoutés en 2014-2015.

Dans un premier temps les contenus sont proposés en français et en anglais, au terme de la 2ème phase ils le seront également en arabe, portugais et dans diverses langues africaines. (Compte rendu de Nadine Boddaert IT)

Dans sa réunion finale, la Conférence générale a confirmé que l’Afrique et l’égalité des genres resteraient les priorités de l’Organisation pour les huit prochaines années et que la paix et le développement durable sont les objectifs qui orienteront toutes les activités de l’Organisation.



[1] Sa Sainteté le Pape François, Discours aux participants de l’assemblée plénière du Conseil Pontifical pour les Communications Sociales, 21 septembre 2013.

« Quels objectifs d’éducation pour les citoyens du monde de demain ? La qualité suffit-elle ? »

Le comité de liaison ONG-UNESCO, présidé par Patrick GALLAUD, a créé quatre forums des ONG en partenariat officiel avec l’UNESCO, pour répondre aux demandes de l’UNESCO de faire participer la société civile à la réflexion menée  sur les centres d’intérêt prioritaire de cette agence internationale :

          1°) Education de qualité pour une citoyenneté mondiale,

          2°) L’eau, les femmes et les jeunes,

          3°) Rôle des femmes dans la lutte contre la pauvreté,

          4°) Rôle de la jeunesse dans la sauvegarde du patrimoine culturel et immatériel.

 

Le CCIC s’y est engagé. Le forum n°1 a débuté son travail et la première réunion a eu lieu le 23 septembre 2013, à Paris, au Siège de l’UNESCO, sur le thème :

« Quels objectifs d’éducation pour les citoyens du monde de demain ?

La qualité suffit-elle ? »

 

I – Déroulement de la rencontre

Matin : Etat desLieux

9h30-9h45 : Séance d’ouverture

·         M. Eric FALT, Sous-Directeur général pour les Relations Extérieures et l’Information du Public, UNESCO

·         M. Patrick GALLAUD, Président du Comité de Liaison ONG-UNESCO

 

9h45-10h00 : Présentation du Forum et résultats attendus

·         Mme Isabelle TURMAINE, Directrice, Centre d’Information et Services de Communication, Association internationale des Universités (AIU)

 

10h00-10h45 : Les activités de l’UNESCO en matière d’Education aujourd’hui et post-2015

·         M. Svein OESTTVEIT, Directeur du bureau exécutif, Secteur de l’Education de l’UNESCO

·         M. Georges HADDAD, Directeurde la recherche et la prospective en Education, UNESC0

 

11h00-12h30 : les objectifs de l’Education pour tous qui ne sont pas atteints : Perspectives de représentants de haut niveau d’ONG internationales de différentes Régions

·         Mme Hendrina DOROBA (Kenya), Directrice exécutive du Forum des Educatrices Africaines (FAWE)

·         M. James O’MEARA (Etats-Unis d’Amérique), Président du Conseil International de la Formation des Enseignants (ICET)

·         M. Dzulkifli ABDUL RAZAK (Malaisie), Président de l’Association internationale des Universités (AIU)

·         Mme Ann GARVIE (Royaume-Uni), Présidente de Soroptimist International

 

Modérateur : M. Vasco SILVA, Association européenne des Etudiants juristes (ELSA)

Après-midi : Perspectives d’avenir

14h00-15h30 : Intervention suivi d’un débat

·         M. Jean-Marie PETITCLERC, Educateur, Association Valdocco, France

·         M. Philippe LEMARCHAND, Editeur, Editions Atlande

 

Modérateurs : M. Thierry BRAULT, Office international de l’Enseignement catholique (OIEC) et Mme Marie-Claude MACHON-HONORE, Fédération internationale des Femmes de Carrières libérales et commerciales (FIFCLC)

15h45-17h45 : Discussion sur le Plan stratégique en vue des objectifs post-2015 en matière d’Education

Modérateurs : M. Thierry PHILIPPOT, Association mondiale pour la Recherche en Education (AMRE) et Mme Christine ROCHE, Centre catholique international de Coopération avec l’UNESCO (CCIC)

Rapporteurs : Mmes Nadja KYMLICKA et Isabelle TURMAINE, Association internationale des Universités (AIU)

17h45-18h00 : Séance de Clôture

·         M. Qian TANG, Sous-Directeur général pour l’Education, UNESCO

·         M. Patrick GALLAUD, Président du Comité de liaison ONG-UNESCO

 

II – Commentaires

Ce forum a valeur de test dans le cadre de la nouvelle organisation de l’UNESCO dans son travail avec la société civile.  Ce forum vise à encourager les actions concrètes sur le terrain dans les secteurs de la compétence de l’UNESCO et, en priorité, l’éducation. L’éducation est un droit qui initie au respect de l’autre et à la solidarité. Elle aide à relever les défis et à apprendre à devenir « citoyen ».

Ce forum a rassemblé divers spécialistes de l’éducation et des représentants des  Etats pour mener, à partir des travaux passés, une réflexion commune en vue d’une action concertée pour 2015 « Nous sommes des héritiers et des penseurs d’avenir pour une éducation permanente : apprendre à faire, apprendre à vivre ensemble ».

L’éducation pour tous est un Objectif du Millénaire pour le Développement. Il n’y a pas d’éducation sans culture. Et si l’éducation est pour tout homme et pour tout l’homme, Apprendre à être, à faire et à vivre et donner un sens aux mots et aux formules sont des objectifs communs à toutes les cultures. 

 

III – Rappel des priorités de l’UNESCO  en matière d’éducation :

L’UNESCO a été créé pour être un laboratoire de l’humanité, un lieu de rencontre et d’échanges des idées pour une coopération d’actions en réseau.

L’UNESCO s’est attaché à promouvoir : la formation des enseignants, la lutte contre l’analphabétisme, la planification de l’enseignement par les Etats Membres, puis un peu plus tard, l’éducation et la santé (sans se limiter au Sida/Mst), le Développement durable et le Changement Climatique.

IV – Pour aujourd’hui et pour l’avenir :

A travers les différentes interventions et les réactions de la salle, le forum a permis de retenir les points qui devraient servir de guide dans les actions reconnues par l’UNESCO :

– L’Education pour tous, dès la petite enfance et pour toute la vie. Le travail d’élaboration d’une économie de l’éducation prend peu de temps. Il en faut plus pour la mettre en œuvre. Mais son implication sur les mentalités est une œuvre de longue haleine. Le forum réaffirme la nécessité de poursuivre la planification renforcée de l’éducation au plan national. Six priorités sont retenues :

– l’alphabétisation

– la formation des enseignants

– l’enseignement technique et la préparation à un métier

– l’éducation de crise après une catastrophe naturelle ou une guerre

– l’égalité en matière d’éducation pour les filles et les femmes (genre), et pour les handicapés

– le maintien d’une priorité pour l’Afrique et notamment l’Afrique sub-saharienne.

 

Les grandes orientations citoyennes du monde de demain peuvent se résumer à :

– la parité dans l’éducation des femmes

– l’éducation à la Paix

– l’apprentissage au « vivre ensemble », notamment dans la diversité culturelle,

– la valeur retrouvée de la solidarité, y compris dans la transmission du savoir

– L’importance de l’école pour permettre de trouver le sens de la vie

 

L’adolescence en difficulté :

Le forum a évoqué cette problématique. Les adolescents sont confrontés à trois environnements clés entre lesquels ils n’ont plus de liens : la famille, l’école et la « rue des copains ». En général ce dernier secteur devient prépondérant voire exclusif de leur vie. Ou bien les autorités publiques, aidées des ONG réussissent à reconstruire ce lien et l’adolescent peut repartir, ou bien chaque secteur s’enferme dans son autonomie (et le plus souvent l’école) et c’est souvent l’enfermement de l’adolescent dans l’échec et la violence. De plus, les adolescents sont confrontés à des situations nouvelles et notamment à l’absence de perspectives d’avenir définies, d’où la nécessité d’une formation à l’adaptation de ces situations inattendues et à la mobilité géographique et sociétale. Enfin, la nécessité d’éduquer aux excès incontrôlés de l’internet, a été considérée comme une priorité (5 milliards d’habitants de la planète sur 7 auraient accès à une connexion internet).

Cette problématique, présentée par un éducateur français Jean-Marie Petitclerc, semble pouvoir dans sa plus grande part, inspirer des réponses aux difficultés rencontrées dans la plupart des régions du monde.

V – Les perspectives d’avenir pour l’après 2015,

« Chaque fois que l’on permet à un enfant de mettre des couleurs sur un mot, on fait reculer la violence »  Jean Bosco. Cette phrase engendre des perspectives enrichissantes :

1)      Avoir une école qui permette l’adaptabilité plus que l’adaptation,

2)      Avoir une école qui développe la mobilité, une école qui nécessite de se mettre en chemin,

3)      Eduquer à la diversité culturelle. La différence est un enrichissement,

4)      Transmettre du sens.

 

          Le plan stratégique 2014-2015 pour l’éducation et les priorités collectives des ONG sur l’ordre du jour post-2015 se trouvent sur le site de l’UNESCO : www.ngo.unesco.net  – (Comité de liaison ONG UNESCO – Activités – Forum)

 

          Deux rapports importants méritent d’être revisité au regard d’aujourd’hui : tension entre traditions et modernité, entre économie et culturel, etc. : celui d’Edgard FAURE à la Conférence internationale de l‘éducation 1977 et celui de la Commission internationale sur l’éducation pour le XXI° siècle présenté à l’UNESCOpar Jacques DELORS

                                      Rédacteurs : Marie-Christine LATTES et Denis CHAIGNE